DES FROIDURES
On nomme froklures, gelures ou congélations les lésions que le froid produit sur nos tissus.
Historique. — Signalées par les anciens auteurs, connues de Fabricede Hilden, d'Ambroise Paré, de Hévin,de Callisen, de Chélius, elles ont été décrites surtout par les chirurgiens militaires : Larrey, dans ses mémoires, a laissé des documents recueillis pendant la retraite de Russie, puis vinrent les recherches de Bégin: Legouest, après la guerre de Crimée, a publié un travail remarquable, bientôt suivi de celui de Valette. Les observations amassées pendant la guerre franco-allemande ont été consignées dans un certain nombre de thèses. Germain, en 1870. a montré que des troubles trophiques et sensitifs peuvent succéder aux congélations. Tédenat a réuni ces matériaux dans une bonne étude des effets du froid sur l'économie. Citons, entre les meilleurs travaux :
Larrey, Mémoires sur la cliinirgie mililaire, l. IV. \i. 91. 1817. — Gerdy, De l'influence du froid sur léconomie animale. Paris, 1828. — GcÉr.ARD, art. Khoid. In Dirt. en ôO vol., t. XIII, \fi')6. — Lacorbilre, Traité du froid. Paris, 18.j9. — Legouest, Des conijélatinns observées à Constantinople. In Recueil et mcin. de méd. militaire, 2' série, t. XVI, p. 275, 1855. — Valette,
[P. RECLUS