TUBERCULOSE DES BOURSES SÉREUSES
tout le segment anlérieur de la poche, en laissant sa paroi profonde, adhérente aux aponévroses ou aux os (').
\'ollvniann cile deux faits de récidive après l'extirpation, et, comme tous deux ont trait à des hygromas pré-rot uliens, il suppose que la collection primitive siégeait dans Tune des bourses superficielle ou moyenne, et qu'elle s'est reproduite dans la bourse profonde : il serait donc utile, en pareil cas, de sectionner le surtout tendineux pré-rotulien et de [)rolonger la dissection jusqu'au périoste de la rotule.
L" incision et le gratta f/e sont aujourd'hui d'une pratique courante. Le kyste ouvert, on le vide, on abrase les corpuscules pédicules ou les végétations de sa face interne, on gratte sa paroi à la curette tranchante : un lavage soigné à la solution phéniquée à '> pour KK) ou au chlorure de zinc à 1/10, le drainage, la suture et un pansement antiseptique et compressif terminent l'opération. Le membre est immobilisé pour quelques jours, et, si l'antisepsie a été suffisante, le drain peut être rapidement supprimé, et la cicatrisation ne larde pas.
Les cicatrices opératoires, exposées à leur tour aux pressions et aux traumatismes professionnels, sont susceptibles de devenir douloureuses, ou même de servir de point de départ à des néoplasmes (voy. plus loin : Néoplasmes des bourses séreuses) ; aussi sera-t-il nécessaire de prévenir autant que possible ces compressions, et de protéger la région avec une genouillère, etc.
Le traitement des complications est soumis à quelques indications spéciales : lors d'hémorragie intra-kystique, le repos du membre, les résolutifs, et plus tard l'incision antiseptique seront les principaux moyens à employer; la suppuration nécessite une incision large et précoce. Les fistules sont d'une cure assez souvent difficile : le meilleur procédé consiste à recourir à l'abrasion de la poche, qu'on débride sur une sonde cannelée introduite par l'orifice même de la fistule.
Il ne faut pas oublier, enfin, que certains hygromas diathésiques guérissent seuls, ou sous l'influence d'un traitement général, combiné à des moyens locaux très simples, la ponction et la compression, par exemple.