CINÉMATIQUE. SECT. II, CHAP. II
d'accomplir un tour entier. Ajoutons seulement ici que si les deux roues devaient se mouvoir ensemble pendant une plus grande fraction du tour entier, il faudrait que la roue qui tourne continuellement portât plusieurs dents consécutives s'engrenant dans un même nombre d'intervalles creusés au pourtour de la roue intermittente. Cest ce qu'indiquent la figure li7 et le n° 3*2. du tableau synoptique, dans lesquels la roue intermittente C fait un quart de tour à chaque révolution complète de Tautre roue C
Les mécanismes intermittents ont en général un inconvénient : c'est celui du choc qui a lieu chaque fois que la pièce en mouvement continu recommence à agir sur l'autre pièce en repos, choc d'autant plus sensible que la vitesse du corps choquant, à l'endroit du contact, est considérable. La figure i 17 montre un moyen d'atténuer cet effet nuisible; deux cames AB, A'B', sont fixées sur les faces latérales d'un même côté des roues C et C ; la came AB est en saillie sur la projection du contour de la roue intermittente C, l'autre came, A'B', est en dedans du contour de la roue C Ces deux cames sont disposées de manière à se toucher en B et B', à Tinstant où la dent D' de la roue C\ tournant dans le sens indiqué par la flèche, va bientôt atteindre la dent D de la roue intermittente. Ainsi au lieu d'un choc il y en a deux, mais beaucoup moindres. Nous démontrerons théoriquement ailleurs l'avantage de ces chocs échelonnés.
Dans la figure 117, les rayons CT, C'T, des cercles primitifs de Tengrenage sont égaux, mais cette condition n'est pas nécessaire.
176. Manivelles. — 33. Deux manivelles^ l'une à bouton f Vautre à coulisse. Soient A et A' les axes de rotation projetés sur un plan qui leur est perpendiculaire. Soit leur distance AA' = rt (fig. 118), et soit r la dislance constante du centre B du bouton de la manivelle AB à son axe A. En ap-