‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 178 sur 215 · MALADIES CU M A T ÉR I QU E S · texte numérisé non relu

MALADIES CU M A T ÉR I QU E S

Parmi les fièvres pernicieuses, la forme délirante et comateuse sont fréquentes, la fièvre algide est plus rare.

Quant à la fièvre jaune, on cite deux grandes épidémies : en 1740 et en 1842. L’épidémie de 1852 n’aurait été qu’une fièvre rémittente compliquée de dyssenterie, suivie d’un état typhoïde, pour certains observateurs, tandis que, pour d’autres, c’était bien la fièvre jaune. D’autre part, la fièvre rémittente bilieuse y est assez fréquente et assez grave, pour avoir fait croire plusieurs fois à l’invasion de la fièvre jaune. Ces dissidences ne prouvent qu’une chose, c’est qu’on s’évertue, mais en vain, à faire deux maladies distinctes d’une seule et même affection : à un certain degré de gravité : fièvre rémittente bilieuse est bien synonyme de fièvre jaune.

La fièvre typhoïde s’observe fréquemment sous la forme ataxo-adynamique; onia traite, avec assez de succès, par les purgatifs légers, associés à la médication tonique.

L’hépatite est très fréquente.

La dyssenterie est la plus cruelle des affections de la saison des pluies; elle se termine souvent par la mort qui survient, d’après M. Destruges,du 12e au 14e jour. Il n’est pas rare d’observer, dans le cours de cette affection, des ulcérations à l’anus et la perte de la contractilité du sphincter. Ces ulcérations prennent rapidement l’aspect gangréneux, symptôme regardé comme le signe d’une mort inévitable. L’ipéca, administré à la brésilienne, est le médicament qu’on emploie avec le plus de confiance. L’anasarque est une complication funeste. La dyssenterie chronique enlève aussi beaucoup de malades.

La colique nerveuse sévit fréquemment, précédée parfois de troubles digestifs, ou encore liée à un ictère dépendant d’une affection du foie.iV’y aurait-il pas en pareil cas, colique hépatique, dit avec raison M. Duplouy ! Pour le traitement de la colique nerveuse, M. Destruges se loue beaucoup de l’extrait de belladone à doses réfractées, après l’emploi d’un vomitif. Il n’a pas observé de paralysie des extenseurs, ni d’accident du côté des centres nerveux, celte maladie paraît d’ailleurs moins grave qu’au Sénégal et à Cayenne.

La colique nerveuse serait, d’après le même praticien, très fréquente chez les nouveaux-nés, qu’on expose trop tôt à la ventilation du balancement, en hamac, sous les varandes.

La phthisie pulmonaire est très fréquente et s’aggrave très rapidement, si, au lieu de rester au bord de la mer, les malades vont habiter les montagnes, dans la fausse idée d’aller à la recherche d’un air plus pur. Les, nombreux cas de bronchite sont attribués aux vents du nord, qui passent sur les sommets neigeux des Cordillères.

Il y a eu souvent des épidémies de variole. La scrofule est répandue, la syphilis est assez rare.

Le traumatisme se complique, souvent, de tétanos qui est, à peu près, toujours mortel.

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