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longue le sang des fébricitants, sous l’influence de la fièvre, tout porte à croire qu’elles ne sont pas dues à un agent septique, à un poison. De plus, nous sommes autorisé à conclure que la fièvre n’est pas contagieuse, comme quelques auteurs l’avaient supposé. En un mot, le résultat de l’expérience que nous avons faite, tout en militant contre l’intoxication du sang, exclut toute idée de contagion de la fièvre. Aussi nous regardons, comme dénuées de fondement, les espérances récemment exprimées, de trouver un virus neutralisateur, dont l’inoculation pût mettre à l’abri des fièvres intermittentes .
On a observé, il est vrai, que la solution de quinquina donne, aux ouvriers qui la manipulent pour la préparation du sulfate de quinine, une affection sous forme d'exanthème et qui revêt d’autres fois une forme pustuleuse.
On a observé encore que la poussière de quinquina produit une sorte d’accès fébrile, qui ne se produirait qu’une seule fois chez les mômes individus.
De là l’idée d’inoculer le pus des pustules des ouvriers atteints, pour vérifier si l’inoculation de ce virus supposé serait possible, et si elle préserverait de la fièvre intermittente, dans les lieux où régnent les fièvres paludéennes.
Cette idée est assurément ingénieuse, mais elle nous paraît aussi forcée que si l’on visait à trouver un préservatif de la syphilis dans l’inoculation du pus des pustules de l’hydrargyrie, car on n’a pas encore observé que les ouvriers qui ont subi l’influence du mercure, fussent préservés de la vérole.
De même, pour espérer quelque chose de l’inoculation du pus des pustules dues à l’action du quinquina, il faudrait avoir la preuve que les ouvriers qui manipulent cette écorce, après avoir eu l’éruption qui leur est particulière, placés dans des pays fiévreux, ne prennent jamais la fièvre, comme les vachères qui avaient eu le cowpox, n'avaient jamais la variole. *
Enfin, il faudrait encore que la fièvre fut de nature virulente, ce qui n’est pas.
Nous venons de donner les raisons de notre incrédulité touchant les miasmes : or, comme c’est plutôt à ceux qui affirment à convaincre ceux qui nient ou qui doutent, nous laisserons aux intoxicationnisles le soin de prouver qu’ils invoquent autre chose qu’une pure hypothèse. Toutefois, comme nous ne demandons pas mieux que de pousser les investigations aussi loin que faire se peut, nous allons indiquer à ceux qui cherchent à soutenir encore cette hypothèse la seule chance qui puisse être tentée en sa faveur; établissons bien la question. Nous déclarons, de notre côté, que les lieux, les climats où on prend la fièvre, ne doivent pas leurs influences fébrigènes à un agent intoxicateur. mais bien à l’action de l’ensemble des phénomènes météorologiques rendus plus excessifs, plus incléments par des conditions sur lesquelles nous aurons à nous appesantir. Si, au cou-
ÉTUDES CLIMATÉRIQUES