UNE LIAISON DE MOUYEMENT
205. Embrayante par manchon mobile de deux arbres en prolonnement l'un de l'antre. — 122. Embrayage à dents hé^ liçoïdes. Au bout d'un des arbres est calée invariablement une pièce dite manchon d'embrayage^ ayant du côté qui regarde l'autre arbre un certain nombre de saillies égales; sur l'autre arbre est monté un autre manchon pouvant glisser à frottement doux le long de cet arbre, mais sans pouvoir tourner autrement qu'avec lui. Il a d'ailleurs des saillies égales aux premières et par conséquent en même nombre. Il présente de plus une g^orge analogue à celle d'une poulie, où entrent les branches d'une fourche dite fourche dembrayage, formant un levier mobile autour d'un axe fixe, et au moyen de laquelle on engage à volonté les saillies du manchon glissant entre celles du manchon calé, ce qui s'appelle embrayer; ou bien on les dégage, ce qui s'appelle désembrayer ou débrayer. Dans le premier cas les deux arbres tournent ensemble; dans le second l'un peut tourner tandis que l'autre reste immobile.
La forme des saillies ou dents des manchons d^embrayage n'a rien d'absolu. Lorsque le sens de la rotation de l'arbre mo-
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teur est déterminé et toujours le même, la meilleure forme est celle qu'indique la figure 422 du tableau synoptique. L.es surfaces des dents destinées à se toucher sont des surfaces héliçoïdes et des plans passant par l'axe de rotation ; leurs profils sur les surfaces cylindriques qui les terminent sont des portions d'hélices et des droites parallèles à Taxe. Il en résulte qu'à Tînstant où les manchons rapprochés par la fourche commencent à se toucher, ils frottent Tun sur Tautre jusqu'à ce que les faces planes se pressent mutuellement. Le frottement qui précède cet instant peut commencer à mettre en mouvement Tarbre mené et atténuer un peu le choc.
Si le sens de la rotation de Tarbre moteur est variable, les dents doivent avoir la forme de créneaux rectatigulaires; mais dans ce cas il est incommode de faire Tembrayage pendant la marche.
123. Embrayage à canes de friction. Les deux manchons se touchent par des surfaces coniques, Tune concave, l'autre convexe. Moyennant une pression sufiisante exercée par la fourche d'embrayage, Tun des deux cônes entraîne Tautre. Si une résistance exceptionnelle ou un obstacle absolu vient à s'opposer au mouvement de Tarbre mené, les cônes glissent Tun dans Tautre, et Tarbre moteur se ralentit peu à peu; on évite ainsi les chocs et les ruptures.
124. Désembray âge brusque. Il importe quelquefois de pouvoir, en cas d'accident, séparer rapidement les deux manchons d'embrayage^ malgré une grande résistance au glissement. Pour cela, en dehors des deux surfaces cylindriques qui limitent les dentures d'embrayage, on ajoute deux rebords, dont Tun, faisant partie du manchon calé, a la forme simplement annulaire ou de révolution, et l'autre laisse entre lui et le premier un intervalle dont la largeur, dans une partie seulement de son pourtour, est constante et un peu plus grande que la longueur des dents de Tembrayage, tandis que, dans le reste du pourtour, Tintervalle des deux rebords se réduit d-une manière continue jusqu'à
* EMBRAYAGES. ^1
devenir nulle. A Tinstant où Ton veut désembrayer, un ouvrier pousse dans l'intervalle une forte tige de fer, espèce de verrou noaintenu par des guides dans une direction perpendiculaire à celle des arbres: la surface inclinée du second rebord rencontrant cette tige s'écarte de Tautre, ce qui produit l'effet désiré. 125. Embrayage à vis. Dans les machines très-puissantes, les manchons d^embrayage peuvent être trop lourds pour être manœuvres au moyen d'une simple fourche. Dans ce cas, les boutons qui s'engagent dans la gorge du manchon glissant sont mis en mouvement par une combinaison de leviers, de bielles et de vis dont la figure 125 offre un exemple.