GS
MALADIES CLIMATÉRIQUES
Obs. XXXI. — Caspar, entré à l’hôpital le 27 avril, atteint île cholérine. Traitement ordinaire (quinjque). Guérison au onzième jour.
Obs. XXXII. — Choléra ( cas grave). — 9 jours de traitement. — Guérison.
Carton, pris de choléra, et apporté à riiôpitai le 28 avril. (Tilleul;
potion avec sulfate de quinine, 1 gramme, étliérée et opiacée.)
2<> — Pas de réaction. (Bouillon; tilleul; potion avec sullate de
quinine, 1 gramme, étliérée et opiacée; vin de quinquina.)
5e jour. — - Amélioration générale. (Soupe, panade et œuf; tilleul; potion
et vin de quinquina.)
4P jour. — Quart, viande et légumes ; un quart de vin ; tilleul ; potion et vin de quinquina.
50 jour> Demie, viande et légumes ; demie de vin ; thé; vin de quinquina.
6e et 7^ jours. — Idem.
8e jour. Trois quarts, viande et légumes ; trois quarts de Ain ; café.
9e jour. — Idem.
Sorti guéri le 7 mai.
Obs. XXXIII. — Choléra ( cas très-grave). — 10 jours (le traitement. — Guérison. — Martin, pris de choléra, et transporté à l’hôpital le 29 avril au soir. (Thé alcoolisé; emmaillottement ; potion antispasmodique.)
jour. __ Bouillon; tilleul; potion avec sulfate de quinine, 1 gramme; un quart de lavement avec sulfate de quinine, 2 grammes, et 40 gouttes de laudanum; vin de quinquina chaud après midi.
5" jour. (ir mai). — Très peu de réaction. (Bouillon ; tilleul ; potion aiec sulfate île quinine, 12 décigrammes, étliérée et opiacée; potion antispasmodique; vin de quinquina chaud.)
4e jour. — Même état. (Même prescription, en portant le sulfate de quinine à 12 décigrammes.)
;ie jour. — Amélioration générale ; réaction franche. (Soupe, potage au riz et poisson ; limonade tartrique ; potion avec extrait de quinquina, 2 grammes ; vin de quinquina.)
(je jour. — Quart, viande et œuf; un quart de vin; limonade gommée
vineuse; potion et vin de quinquina.
7e joür> __ Demie, viande et œuf; quart de vin ; thé; vin de quinquina.
8e jour. — Idem ; demie de vin.
9e jour. — Idem.
10e jour. — Trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin; vin
de quinquina.
11e jour. — Idem.
Sorti guéri le 10 mai.
Voilà assurément un des cas les plus probants quant à la nécessite d insister, au début, sur l’emploi du sulfate de quinine, jusqu’à réaction de
bon aloi.
PATHOLOGIE ET THERAPEUTIQUE .
Obs. XXXIV. — Cholérine , accès fébrile intermittent . — 1 U jours de traitement. ■ — Guérison. — Fourcade, atteint de diarrhée depuis la veille, entré à l’hôpital le il) avril, avec des symptômes cholériformes.
• pr jour. — Bouillon; thé; potion avec sulfate de quinine, 12 décigrammes, éthérée et opiacée.
o<- jour. — Soupe, poisson; thé; potion et vin de quinquina.
Du 5e au 9e jour, le convalescent passe du quart à la demie, en continuant l’usage des potions et du vin de quinquina.
Le 10e jour, les aliments sont retranchés pour cause d’accès de lièvre dans l’après-midi.
1 11, jour. — Bouillon ; tilleul; potion avec sulfate de quinine, 1 gramme, éthérée et opiacée le matin; soupe, vermicelle et poisson le soir.
12° jour. — Apyrexie. (Soupe, vermicelle, œuf et poisson; tilleul; potion avec extrait de quinquina, 5 grammes.
15e jour. — Quart, viande et légumes; un quart de vin; potion avec extrait de quinquina, 4 grammes; vin de quinquina.
14» jour. Demie, viande et légumes; un quart de vin; tisane d’orge ;
café le matin.
i;jc jour. — Trois quarts, viande et légumes ; trois quarts de vin et café.
Sorti guéri le 1 4 mai .
Obs. XXXV. — Bellanger, malade de la veille, entre à l’hôpital le 50 avril, atteint de cholérine. Traitement comme dans le cas précédent. Guérison au dixième jour.
Obs. XXXVI. — Choléra grave. — ■ Rechute. — • Mort. — Biaise, pris de choléra foudroyant le 50 avril, apporté à l’hôpital dans la nuit. (Thé alcoolisé; frictions; emmaillottement ; potion antispasmodique.)
jer mai. Peu de réaction. (Tilleul; potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine, éthérée et opiacée; potion antispasmodique; bouillon.)
2e jour. — Amélioration générale. (Panade; tilleul; potion de quinquina éthérée et opiacée ; vin de quinquina.
5e jour. — Soupe, panade et poisson; tilleul et limonade gommée;
potion et vin de quinquina.
Rechute le soir : céphalalgie, nausées, crampes, selles, vomissements, algidité. (Tilleul; potion avec sulfate de quinine, 12 décigrammes ; potion
antispasmodique,)
')' jour. — La réaction ne se fait pas; le malade est dans un état désespéré. La mort survient à six heures du soir.
Pendant le mois d’avril que nous venons de parcourir, nous avons eu la période d’augmenl et l’état de l’endémo-épidémie de choléra.
Pendant le mois de mai, que nous allons prendre, se dessine la période de déclin, plus marquée encore en juin.
O ns. XXXVII. — Larrive, atteint de diarrhée depuis six jours, est pris d’accidents cholériformes le 2 mai, et apporté à l’hôpital ce jour-la. I raitement habituel. Guérison au neuvième jour.
MALADIES CLIMATERIQUES.
Obs. XXXV III. — Lame, malade depuis vingt-quatre heures, est apporté à l’hôpital le 5 mai avec les symptômes caractéristiques du choléra. Traitement quinique habituel. — Guérison au huitième jour.
Obs. XXXIX. — Choléra ( cas grave). — Anasarque consécutive. • — - 55 jours de traitement. — Guérison. — Capin, malade de la veille, pris de choléra confirmé le 8 mai, et transporté à l’hôpital ce jour-là.
1er jour. — Potion antispasmodique ; potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine ; tilleul et bouillon.
L’état grave du malade nous fait renouveler le soir la potion avec sulfate de quinine.
2e jour. — . Faible réaction. (Bouillon, thé; potion antispasmodique; potion et vin de quinquina.)
3° jour. — Réaction modérée. (Vermicelle; riz gommé; vin de quinquina; potion avec extrait de ratanhia, la diarrhée persistant.)
4e jour. — * Quart, panade et œuf; thé; potion et vin de quinquina.
5e jour. — Idem; Uniment camphré opiacé pour frictionner les jambes engourdies.
6% 7e et 8e jours. — Idem.
9e jour. — Demie, viande et légumes; demie de vin ; tisane d’orge; vin de quinquina.
10e, 11e et 12s jours. — Idem; sous-carbonate de fer, 4 grammes. — Tendance à l’anémie.
13e jour. — Demie, viande et légumes; potion et vin de quinquina; sous-carbonate de fer. — OEdème des jambes.
14e et 4 5e jours, — Idem et vin de cannelle.
16e jour. — Demie, viande et poisson; tisane d’orge avec nitrate de potasse; vin de quinquina.
17e et 18e jours. — • Idem et sous-carbonate de fer, 4 grammes.
19e au 24e jour. — Même prescription. — Grande amélioration.
25e au 27e jour. — ■Idem. — La convalescence s’établit franchement.
28e jour. — Trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin; thé, café et vin de quinquina.
29e au 55e jour- — Même régime.
Sorti guéri le 10 juin.
Obs. XL. — Choléra [cas très-grave ). — Rechute au quatrième jour. — Accès de fièvre au treizième jour . — 'il jours de traitement. — Guérison. — Landoin, malade depuis la veille, pris de choléra foudroyant, et apporté à l’hôpital le 9 mai. (Thé; potion antispasmodique; potion avec sulfate de quinine, 12 décigrammes.)
2e jour. — Légère réaction. (Bouillon; thé; potion avec 22 décigrammes de sulfate de quinine; potion opiacée).
5e jour. — Amélioration générale (Soupe, panade et poisson; thé; potion avec extrait de quinquina, 5 grammes; potion antispasmodique; vin de quinquina.)
4p jour. - Le malade nous paraît moins bien. (Vermicelle; tilleul ; eau gommée; potion et Ain de quinquina ;?polion opiacée.) — Rechute dans la journée : algidité, nausées, crampes et selles. (Thé alcoolisé très-chaud; potion antispasmodique et potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine; potion avec chloroforme, 10 gouttes.)
5e jour. — Réaction modérée. (Vermicelle; tilleul; thé; potion et vin de quinquina.
6" jour. — Soupe, vermicelle et poisson; tilleul ; potion antispasmodique; potion avec extrait de quinquina, 5 grammes.
7e jour. — Tendance à l’algidité. (Bouillon ; tilleul; potion antispasmodique; potion avec extrait de quinquina, 5 grammes; vin sucré.)
8e jour. — Soupe, vermicelle et œuf; tilleul; potion avec extrait de quinquina, éthérée et opiacée; vin de quinquina.
9’ jour. — Quart, viande et légumes ; un quart de vin ; potion et vin de quinquina.
10 jour. — Demie, viande et légumes ; potion et vin de quinquina.
11e et 12e jours. — Idem.
15e jour. — Même régime. Supprimé le soir, le malade ayant été pris d’accès de lièvre intermittente.
14e jour. — Bouillon le matin; thé; potion avec sulfate de quinine, 12 décigrammes, éthérée et opiacée; vin de quinquina et vermicelle le soir.
15° jour. — Apyrexie. (Quart, viande et poisson; thé; potion et vin de quinquina.)
16e au 19= jour. — Même régime.
20e jour. — Demie, viande et légumes ; demie de vin ; vin de quinquina.
21e au 2ôp jour. — Même régime.
24e jour. — Trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin ; t'sane d’orge; vin de quinquina.
25e au 26e jour. — Idem.
27° jour. — Même régime et café.
Sorti guéri le 5 juin.
Obs. XLI. — Métoa, deux jours de diarrhée, pris de choléra le 10 mai, et apporté à l’hôpital ce jour-là. 7 jours de traitement quinique. Guérison.
Obs. XLII . — Choléra grave. — Persistance de la diarrhée. - 29 jours de traitement. — Guérison. — Bardoux, vingt-quatre heures d’invasion, choiera grave, apporté à l’hôpital le 15 mai. (Bouillon; thé; potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine ; potion antispasmodique.)
2 jour. — Légère amélioration. (Panade; tilleul; potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine; potion antispasmodique.)
5e jour. — Bouillon ; tilleul ; potion et vin de quinquina.
4e jour. — Tendance à une rechute. (Bouillon le matin; tilleul; potion avec I gramme de sulfate de quinine, éthérée et opiacée ; vermicelle le soir; tilleul et potion opiacée.)
5" jour. — Soupe, vermicelle et poisson; tilleul; potion opiacée.
O1' jour. — Soupe, panade, œuf et poisson ; riz gommé ; potion et vin de quinquina; potion opiacée.
7" au 18° jour. — Même régime, la diarrhée persistant.
19e jour. — - Vermicelle ; riz gommé; potion avec 8 décigrammes de sulfate de quinine, potion opiacée.
20e jour. — Soupe, panade et œuf; un quart de vin ; riz gommé ; café ; potion avec sulfate de quinine, 1 gramme, éthérée et opiacée.
21e jour. — Idem.
22e jour. — Idem; la potion de sulfate de quinine réduite à 8 décigrammes.
25° jour. • — Idem, avec un vin sucré.
24° jour. — Quart, panade, œuf et poisson; un quart de vin ; potion et vin de quinquina.
25e jour. — Idem.
26e jour. — Demie, viande et légumes; demie devin; vin de quinquina.
27e jour. — Idem.
28e jour. • — Trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin et café . «
29e jour. — Idem.
Sorti guéri le 15 juin.
Voilà encore un des cas où nous avons dû insister, avec avantage, sur l’emploi du sulfate de quinine.
Obs. XL1I1. — Choléra très-grave. — Point pleurétique et hoquet intercurrents. — Accès de fièvre pendant la convalescence. — 48 jours de traitement. — Guérison. — Talbourdet, malade depuis vingt-quatre heures, pris de choléra très grave, et apporté à l’hôpital le 20 mai. (Bouillon; tilleul; Uniment volatil; potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine; potion antispasmodique.)
2* jour. — Peu d’amélioration. (Bouillon; thé alcoolisé; tilleul; potion antispasmodique; potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine, éthérée et opiacée ; vin de quinquina.)
5" jour. — Bonne réaction. (Bouillon le matin, vermicelle le soir; thé: potion de quinquina éthérée et opiacée; potion opiacée.)
4e jour. — État de malaise. (Bouillon ; thé; potion avec 1 2 décigrammes de sulfate de quinine.)
5e jour. — Bouillon; tilleul; potion de quinquina éthérée et opiacée; potion opiacée; vésicatoire le soir pour un point pleurétique.
6° jour. — Bouillon; tilleul; potion avec extrait de quinquina, 5 grammes; vin de quinquina; Uniment opiacé.
7P jour. — • Hoquet très fatigant. (Tilleul éthéré ; eau gommée; potion antispasmodique; potion avec 10 gouttes de chloroforme.)
8e jour. — Idem.
9e jour. — Imminence d’état fébrile. (Bouillon; limonade gommée; potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine, éthérée et opiacée; potion antispasmodique; potion opiacée.)
10p jour. — Bouillon ; limonade gommée; potion opiacée^:; vin de quinquina.
11e jour. — Panade; thé ; potion de quinquina ; potion opiacée.
12e jour. — Soupe, panade et poisson; thé; potion de quinquina; vin de quinquina; potion opiacée.
15e au 18e jour. — Même] régime. Le malade reste dans une sorte d’alanguissement général .
19e au 29e jour. — Quart, vermicelle, œuf et poisson ; limonade gommée; potion de vin de quinquina.
50' jour. — • Accès de fièvre. (Bouillon le matin, vermicelle le soir; infusion de tilleul; potion avec sulfate de quinine, 1 gramme.)
51° jour. — Même prescription; le sulfate de quinine à 8 décigrammes.
52°. — Idem.
55e au 56e jour. — Quart, riz au gras, œuf et poisson; un quart de vin; potion et vin de quinquina.
57° au 41e jour. - Demie, viande et poisson; demie de vin, potion de vin de quinquina.
42e jour. — Idem.
45e au 46e jour. — Trois quarts, viande et légumes; vin de quinquina.
47e et 48e jours. — Idem et café le matin.
Sorti guéri le 7 juillet.
C’est, entre tous les cas de nos observations, celui où nous ayons eu le plus souvent l’indication du sulfate de quinine, où nous ayons le plus insisté sur son emploi et avec un plein succès
Obs. XLIV. — Cas de choléra foudroyant. — Mort au troisième jour . — Bœckler, pris de choléra foudroyant le 21 mai, est apporté à l’hôpital dans un état désespéré. (Thé alcoolisé; potion avec sulfate de quinine, 12 décigrammes, éthérée et opiacée; potion antispasmodique.)
2’ jour. — Peu d’amélioration. (Bouillon; thé; potion de quinquina éthérée et opiacée ; potion opiacée ; vin de quinquina.)
5e’ jour. — Recrudescence des symptômes cholériques. (Tilleul; potion avec sulfate de quinine, 12 décigrammes, éthérée et opiacée; un quart de lavement avec sulfate de quinine, 2 grammes.)
Serins paralur ,.. Algidité, cyanose générale et asphyxique. La mort survient à trois heures après midi.
Xos décès portent toujours le même enseignement : ou bien l’état de gravité des malades n’a pas laissé prise à l’action de la médication, ou bien nous n’avons pas insisté à temps, et assez largement, sur l’emploi du sulfate de quinine.
MALADIES CLIMATÉRIQFES.
Ors. XLV. — Choléra grave. — Deux accès intercurrents de fièvre intermittente. — 33 jours de traitement,. • — Guérison. — Niard, pris de choléra, est apporté à l’hôpital ,1e 27 mai. (Bouillon; thé alcoolisé; potion antispasmodique; potion avec 1 gramme de sulfate de quinine.)
2° jour. — Légère amélioration. (Panade; thé; potion et vin de quinquina.)
5" jour. — Idem.
4P et 5e jours. — Quart, panade, œuf et poisson ; un quart de vin; thé; potion et vin de quinquina.
()' au 9e jour. — • Même régime.
10° jour. — Accès de' lièvre intermittente. (Bouillon le matin, vermicelle le soir ; tilleul ; potion avec sulfate de quinine, 1 gramme, éthérée et opiacée.)
H(‘ jour. — Idem.
12e jour. — Panade; riz gommé; potion avec sulfate de quinine; 8 décigrammes; potion opiacée.
15e jour. - — Idem.
14e jour. — Quart, œuf et poisson; un quart de vin; vin de quin-> quina.
\ 5e jour. — Idem.
16e jour. — Demie, viande et légumes; demie de vin; vin de quin-
quina.
17e au 2oP jour. — Idem.
26e jour. — Nouvel accès de fièvre intermittente. (Bouillon; tilleul;
potion avec sulfate de quinine, 1 gramme).
27e jour. — Apyrexie. (Soupe, panade, œuf et poisson; potion et vin de
quinquina.)
28e jour. — Imminence fébrile. (Panade; tilleul et eau gommée ; potion avec sulfate de quinine, l gramme; vin de quinquina.)
29e jour. — Panade; eau gommée vineuse; potion et vin de quinquina. 30'' jour. — Quart, viande et légumes; un quart de vin; eau gommée
vineuse; potion et vin de quinquina.
51e et 32e jours. — Même régime à la demie.
53e jour. — Trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin et café.
Sorti guéri le 29 juin.
Obs. XLYI. — Choléra ( cas grave). — Di jours de traitement. - Garrabas, pris d’accès algide cholériforme le 14 juin, est transporté immédiatement à l’hôpital, atteint de choléra confirmé : crampes, cyanose, selles, nausées et vomissements. (Bouillon; riz gommé; thé alcoolisé; potion avec sulfate de quinine, 12 décigrammes, éthérée et opiacée, vin de
quinquina.)
jour. Pas d’amélioration. (Diète; thé alcoolisé; limonade gommée;
potion avec sulfate de quinine, 1 gramme, éthérée et opiacée.)
5- jour. - Très peu de réaction. (Bouillon; tilleul et thé alcoolisé; potion avec sulfate de quinine, 1 gramme, éthérée et opiacée.)
4" jour. — Même'prescriplion.
a“ jour. - La réaction tend à s’établir. (Panade; thé et tilleul; potion a\ec sulfate de quinine, i gramme, etherée et opiacée.)
61 jour. — Amélioration marquée. (Soupe, panade et œuf; limonade gommée; potion avec sulfate de quinine, 8 décigrammes.)
7e jour. — Même prescription. Le malade entre enfin en pleine convalescence après sept jours consécutifs de médication quinique.)
8 joui . — Quait, a ei mi celle, œul et poisson ; un quart de vin; limonade gommée vineuse; potion et vin de quinquina.)
9B jour. — Même régime.
KL jour. — Demie, viande et légumes; demie de vin ; tisane d’orge; vin de quinquina.
11° et 12° jours. — Même régime.
1 5e jour. ■ Trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin; café et vin de quinquina.
14e et lo3 jours. — Même régime.
Sorti guéri le 29 juin.
Obs. XL VII.— Choléra (cas grave).- 1 5 jours de traitement. - Guérison.
Bigot, atteint de diarrhée prémonitoire depuis six jours, est pris de choléra confirmé le 15 juin, et transporté à l’hôpital. (Diète; tilleul; thé alcoolisé; potion avec 12 décigrammes de sulfate de quinine, éthérée et opiacée; potion antispasmodique.)
2e jour. — Pas d’amélioration. (Même prescription.)
5e jour. - Faible réaction. (Même prescription et bouillon:)
4e jour. - Même prescription et panade.
5e jour. — Réaction modérée. (Potion avec fi décigrammes de sulfate de quinine; potion antispasmodique; limonade gommée; soupe, panade et œuf.)
6e jour. - Quart, panade, œuf et poisson; un quart de vin; limonade gommée vineuse; potion et vin de quinquina.
71' au 10 jour. — Même régime.
11e jour. — Trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin ; tisane d’orge ; vin de quinquina et café.
12 et 15'’ jours. -• Même régime.
Voilà encore un des cas où nous avons dû insister beaucoup sur la continuation du sulfate de quinine, pour deux raisons :
La première, c’est que l’expérience nous avait démontré que son emploi était indispensable, jusqu’à la venue d’une réaction franche.
La deuxième, c’est que cette réaction était plus difficile a obtenir pendant la saison des pluies, où nous étions alors.
Obs. XLVIII. — Cuizin, pris de choléra, est apporté à l’hôpital le 22 juin.
jours du traitement en usage. Guérison.
MA LA DIKS CLIMATÉRIQUES
Ods. XL1X. — lsenic, pris de choléra, el apporté à l’hôpital le 10 juillet. 11 jours du traitement habituel. Guérison.
Ons. L. — Cholérine. — Accès cholériforme intercurrent. — 27 jours île traitement. — Guérison. — Irisson entre à l’hôpital le b août, atteint de cholérine. (Panade; riz gommé édulcoré; potion avec extrait de ralanhia, 4 grammes; potion opiacée.)
2' jour. — Bouillon; riz gommé édulcoré; potion avec 45 décigrammes d’ipécacuanha, à prendre par doses fractionnées. — Accès fébrile dans le jour. — Le soir : potion avec sulfate de quinine, 1 gramme, étherée el opiacée.
5e jour. — Il survient un accès cholériforme très violent. ( 1 illeu I ; potion avec sulfate de quinine, 45 décigrammes, éthérée et opiacée. Deuxième potion de sulfate de quinine à 1 gramme, a prendre de très bonne heure le lendemain matin.)
4e jour. — Apyrexie. (Soupe, panade et œul; un quart de vin; riz gommé édulcoré; thé; potion de quinquina éthérée et opiacée, vin de cannelle.)
5^ jour> Quart, panade, œuf et poisson ; un quart de vin ; potion avec extrait de quinquina, 4 grammes; vin de quinquina.)
6" au 12° jour. — Même prescription.
15u au 22e jour. — Quart, côtelette, œuf et confitures ; un quart de vin ; potion avec extrait de quinquina, 4 grammes; vin thériacal.
23° au 25e jour. — Demie, viande et légumes; demie de vin; thé; vin
de quinquina.
20e et 27e jours. — Trois quarts, viande et légumes; trois quarts.de vin; thé; vin de quinquina et café.
Sorti guéri le 4 cr septembre.
Obs. LI. — Choléra. — Accès fébrile intermittent. — 22 jours de traitement. — Guérison. — Colleu avait la diarrhée depuis trois jours; pris de choléra le 21 septembre, et apporté à l’hôpital dans la soirée. (Thé alcoolisé, potion antispasmodique.)
2e jour. — Bouillon; tilleul; potion avec sulfate de quinine, 12 decigrammes, éthérée et opiacée; potion antispasmodique; un quart de lavement avec 45 décigrammes de sulfate de quinine.
5<! jour. — Un peu de réaction. (Bouillon le matin, panade le soir ; tilleul et eau gommée; potion avec 1 gramme de sulfate de quinine; potion antispasmodique; un quart de lavement avec 4 5 décigrammes de sulfate
de quinine.)
4 jour. — Amélioration générale. (Soupe, panade et poisson; eau gom mée vineuse; potion de quinquina éthérée et opiacée.)
5" jour. — Quart, panade, œuf et poisson; chocolat le matin; eau gommée vineuse; potion avec extrait de quinquina, 4 grammes; vin de quinquina.
(U et 7e jours. — Idem.
8 jour. — Idem et Uniment camphré opiacé.
9e jour. — Demie, viande et œuf; vin de quinquina et café.
10* jour. — Idem. Accès de fièvre intermittente dans la journée.
Il'1 jour. — Bouillon; potion avec 1 gramme de sulfate de quinine, éthérée et opiacé.
12‘ jour. — Apyrexie. (Bouillon le matin, panade et œuf le soir ; tilleul ; potion avec sulfate de quinine, I gramme, éthérée et opiacée ; potion antispasmodique.
15e jour. — La convalescence se rétablit. (Quart, panade, œuf et poisson ; un quart de vin ; eau gommée ; potion et vin de quinquina.)
44'’ jour. — Demie, viande et œuf; demie de vin ; café et vin de quinquina.
15e au 22 jour. — De la demie le convalescent passe aux trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin; café et vin de quinquina.
Sorti guéri le 13 octobre.
Obs. LÏI. — Accès pernicieux cholériforme. — 9 jours de traitement. — Guérison. — Troin, ayant eu le choléra au mois de mars, est pris le 15 octobre d’un accès pernicieux cholériforme, et apporté à l’hôpital le même jour. (Diète ; thé alcoolisé; potion avec sulfate de quinine, 12 décigrainmes, éthérée et opiacée, lavement avec 2 grammes de sulfate de quinine; liniment ammoniacal; potion avec acétate d’ammoniaque, (j grammes).
2e jour. — Légère réaction. (Bouillon; thé; tilleul; potion de quinquina éthérée et opiacée ; potion avec extrait de quinquina, 4 grammes ; potion antispasmodique ; potion avec acétate d’ammoniaque, 0 grammes).
5e jour. — La diarrhée persiste. (Crème de riz ; riz gommée édulcoré ; tilleul; potion de quinquina éthérée et opiacée; potion avec extrait de quinquina, 4 grammes ; potion antispasmodique; un quart de lavement amilacé et opiacé).
4" jour. — Amélioration. (Soupe, panade et œuf; eau gommée vineuse; potion avec extrait de quinquina; vin de quinquina).
S>B jour. — Quart, panade, œuf et poisson; chocolat le matin ; un quart de vin; eau gommée vineuse; potion avec extrait de quinquina; vin de quinquina.
6" jour. — Demie ; viande et œuf ; tisane d’orge ; demie de vin ; café et vin de quinquina .
71’ et 8e jours. — Idem.
9e jours. — Trois quarts, viande et légumes; trois quarts de vin ; tisane d’orge; café.
Sorti guéri le 22 octobre.
Üfis, LIII. — Accès pernicieux cholériforme ; S jours de traitement — Guérison. — Lamour, ayant la diarrhée depuis quatorze jours, est pris
.MALADIES ('.LIMAT KIUQUES.
d’accès pernicieux algide cholériforme le 4 fi octobre, et transporté ce jour-là a I hôpital, (Diète; tilleul ; potion avec sulfate de quinine, 1;j décigrammes, éthérée et opiacée; potion antispasmodique ; sinapismes aux jambes).
- jour. l'n peu de réaction. (Bouillon ; tilleul ; eau gommée; potion avec 1 gramme de sulfate de quinine, éthérée et opiacée; potion antispasmodique.)
3e jour. — Panade et œuf; tilleul ; limonade gommée vineuse; potion de quinquina éthérée et opiacée; vin de quinquina, et o° jour. — Idem.
fi1' jour. — Quart, panade, œuf et poisson ; un quart de vin; eau gommée vineuse ; potion avec extrait de quinquina; vin de quinquina.
7e jour. — Demie, viandes et légumes; demie de vin; tisane d’orge; café et vin de quinquina.
8P jour. — Trois quarts, légumes; trois quarts de vin; tisane d’orge; café et vin de quinquina.
Sorti guéri le 24 octobre.
Obs. L1V. — Accès cholériforme. — 1 V> jours de traitement. — Guérison. — Gallot, pris d’accès cholériforme le 4 octobre, et apporté à l’hôpital le même jour. (Bouillon; thé et tilleul; potion avec sulfate de quinine,
1 gramme, éthérée et opiacée ; potion antispasmodique; lavement avec
2 grammes de sulfate de quinine.)
2e jour. — Légère réaction. (Panade et chocolat; tilleul; thé; potion de quinquina éthérée et opiacée; vin de cannelle.)
5e jour. — Soupe, panade et œuf; chocolat le matin; tilleul et thé; potion de quinquina éthérée et opiacée ; vin de cannelle.
4e et 5U jours. — - Idem.
fiR jour. — Demie, viande et œuf; demie de vin ; tisane d’orge; vin de quinquina et, café.
7% 8e et 9' jours. — Idem.
40e jour. — Trois quarts, viande et légumes ; trois quarts de vin ; tisane d’orge; vin de quinquina et café.
11e au 14e jour. — Même régime.
Sorti guéri le 49 octobre.
Obs. LV. — Accès cholériforme — 7 jours de traitement. — Guérison. — Cheys avait depuis deux jours des accès de fièvre récidivée, quand, le 27 novembre, il fut pris de frissons, crampes, diarrhée, vomissements, faciès grippé, voix éteinte, pouls filiforme, et apporté à l’hôpital dans cet état. (Diète; thé alcoolisé; tilleul; frictions et emmaillottement selon l’usage; potion antispasmodique; potion avec 42 décigrammes de sulfate de quinine, éthérée et opiacée.)
2e jour. — Légère réaction. (Bouillon; tilleul; riz gommé édulcoré; potion avec sulfate de quinine, 1 gramme, éthérée et opiacée.)
5e jour. — Amélioration générale. (Quart, viande et légumes ; un quart de vin; eau gommée vineuse; potion avec extrait de quinquina, 4 grammes ; vin de quinquina.)
4° jour. — Demie, viande et légumes; demie de vin; tisane d’orge; vin de quinquina et café.
4e jour. — Soupe, panade et œuf; riz gommé; eau gommée vineuse; potion avec extrait de quinquina, 4 grammes; vin de quinquina.
5e jour. — Trois quarts., légumes; trois quarts de vin; tisane d’orge; vin de quinquina et café.
6R et 7e jours. — Idem.
Sorti guéri le 4 décembre.
Ainsi s’est éteinte, progressivement, notre endémo-épidémie du choléra, dans les derniers mois de la saison des pluies de 1801 .
Résumé de la méthode de traitement du choiera. - Conclusion. — En résumé, notre méthode de traitement pour le choléra a été :
1° Au début de la période algide, réchauffer le malade par des frictions, soit avec des flanelles sèches, soit humectées de liniinents excitants; emmaillottement dans une couverture de laine, ordinairement suffisante, dans un climat où la moyenne de la température mensuelle est constamment entre 2G et 27 degrés centigrades; donner en même temps, par gorgées fréquemment répétées, du thé ou du tilleul alcoolisés.
2° Administrer, aussitôt que faire se peut, une potion avec sulfate de quinine, jamais au-dessous de la dose d’un gramme au début, rarement au-dessus de 15 décigrammes.
5° Au cas où la potion quiniqùe est rejetée par de nouveaux vomissements, insister derechef sur les antispasmodiques, le chloroforme même, et, en attendant l’effet recherché, prescrire, par précaution, 2 grammes de sulfate de quinine, en lavement additionné de 40 gouttes de laudanum. Revenir au sulfate de quinine dès qu’on a lieu de croire que l’estomac s’en accommodera.
La règle pour l’administration du sulfate de quinine c’est, dirons-nous, de le donner cilo , vitissime. Vous avez affaire à un accès pernicieux algide de la pire espèce, ne perdez pas un instant. C’est dire combien il serait désastreux de temporiser, sous prétexte d’attendre la rémission. Attendre la rémission en ce cas, c’est, le plus souvent, attendre la mort; on ne saurait donc trop se hâter de donner le remède héroïque par excellence, qu’on l’appelle tonique, antipériodique ou fébrifuge : c’est un nervin dont l’action sthénique réveille le fonctionnement du système nerveux, et régularise l’innervation, tantôt enrayée dans la période algide, tantôt désordonnée dans la période de réaction.
Rien entendu qu’il faut faire la part aussi des opiacés et des antispasmodiques comme adjuvants
4° Au deuxième jour, ordinairement, la réaction commence à s’établir, mais il faut répéter la médication du premier jour.
Le plus souvent, une réaction salutaire s’établissant au troisième jour, il faut se hâter de donner du bouillon, trois et quatre fois répétées, comme tisane, et concurremment des potions de décoction de quinquina, avec éther et opium, comme pour le sulfate de quinine.
En même temps, vin de quinquina, excellent adjuvant tonique; thé et tilleul pour boissons habituelles, dans la période algide; limonade tartrique ou citrique dans la période de réaction.
5° Avec celte médication, arriver progressivement a alimenter le malade, d’abord par des bouillons, des potages, des aliments légers, et ne pas oublier le vin de quinquina.
(>n Lorsqu’on est maître de la situation, tout en augmentant l’alimentation, selon les forces et l’appétit du malade entrant en convalescence, remplacer de préférence les potions de quinquina par des potions avec extrait de quinquina, à la dose ordinaire de 4 grammes, tout en continuant le vin de quinquina.
7° Dès que le convalescent peut manger la demi-portion d’aliments, à plus forte raison s’il est aux trois quarts, donner le matin du café, qui convient particulièrement dans les pays chauds.
8° 11 va sans dire que pendant toute la durée du traitement, mais surtout au début, les malades doivent être entourés de soins assidus et incessants. Il faut organiser un service d’infirmiers forts, intelligents, actifs, assez nombreux pour se relever fréquemment, et ne pas perdre de vue les malades un seul instant, soit pour les couvrir ou alléger leurs couvertures, refaire ou changer la literie, leur donner à boire souvent et par petites gorgées, surveiller l'effet des médicaments, et rendre compte s’ils ont été supportés ou non, afin de les répéter s'il y a lieu.
9° Les émétiques doivent être proscrits absolument ; nous en dirons autant des évacuations sanguines, du moins pendant la période algide.
Grâce à celte manière de faire, nous avons obtenu des résultats inespérés, dans un climat qu’on nous avait dépeint sous le plus sombre aspect, quant aux maladies régnantes, et comme étant surtout une des mèrespatries du choléra-morbus asiatique.
Conclusion. — Examinons numériquement les résultats obtenus par diverses méthodes, tour à tour mises à l’essai depuis que le choléra a de nouveau sévi de notre temps sur l’Europe. (Vov. Traité de géographie et de statistique médicales , par Boudin.)
On a fait, en Angleterre notamment, une étude comparative du résultat de quatre modes principaux de traitement.
2749 cas de choléra ont servi de base, pour celle étude, à la commission de Londres, selon le caractère prédominant du traitement employé.
1° Traitement parles évacuants ;
2° Par les astringents ;
3" Par les stimulants ;
4° Par les vomitifs et les purgatifs.
Les tableaux du rapport fournissent la condamnation du traitement par les évacuants.
Ils semblent témoigner encore contre le traitement par les stimulants, excepté comme ressource dans les cas extrêmes.
Ils accordent un avantage marqué surtout au calomel associé à l’opium.
Ils reconnaissent une supériorité plus tranchée aux astringents en particulier, à la chaux unie à l’opium.
La mortalité moyenne est, en effet, dans le traitement par les évacuants, de 71 pour 100; par les stimulants, de 54 pour 100; par les altérants, calomel et opium, de 56 pour 100 ; par les astringents, de 20 pour 100.
Par notre méthode quinique, nous avons perdu un peu moins de 10 pour 100.
C’est incontestablement celle qui jusqu’ici a donné les résultats les moins équivoques et les plus satisfaisants, sur un groupe de cholériques rigoureusement -suivis un à un, jour par jour, dans un service tout spécial.
Quel traitement, de maladie grave, et surtout de choléra, a jamais permis de guérir une proportion de 90 malades sur 100, comme nous avons eu le bonheur de le faire en Cochinchine?
Notre satisfaction est grande dès aujourd’hui; elle sera complète lorsque notre méthode de traitement vulgarisée permettra, désormais, à tous les praticiens, de ne plus rester impuissants contre un fléau qui cessera de faire la calamité du genre humain.
Terminons ces réflexions par la suivante :
Durant l’épidémie de choléra qui a sévi sur Paris, en 1866, nous avons eu, à Courbevoie, 20 cholériques envoyés dans le service spécial de l’hôpital militaire du Gros-Caillou; 19 sont arrivés à guérison, un est mort, le seul qui n’eût pu prendre, au début de l’accès, la dose de sulfate de quinine que nous nous étions fait une règle d’administrer avant leur départ de la caserne.
Ce fait, nous parait-il, comporte un grand enseignement, comme contre-épreuve, dans nos climats, de la méthode de traitement que nous venons de préconiser.
A la suite de ce que nous venons de dire, quant à la thérapeutique du choléra, nous ajouterons comme complément ce qu’a conseillé un de nos inspecteurs, l’emploi du bain de vapeur ou bain marie (1). Le choléra, dit M. Cazalas, a reparu le 15 avril 1855 sous forme épidémique à Constantinople, parmi les troupes nouvellement arrivées de France. Ce fut l’occasion, pour le médecin en chef de l’hôpital de l’école militaire, d’employer un nouveau et puissant moyen, l’application mieux entendue que par le passé de l’air chaud au moyen du bain marie ou bain de vapeur oriental. Il faut deux chambres ou étuves inégalement chauffées, l’une n° 1 à 40°, l’autre n° 2 à 50 '. Tous les cholériques cyanosés, algides ou tourmentés par des crampes
(1) De l'emploi des (juins de vapeur , dans le traitement du choléra algide , par M. Cazalas, médecin en chef de l'hôpital militaire de Constantinople.
MALADIES CLIMATÉRIQUES
violentes, sont placés au bain de vapeur, sur un lit, où ils sont frictionnés avec de l’alcool camphré ou autre stimulant, jusqu’à production de la réaction. Ils sont transportés ensuite dans l’étuve n° 2 où, enveloppés dans une couverture de laine, on leur laisse prendre à volonté des boissons tempérantes. Quant la réaction semble régulière et assurée, les malades sont portés à leur lit de salle, toujours bien enveloppés. Le séjour dans la première étuve est de 20 à 40 minutes, et de 2 à 5 heures dans la 2rae. En général, du moment où, sous l’influence de cette chaleur humide, la réaction s’opère dans la première étuve, qu’elle se soutient et se régularise dans la deuxième, on peut considérer le malade comme hors de danger.. La circulation se réveille et se régularise, le sang perd sa plasticité cholérique, la cyanose disparaît avec une rapidité remarquable, la peau reprend sa souplesse et sa couleur; la sueur survient, les crampes ont disparu, la respiration est devenu ©plus facile, la congestion pulmonaire s’effaçant, les vomissements se sont supprimées, la diarrhée'se modifie. Quand la réaction salutaire est ainsi obtenue, la convalescence est franche et courte. Lorsque dans l’étuve, il y a des symptômes de congestion delà tête, les aspersions d’eau froide les arrêtent.
Le bain de vapeur n’est applicable qu’à la période algide, alors que les
crampes tourmentent le malade; il est, dit 31. Cazalas, de tous les moyens thérapeutiques, jusqu’à présent mis en usage, le plus puissant et surtout le plus propre à combattre i’algidité, la cyanose et lescrampes cholériques, à provoquer une bonne réaction, à maintenir la convalescence et à assurer la guérison.
Donnons sous toutes réserves et telle que nous la trouvons, la nouvelle d’un spécifique contre le choléra. Dans une lettre, adressée à la Revue médicale (1871), le professeur Mianowski, de l’académie de médecine et de chirurgie de Saint-Pétersbourg, dit avoir employé l’éthiops minéral, ou sulfate noir de mercure, contre le choléra qu’il guérit radicalement ( sic), avec une promptitude extraordinaire, c’est-à-dire en moins (le deux heures. Contre la maladie déclarée la dose est de fiO centigrammes à 2 grammes, administrés en poudre dans des pains azymes. Comme préservatif on donne de 20 à GO centigrammes par jour. Une affirmation pareille devait être étayée sur des faits cliniques probants, en dehors desquels il n’y a que vaine illusion.
Fièvre jaune. — Peste. — De même que la fièvre intermittente simple peut passer, successivement, à la forme algide, de la forme algide à la forme cholérique et au choléra confirmé; de même à la saison chaude, dans les latitudes méridionales surtout, la fièvre, d’intermittente qu elle était, peut devenir rémittente, et de rémittente repasser intermittente. Puis, il arrive que la forme rémittente prend parfois une gravité excessive, avec symptômes bilieux plus prononcés, ictéricie générale, vomissements bilieux verdâtres, puis noirâtres et tous les caractères de la fièvre jaune. Si alors quelque médication peut conjurer une issue funeste, c’est
ncore la médication quinique. Eli bien, si cette fièvre rémittente au lieu te prendre plus particulièrement les caractères de la fièvre jaune, comme ■n Algérie ou sur les côtes du Sénégal, vient à sévir sur une autre partie e 1 Afrique, en Egypte notamment, débutant par des frissons, des courbatures, des ciampes a^c anxiété, gastralgie, nausées, vomissements •dieux, quelquefois noirâtres et sanguinolents, déjections diarrhéiques e même nature, avec douleurs abdominales violentes : qu’à cette première période succède la période de réaction, que le pouls se développe, i chaleur devienne brûlante, la céphalalgie excessive, avec vertige ou élire, que la transpiration s’ensuive abondante et fétide, amenant souent une éruption miliaire ou pétéchiale, en même temps que les urines ont troubles, faudra-t-il en ce cas méconnaître la fièvre rémittente, parce ue les paroxysmes amènent aussi le développement de bubons, le plus mvent gangreneux, et par cet épiphénomène conclure à une maladie mte différente, à la marche rapidement funeste de laquelle il n’y aurait lus qu’à assister spectateur, sinon inactif, du moins impuissant? Nous ne
• pensons pas, car toutes les lois de l’analogie, d’accord avec les données e l’observation, révèlent encore ce qu’il y a à tenter de ce côté. Mais, ailleurs, Pinel n’a-t-il pas admis la peste comme une fièvre? Ne l’a-t-il as appelée adéno-nerveuse? N’a-t-il pas dit qu’il fallait employer contre itte fièvre le quinquina, le vin de quinquina, le camphre etc. « La fièvre une, dit M. Perrier (1), se rencontre avec le type rémittent, ou même [terminent, soit à son début, soit vers son déclin, aussi bien que les anifestations graves de nos fièvres algériennes. Il n’en est pas autrement mr la peste, dans laquelle on constate également une foule de degrés, es pestes fréquentes ont lieu dans le nord de l’Afrique. »
Mais, enfin, la peste d’Egypte surtout, ce qu’on appelle la vraie peste, îest-ce donc? Voici notre réponse avec un observateur compétent, Clot- >v, qui précisément a fait un livre intitulé : De la peste observée en jypte, (Paris, 1840,) — ■ et auquel nous allons emprunter les éléments de )tre réponse. « Lorsqu’en 1825, dit Clot.-Bev, je partis pour l’Égypte, en lalité de médecin et de chirurgien en chef des armées, je n’avais sur la ■ste d’autres notions que celles que j’avais acquises par la lecture des ivrages anciens et modernes. J’arrivai dans le pays, sous l’influence des ées de l’époque. Je croyais à la contagion, non point comme à un fait contestable bien démontré, mais comme à une opinion adoptée par le us grand nombre des médecins. A part cela j’étais sans théorie arrêtée, us système prémédité ni exclusif, et je voulais attendre les faits pour ger. Enfin, en 1855, une terrible épidémie qui a ravagé Alexandrie, le
• re, et qui s’est étendue au loin, dans les provinces, est venue nous urnir un vaste champ d’observations. En effet, nous avions des hôpitaux gulièrement établis, où les pestiférés étaient admis et traités comme ur les maladies ordinaires, et la possibilité de faire librement des ouver-
I; Hygiène.
MA LA DIRS CLIMAT!- RIQl'KS .
tures (le cadavres. Pour mettre à profit ces avantages, j’eus l’idée de créei nue commission, dont voici le procès-verbal : le retard de la science sui une maladie si ancienne, le désaccord qui a régné jusqu’ici parmi le: auteurs, les nombreuses controverses, la contradiction de leurs opinion: et l’exclusivisme de leurs théories; en un mot, le résultat négatif de toute les investigations tentées, et l’espoir d’en obtenir un différent, ont été I principal motif qui nous a conduits à entreprendre de nouvelles recherches. Si la commission a espéré tout d’abord arriver à une autre fin qm ses devanciers, c’est qu’elle avait la volonté fermement arrêtée de mar cher par une autre voie; car tout en reportant ses avantages plutôt au nouveaux progrès scientifiques dont elle a profité, qu’à des conditions d capacité spéciale ou de courage personnel, elle n’en reconnaît pas moin que si la pusillanimité n'avait pas exagéré le danger , que si les médecin qui, dans ces dernières années, se sont trouvés aux prises avec le ma l’avaient observé complètement selon la méthode que, des cette époque, 1 science pathologique leur intimait de suivre, que, s'ils eussent eu mou peur enfin , on eut eu dès lors des idées faites sur la peste. La commissio s’est rendue deux fois par jour à l’hôpital de Hesbekie. Les observatior cliniques ont été exactement recueillies, aucun moyen d’analyse n’a él négligé soit au lit du malade, soit a 1 amphithéâtre. Dans toutes les phas< du mal elle s’est toujours comportée comme dans les maladies ordinaire.* jamais elle n’a eu recours à la moindre mesure prophylactique; les raj ports avec les pestiférés ont été immédiats, complets. A l’amphithéâtre, c nombreuses autopsies ont été faites avec calme, lenteur, discernemen Plus de cinquante ouvertures furent pratiquées, et toujours toutes l lésions pathologiques ont été scrupuleusement appréciées, de manière ne laisser aucun doute sur leur siège, ni leur nature. Pendant sept mo consécutifs nous avons poursuivi notre tâche avec persévérance. »
Il n’est aucune maladie qui ait été considérée et définie de tant < façons diverses que la peste. C est le Déver des Hébieux, le a d Grecs, le lues des Latins, 1 elcobbah des Arabes et le plague des Anglais; c’e pour nous Français la fièvre pestilentielle, la fièvre adéno-nerveuse, typhus d’Orient, le typhus africain. C’est une fièvre endémo-épidémiqi ayant pour caractère spécial de produire des bubons, des charbons, d pétéchies. Cette maladie endémique dans tout l’Orient, dit Clot-Bey, ne répand jamais ni par contagion ni par infection ; elle se développe unigi ment sous l'influence de conditions climatériques. Les gens qui, par suite leur profession, sont exposés à des travaux pénibles, à des excès de fa gue. aux intempéries des saisons, à de brusques changements de temj rature, sont bien plus aptes que les autres à contracter la peste. On voit, ce sont toujours les influences thermo-hygrométriques qui sont en j(
Symptômes de la peste observées au Caire , de 1854 d 1855; promu vanété : léger mouvement fébrile, céphalalgie frontale, faciès plus altéi nausées suivies quelquefois de vomissements; bubons et charbons api raissant, simultanément ou isolément, sur diverses régions ganglionnain
îs premiers se terminant par résolution, suppuration ou induration; îs seconds, plus ou moins nombreux, étant toujours superficiels. Dans 3tte première variété, les malades étaient rarement alités, la transpiraon s’établissait facilement, la terminaison n’était jamais funeste.
Deuxième variété. — Frissons, vertiges, céphalalgie, abattement plus ou toins grand, lassitude générale, marche titubante comme dans l’ivresse, ouleurs lombaires, airstupide, regard couvert, yeux injectés, parole emarrassée, respiration fréquente, nausées, vomissements de matières muco- •bilieuses quelquefois, et à une époque plus avancée noirâtres, avec ou ms chaleur à la peau ; pouls fréquent et concentré ; quelquefois délire ■anguille ou agité, rêves fatigants, peu ou point de sensibilité à l’épiastre, langue humide, blanche et rose à la pointe ou sur les bords, «venant après le 2e ou le 5" jour sèche, rouge, noirâtre à son centre, mdillée; les dents fuligineuses; diarrhée se déclarant quelquefois après is premiers vomissements; les urines rouges, parfois sanguinolentes (F, iminuant de quantité vers la fin, tarissant de même. Du second au jour, apparition de bubons aux aisselles, aux aines, au cou, très rarelent aux jarrets, et de charbons et pétéchies ; délire continu, coma; mort u 4e au oe jour, ou bien les symptômes perdent de leur intensité : la ingue devenait humide, la peau moite, le pouls moins fort; les bubons larchaient à leur fin par résolution, suppuration ou induration, les harbons, s'il en existait, bornaient leurs ravages ; les pétéchies se résolaient à la manière des ecchymoses, et les malades entraient en convalesencedu sixième au huitième jour. D’autres fois la maladie se prolongeait, i langue restait sèche, rouge ou fendillée; son centre Se couvrait d’un nduit noirâtre, les dents devenaient plus fuligineuses; le ventre se abonnait, la diarrhée persistait, les selles étaient fétides; alternatives de ’anspiration el de sécheresse à la peau, pouls fréquent et irrégulier; mimeil agité, quelquefois délire; les bubons marchaient lentement vers i suppuration, et quand elle existait, elle était séreuse et fétide. Le îalade arrivait à la convalescence du 14e au 20e jour: ou bien les syintômes s’aggravaient et l’issue était funeste.
Troisième variété. — Exagération de tous les symptômes précédents, énéralement suivis de mort. Clot-Bey arrive â ces conclusions : « En ésumant ce que l’on a dit sur l’étiologie de la peste, nous avons démontré ue les causes d’insalubrité, d’infection sont insuffisantes pour nous onner raison du développement de la maladie. Nous avons donc admis existence de causes générales épidémiques, semblables à celles qui prouvent le choléra, la fièvre jaune, la grippe, etc.
Ces causes peuvent seules suffire au développement de la peste, et si action des causes d’insalubrité ajoute â l’intensité de la maladie, celles-ci ont impuissantes par elles-mêmes à donner naissance à l’affection. Ces
I) Nous retrouverons plus saillant ce phénomène dans la fièvre dilc hémalurique du 'énégal
MALADIES CLIMATÉRIQUES
causes tiennent à certaines circonstances probablement météorologiques, à certaines conditions atmosphériques, que nous désignerons sous le nom de constitution pestilentielle, causes qui, étant propres à quelques pays, à quelques climats, donnent lieu dans ces circonstances, à la peste sporadique, à l’endémicité, et qui, étant générales et plus intenses, produisent les épidémies. 11 ne nous restait donc que la question d’épidémicité comme seule rationnelle, et l’influence des causes météorologiques, qui pussent donner l’explication des faits. Ce sont ces causes que nous avons proclamées seules valables et seules nécessaires au développement de la peste, comme à celui du choléra, de la fièvre jaune, de la grippe, etc.
Le 8,: chapitre du livre de Clot-Bey a pour titre : autres faits qui prouvent lu non-contagion de la peste. « Nous avons établi dans les paragraphes précédents, par des faits qu’il eut été facile de corroborer de mille autres, que la peste se développe, souvent sans contact médiat ni immédiat.
Nous allons démontrer maintenant que malgré le contact, la transmission n’a pas lieu le plus souvent encore ; double démonstration qui doit renverser le principe fondamental des contagionnistes, et ramener les esprits à la nécessité de substituer à cette cause unique et imaginaire, le concours de celles que nous avons indiquées, les causes des épidémies.
« A la suite du fléau meurtrier de 1855 et 1856, toutes les hardes, tous les meubles des morts, ont été vendus dans les bazars, et mis en usage sans désinfection préalable.
Les effets de 50,000 morts n’ont pu communiquer la maladie à une seule personne. Plus de 600 maisons au Caire sont restées vides, à la suite de la dernière épidémie, elles n’ont été rouvertes que quelques mois après
la cessation du fléau.
Le Bey chargé de faire l’inventaire de ce qu’elles renfermaient, ainsi que les commis et les hommes de peine, au nombre de plus de cinquante, ont pénétré dans toutes les parties de l’intérieur de ces maisons, touché les effets, et personne d’eux n’a contracté la maladie. Beaucoup de femmes atteintes de peste allaitaient leurs enfants sans leur communiquer le mal dont elles étaient attaquées, et auquel elles ont succombé maintes fois; réciproquement beaucoup d’enfants sont morts à la mamelle, dans les bras de leurs mères, sans leur communiquer leur mal. Plus de cent autopsies ont été faites, et nous avons passé, dit Clot-Bey, des heures entières à rechercher, dans les cadavres de ceux qui venaient d’expirer, les altérations pathologiques dont on s’était si peu occupé avant nous. Enfin det> expériences ont été tentées sur des animaux, des condamnés, sur nous-mêmes.
M. Bulard a fait enlever la chemise d’un pestiféré, l a revêtue immédiatement, et l’a gardée pendant 48 heures. Je me suis moi-même, dit Clot-Be} , inoculé à deux reprises le sang d’un pestiféré, et le pus d’un bubon. D après ce que nous avons dit de la peste, de son caractère épidémique et non contagieux, il est évident que pour nous aucune des mesures de précaution, lazarets, etc., ne sauraient être de quelque efficacité contre la propagation de la maladie, car des lazarets, des cordons, des quarantaines sont
PATHOLOGIE ET THERAPEUTIQUE.
es moyens impuissants pour arrêter une maladie qui n’ait sous l’influence e causes générales qui échappent à tous nos moyens d’attaque, à toutes es barrières qu'on veut leur opposer. Si c’est un spectacle affligeant de oir les ravages occasionnés par la peste, et les maux innombrables qu’elle ntraine à sa suite, il en est un plus affligeant encore à considérer : c’est ? spectacle des calamités enfantées par la croyance à la contagion. Cette rovance erronnée a produit des sentences iniques, des jugements ridiules, des supplices atroces. Elle a donné lieu à des mesures barbares, qui
> sont perpétués jusqu’à nous. Aux premiers cas qui surgissent dans une ille pestiférée, aux premiers mots'de contagion, chacun veut fuir, chacun isole. Soudain le commerce a cessé ses relations, les travaux sont interamp us, le cours de la justice est arrêté, la désolation se répand partout,
> honteux égoïsme se montre tête baissée, étouffant tout lien de famille, l’amitié, tout sentiment de philanthropie. Là ce sont des malades, objets horreur et d’effroi, traînés sur la place publique par leurs parents ou ;urs amis ; ici c’est le fils qui repousse sa mère, le mari qui fuit sa femme, i femme qui abandonne son mari. Et au milieu de ces scènes d’horreur, i quelque homme courageux, si quelque âme ardente se sacrifie, on reste ’oid et impassible à son exemple, et le dévouement ne trouve pas d’imiiteùrs, car la terreur a tué tout noble sentiment. Dans le Levant la doc- >ine de la contagion, prêchée par les Européens, n’a tendu jusqu’à présent u’à produire des calamités semblables, et à renouveler ces scènes 'horreur et de désolation. Non-seulement l’effroi s’est répandu dans les ilïérentes classes de la société franque, il s’est encore emparé des médeins, et à fait méconnaître à un grand nombre leurs devoirs et leurs erments. Il s’est communiqué aux ministres de la religion, et ces apôtres e la charité, oubliant leur mission d’abnégation et de dévouement, ont li comme le soldat timoré à l’approche du combat; ils se sont enveloppés ans des manteaux de toile cirée, et ont fermé l’oreille aux prières du malheureux qui leur demandait des paroles de consolation et d’espoir, lis ont franchi qu’en tremblant le seuil de la porte où les attendait le moriond, et lui ont administré l’hostie sainte au bout de longues pinces 'argent. Cependant n’avaiènt-ils pas à la mémoire le dévouement des fiarles Borromée, des François de Paule, des Belzunce? Mais au lieu de imiter, ils ont forfait à leur religion. Chrétiens et prêtres ils se sont mntrés pusillanimes, insensibles et cruels, quand les musulmans braaient tout péril et leur donnaient l’exemple du courage et des belles ertus. Portons à présent nos regards d’un autre côté, et après avoir bservéle chrétien contagioniste, comparons lui le musulman qui ne croit oint à la contagion. Quand la maladie se déclare l’enfant de Mahomet se mmet à la volonté de la Providence, reconnaît la main de Dieu, et se • it. Il vaque à ses affaires, continue ses relations avec ses parents, ses mis, la mère n’abandonne point son enfant, l’épouse pleure sur le lit de m époux expirant, le fils ne fuit plus les derniers embrassements de son ère. Au lieu de ces tableaux d’horreur que nous avons retracés plus haut,