Engrena j(;e hélicoïdal, sans iclIsseinenU de Hooke et
de viThite. — Puisque, à mesure que le nombre des rangs échelonnés augmente, le glissement diminue, on est naturellement conduit à le faire disparaître complètement, en multipliant les dents à Tinfini, c'est-à-dire en disposant les dents en hélice sur la jante. Dans ce cas la surface des dents, au lieu d*étre cylindrique, engendrée par la translation du profil parallèlement à Taxe de rotation de la roue, est héliçoïde, pouvant être engendrée par le même profil déplacé par un mouvement composé d'une translation uniforme parallèle à Taxe, et d'une rotation uniforme autour de ce même axe, de manière que tous les points du profil d'une même dent décrivent autour de cet axe des hélices de même pas (*). Les hélices directrices tracées sur les cylindres primitifs des deux roues, hélices sur lesquelles se fait à chaque instant le contact, dans le plan passant par les deux axes de rotation, ont, non le même pas, mais une inclinaison égale sur les génératrices des cylindres ; et cette inclinaison est en sens inverses sur les deux roues. Les profils des dents, qui ont peu de saillie, doivent pour le mieux avoir dans cette petite étendue la figure qui conviendrait à un engrenage ordinaire; mais la condition essentielle est le tracé exact des hélices primitives, sur lesquelles doit, comme nous venons de le dire, avoir lieu le contact. Cette ingénieuse disposition^ imaginée par Hooke en 1666, était tombée dans Toubli, lorsqu'elle a été inventée de nouveau par White, vers 4808. Quelque avantageuse qu'elle soit sous le double rapport de la régularité du mouvement et de l'économie du travail mécanique, elle est
(*) On remarquera que ce qu'on appelle le pas d'une hélice, étant la distance entre deux rencontres successives de cette courbe avec une môme génératrice du cylindre où elle est tracée, n*d aucun rapport avec ce qu'on désigne sous le même nom de pas (93) dans ime roUe déniée.
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cependant peu employée^ probablement à cause de la diffleulté de Texécution, et aussi parce que la pression mutuelle des roues ne se faisant à chaque instant qu'en un points des ruptures peuvent être à craindre si cette pression était très-grande.