‹ Traité de chirurgieChapitre 82 sur 199 · TUMEURS DU TYPE VASCULO-CONNECTIF · texte numérisé non relu

TUMEURS DU TYPE VASCULO-CONNECTIF

gales, ou bien des plaques 1res élondues, épaisses et ulcérées qu'on pourrait aisément confondre avec un carcinome encéphaloïde ou un épithéliome cylindrique (').

La lympluiilcitie OKneuse se caractérise par des productions lanhM difl'uses, disséminées dans l'épaisseur des os(»), tantôt circonscrites et simulant presque toujours un osléo-sarcome (*) : leur structure est celle d'un tissu réticulé dont les mailles sont remplies de cellules lymphatiques (').

Dans la li/nipluulénie cutanée, on observe toute une éruption de petites productions «grosses comme un pois ou comme une noisette, dures, élastiques et dun rouii:e cpii les a fait comparer par Alibert à des tomates mûres (Lancereaux): ces productions résultent de la transformation du derme on tissu lymphatique. Celte affection de la peau, décrite par Alibert sous le nom de mycosis et bien étudiée par Bazin, a été tour à tour considérée comme appartenant au Ivmphadénome (Ranvierpj. Bazin, etc.), puis au sarcome (Kobner, Heilzmann et Kaposi («). Aujourd'hui, une nouvelle opinion se fait jour qui tend à rejeter le mvcosis fonij-oïde. non seulement de la classe des lymphadénomes, mais encore du cadre des tumeurs.

On avait depuis longtemps constaté que certaines de ces petites grosseurs, non seulement restent slationnaires, mais disparaissent spontanément au bout dun temps plus ou moins long: cette évolution avait déjà éveillé des doutes sur leur nature, lorsque Rindfleisch (') et Auspitz (*) publièrent la même année un mémoire dans lequel ils affirmaient la nature parasitaire de la maladie. Rindfleisch a rencontré un streptococcus dans les capillaires de la partie atteinte. Auspitz la vu dans les cellules épithéliales et dans les follicules pileux. (jeber('), contrairement à Rindfleisch, na rencontré aucune trace de germes dans les vaisseaux, mais en dehors il existait des diplocoques et des streptocoques. Toutefois, loin d'attribuer une influence pathogène à ces micro-organismes. Geber les regarde comme un accident de préparation; Kœbner('") partage l'opinion de Geber relativement aux microbes d'Auspitz; la solution du problème est d'autant plus délicate que, à la surface de ces petites tumeurs, € la peau est malade, amincie, excoriée et se laisse pénétrer par les microorganismes vulgaires » (Malherbe) ; la nature parasitaire du mycosis fongoïde n'est donc pas jusqu'ici démontrée, et comme il se caractérise anatomiquement par la production de tissu réticulé dans des points où ce tissu n'existe pas à l'état normal, il mérite jusqu'à nouvel ordre d'être considéré comme une variété de lymphadénome (").

(*) COUML et R.VNVIEI!.

(*) Observations <ie Kelseh, Lannelonpic. Tlièse Péricr, 1884. (^) Oljservations de Tli. .\ni<er, Ranvicr.

{*) L'analoniie palliologique du lym|tha<lénome des os a été faite par Ranvier en 18CC. Soc. anal.

(5) GiLLf.T, Tlièse, ISfiO.

(®) Cité par Peirin. Tlièsc, lor. rit.

(') RiNrtFLEiscn. Deutsfhe mcd. Worhensfhrifl, 1885.

(*; .\csPiTZ et Hof;iisiN(;ER. Vierteljaltrs'hrift fiir Derninl. u. Syphil., 1885.

(*) Gebep.. Conijrès de Berlin, sept. 1880.

{*") KoEBNEiî. Du mycosis fongoîde (d'après Mallierbe;. Thèse de Paris, 1895.

("j Malherbe, Lor. cit.

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