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CLIMAT DR S R NRC AL

sives, peu de coliques sèches, peu de dyssenlerie, encore moins d’hépatites, beaucoup de fièvres d’accès et d’anémie consécutive.

Maladies de la station du Gabon , du 1 " décembre 1861 au 1er octobre 1865.

Fièvre jaune 160

— intermittente . . . 1589

— • rémittente .... 69

— bilieuse 69

— rémittente bilieuse . 25

Cachexie fébrile . . . . 165

Dyssenlerie 120

Coliques nerveuses ... 17

Hépatite 10

Scorbut 6

Héméralopie 18

Il est a îegiettei que cette note ne donne ni l’effectif, ni les décès ; Je tableau suivant serait plus explicite si l’on eût eu des chiffres à l’appui .

Maladies du Gabon :

Fièvre intermittente.

— bilieuse.

— hématurique (hématurie

pendant les accès).

— typhoïde.

— algide.

— rémittente.

— bilieuse.

— ataxique.

— ataxo-a dynamique.

— pernicieuse comateuse.

— épileptiforme.

— convulsive.

— • adynamique.

— algide.

— hématurique.

Cachexie fébrile et diverses maladies sporadiques de nos climats.

Causes de décès :

Fièvres.

Dyssenlerie (grave et fréquente chez les noirs).

Hépatite (rare).

Encéphalite.

Maladie du sommeil (somnolence ou hypnose chez les noirs du Congo).

Les fièvres à forme typhoïde (communes et toujours graAres).

Un cas de colique sèche chez un matelot (absence d’intoxication saturnine) pas de liseré, contractions musculaires.

Fièvre rémittente bilieuse hématurique (•) avec apoplexie des reins. — La lièvre bilieuse hématurique, improprement appelée fièvre jaune des créoles, est un des types les plus remarquables des fièvres graves des pays chauds. Les fonctions intellectuelles ne sont pas toujours troublées.

Quatre fois sur sept l’intelligence est restée intacte jusqu’au moment de la mort. D’autres fois, il y a de la somnolence, coma vigil, coma, phénomènes ataxo-adynamiques, ictère, sang dans les urines (depuis le rouge ■dair au noir foncé).

H y a dans la fièvre bilieuse hématurique, dit M. Pellarin, une apo-

6) Far AI. Pellarin.

plexie ou, si l’on veut, une hémorrhagie des reins, et l’on en trouve les traces à l’autopsie. Ce sont l’ecchymose et l'infiltration sanguine de la substance corticale, tantôt d’un seul rein, tantôt des deux.

Cette fièvre devrait être appelée néphrorrhagique, car c’est une maladie à hémorrhagie comme la fièvre jaune.

Aussi, nous paraît-il difficile de la séparer de la fièvre jaune, malgré la distinction que cherche à établir M. Pellarin, basée sur laprovenance du

sang.

Haut-Sénégal . — Bakel, chef-lieu du pays de Galane, est la capitale des possessions françaises dans le Haut-Sénégal, à 14° de lat. N.-, à 220 lieues de St-Louis, en suivant le fleuve dont les eaux, trop basses pour la navigation pendant 8 mois, redeviennent navigables partout, à partir de juillet, et subissent une hausse d’étiage de 11 mètres.

L’année a huit mois de bonne saison (sécheresse), d’octobre à juin, et quatre mois d’hivernage, de juin à octobre, qui est la saison des tornades, des pluies et des chaleurs constantes, (4b degrés centigrades à l’ombre). — Le fleuve monte rapidement et déborde de toutes parts.

La puissance du courant, dont la vitesse est de 4 à b nœuds, refoule l’eau salée, qui pendant la saison sèche avait remonté à plus de 120 milles au-dessus de St-Louis.

La température est rarement au-dessus de 5b" centigrades. A l’anémie des arrivants, s’ajoutent bientôt les fièvres rémittentes cérébro-spinales, des asphyxies par la chaleur. Puis viennent les dyssenteries, les hépatites, lacolique sèche, la fièvre pernicieuse de diverses formes, l’ulcère phagédénique, etc.

D’octobre cà décembre c’est la période de la baisse des eaux de fleuves. La saison relativement fraîche va de décembre à mars, le thermomètre oscille de 28 à 2bn. C’est l’époque où les indigènes souffrent des affections catarrhales (ophthalmies, otites, angines, bronchites, pleuro-pneumonies, dyssenteries, avec complication de rhumatismes).

Variole. — Règne en permanence dans toute la Sénégambie, et souvent épidéiniquement. Les peuplades ont de la répulsion pour la vaccination.

Pneumonie. — Sévit pendant la saison • fraîche chez les noirs, les tirailleurs sénégalais, les Laptots. La dénomination de phthisie galopante conviendrait à la pneumonie des noirs, à cause de la rapidité de son évolution.

En dehors des cas d’une intensité foudroyante elle guérit très vite, quand

on la traite au début. L’inflammation affecte une violence extrême et passe d’emblée, pourrait-on dire, au 3,np degré, et cependant, 1 expectoration est presque nulle, et la réaction fébrile n’est pas en rapport avec la gravite du mal, qui se concentre en une sorte d’engouement pulmonaire.

M. Thaly dit formellement que la saignée générale doit être complètement rejetée du traitement de ces pneumonies, au contraire, les sangsues,

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