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Embrayagpe de deux arbres ft roues dentées

126. Par manchon glissant. Deux roues dentées sont continuellement engrenées; mais Tune a est calée solidement sur son arbre, tandis que Tautre b peut tourner sur le sien sans Tentraîner; c'est ce qu'on exprime en disant que cette roue est folle sur son arbre. Ce même arbre porte un manchon d'embrayage pouvant y glisser longitudinalement, mais ne pouvant tourner qu'avec lui. Ce manchon est armé de dents ou saillies qui, lorsqu'il est suffisamment rapproché de la roue, s'engagent dans les intervalles des bras de celle-ci, et alors les deux arbres fonctionnent comme si la roue b était calée sur le sien.

Ce mécanisme peut être employé de deux manières : si le moteur agit sur Tarbre à manchon, cet arbre tourne continuellement; les deux roues dentées tournent quand le manchon est embrayé, sans quoi elles restent immobiles et, par conséquent aussi, l'arbre de la roue a s'arrête. Si, au contraire, c'est sur ce dernier arbre qu'agit le moteur, il tourne continuellement ainsi que les deux roues dentées ; mais Tarbre de la roue b ne tourne que lorsque le manchon est embrayé.

La figure 126 indique deux arbres parallèles; mais cette condition n'est'pas nécessaire.

127 . Embrayage d'un engrenage par le glissement en long d'un

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des deux arbres» L'arbre glissant a porte deux gorges dans l'une desquelles s'engage un levier d'arrêt h pour fixer la position de cet arbre. Dans le cas de la figure on voit deux roues dentées désembrayées. Pour embrayer on soulèverait le levier d'arrêt, on pousserait Tarbre a à gauche et Ton ferait retomber le levier d'arrêt dans la seconde gorge. Les deux arbres peuvent n'être pas parallèles. Le désembrayage se fail aisément pendant la marcbe^ mais non l'embrayage.

Au lieu de faire glisser l'arbre, on fait quelquefois glisser la roue sur l'arbre; mais cette opération ne se fait pas ordinairement pendant la marche.

20S. Embrayage par rouleaux ou eènes de frietion. — -

128. Embrayage de deux arbres parallèles. Un arbre horizontal tournant autour d'un axe fixe A porte un rouleau cylindrique; un autre arbre, sur lequel est fixé un autre rouleau B^ a un de ses tourillons porté par une poutrelle mobile autour d'un axe G. Celte poutrelle fait un petit angle avec la verticale, de sorte que sous l'action de la pesanteur elle repose sur un appui fixe D; et alors les deux rouleaux ne se touchant pas, le second arbre est sans mouvement. Mais si^par un moyen quelconque, comme par exemple une corde, on relève la poutrelle et Ton force les rouleaux de se presser mutuellement, il y a communication de mouvement de l'un à Tautre.

Si les deux axes de rotation n^était pas parallèles, au lieu de rouleaux cylindriques de friction, on emploierait des cônes.

129. Embrayage, par rouleau de pression, d'wn arbre tournant et d'une tige guidée. Un rouleau A tourne continuellement autour d'un axe fixe horizontal ; une tige verticale BB le touche^ mais n'est entraînée dans son mouvement que lorsqu'elle est suffisamment pressée contre lui. A cet effet un autre rouleau, dit rouleau de pression, est lié à un levier ou à un système de leviers mobiles autour d'axes fixes G, G', sur lequel agit un ouvrier pour transmettre la pression nécessaire. La tige s'élève jusqu'à

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ce que l'ouvrier lâche le levier-, aussitôt cette pression cesse^ et le poids de la tige la fait retomber.

S06. Embrayais des courroies sans fin. -» iSO. Par poulie folle. Un arbre qui n'est pas représenté dans la figure tourne continuellement et porte un tambour embrassé par une courroie sans fin. Un autre arbre parallèle au premier porte deux poulies, 4'une calée a, Tautre folle b. Une fourche d'embrayage^ pouvant osciller autour d'un axe fixe G , sert h mettre à volonté la courroie sur la poulie folle ou sur la poulie calée. Dans le premier cas, le second arbre et la poulie calée restent immobiles, tandis que la poulie folle (ourne : la courroie est désembrayée. Dans le second cas, le mouvement est transmis à la poulie calée et à son arbre, et la poulie folle, qui n'éprouve presque aucune résistance, tourne aussi entraînée par le faible frottement de son arbre.

Remarques. — i" Lb. fourche d'embrayage placée près d'une poulie doit (172) agir sur la partie de la courroie qui se meut vers la poulie, et non sur celle qui en sort.

2<* La poulie calée ne perd pas brusquement la vitesse de la courroie au même instant où celle-ci est embrayée. La courroie commence par glisser, et Ton peut mém*e faire arriver la poulie à sa vitesse définitive par une gradation lente, en poussant peu à peu la fourche d'embrayage. On emploie quelquefois dans cette intention une fourche d'embrayage à vis indiquée ci-après à la figure i S8.

ISl. Embrayage (Tune courroie sans fin par un tendeur. Une courroie sans fin ne peut transmettre le mouvement d'une poulie à une autre qu'autant qu'elle est suffisamment tendue. La figure montre un moyen de produire et de faire cesser à volonté cette tension. Une poulie de tension a sa chape à une extrémité d'une des branches d'un levier coudé tournant sur un axe fixe a; à

Tautre branche est attachée une corde qui^ suivant qu'elle ê^t tirée ou lâchée, presse la poulie de tension contre la courroie ou la laisse s'en détacher par l'effet de la pesanteur.

152. Embrayage etune courroie sans fin par déptàùefnent tfun palier. En écartant les axes des poulies on tend là CdUrrôie ; en les rapprochant on la détend.

807. Bmbi^ayAKeB par dé«1ieii. — 133. Dédie appliqué à une poulie. Un arbre horizontal A tourne continuellement dans le sens indiqué par la flèche. II porte Une poulie folle sur une face de laquelle est fixé l'axe a d'un petit levier pressé par un ressort et terminé à un bout par uu crochet ou loqueteau h. Sur celui-ci s'appuie une pièce calée sur l'arbre. Dans cet état Tarbre en mouvement entraîne h poulie qui peut servir à soulever un corps suspendu à une corde enroulée sur cette poulie. Mais bientôt la queue du levier vient rencontrer un obstacle e. Le crochet b s'éloignant du centre, la pièce calée sur Tarbre échappe et laisse retomber le corps suspendu. Immédiatement là queue du levier ayant quitté l'obstacle, le loqueteau est râ«mené par le ressort à sa première position ; la pièce calée revient le rencontrer, et l'embrayage est rétabli ftu delà de Tobstâcle. Là poulie peut ainsi faire environ un tour alternativement dans leé deux sens.

1 84 . Déclic appliqué à un moutûn. Deux pièces Verticales dites jumelleê servent de guides à un ôorps d'un poids très-grand appelé mouton, qui doit alternativement être élevé puis rétomber librement pour produire un choc. A cet eBtet UU aUtre COrps également guidé par les jumelles est interposé entre le mouton et la corde qui doit Télever en passant sur une poulie. Cette pièce intermédiaire porte deux leviers articulés analogues aux deux branches d*une tenaille, deux ressorts, en écartant leurs bras supérieurs, rapprochent leurs mâchoires inférieures, qui, étant introduites dans un anneau fixé au mouton , obligent celui-ci de suivre le mouvement ascendant de la cordé. Qufind

MODIFICATIONS Dfiâ LtÀlSON^ DÉ MOtiVBMEI>IT. 275

il atteint le haut de sa course, les bras supérieurs de la tenaille auxquels on a donné une courbure convenable pénètrent dans un orifice fixe qui les force de se rapprocher ; par conséquent les mâchoires s'écartent et laissent échapper Tanneau du mouton qui tombe.

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