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ORIENT

Rapport des morts é

Entrées.

Morts

1000 entrées.

Fièvre

intermittente. . . .

rémitente

ooO

» bilieuse . .

typhoïde

continue grave . . .

» simple. . .

Total.

Il y a, en outre, la fièvre, dite de Bombay, qui depuis plus de 50 ans aurait été introduite à Maurice par les Indiens sur lesquels elle sévit presque exclusivement., et qui est considérée, par la plupart des médecins, comme une fièvre essentiellement continue, propre aux asiatiques, hautement contagieuse chez eux, exceptionnellement transmissible aux créoles. C’est une fièvre typhoïde à forme bilieuse, sans aucune rémittence et sur laquelle il est nécessaire de faire encore des recherches plus approfondies.

Fièvre à rechute (relapsing fever typhus récurrent), à Vile de la Réunion en 1865 (0. - La forme légère est la fièvre intermittente; la forme grave est la fièvre rémittente bilieuse des pays chauds. Elle s’accompagne de vomissements et surtout de hoquet, prélude delà mort. Les rechutes sont fréquentes. Les cas graves tiennent tout à la fois de la fièvre rémittente bilieuse, à traits typhoïdes, du typhus fever, de la fièvre jaune.

Les principales causes de décès à la Réunion sont : les fièvres rémittentes et intermittentes compliquées de diarrhée ; la diarrhée chronique et l’anémie, la dyssenterie.

A la Réunion, comme autre part, le sulfate de quinine est le spécifique par excellence.

Climat des Possessions neêrlandaises des Indes Orientales (-2).

Sumatra, Java, Madura, Bornéo, les Célèbes, les Moluques, la partie occidentale de la Nouvelle-Guinée etc., sont entre 5° de latitude nord et 11° de latitude sud.

Batavia est devenu le siège du gouvernement et la capitale des Indes Orientales néerlandaises.

Dans l’archipel Indien, la mousson d’ouest dure d’octobre en avril; de mai à septembre, c’est la mousson d’est.

La mousson d’est qui, en général, est la belle saison, la saison sèche pour les iles de l’archipel indien, est, au contraire, la mauvaise saison, celle des pluies pour les Moluques. La mousson d’ouest y constitue la saison sèche.

(I) b’nprès M. Mac-Auliffe.

12 D’après M. Van Locnt.

MALADIES CLIMATERIQUES.

La température moyenne de l'archipel Indien est de 50°. Elle est modérée, à la sensation, par les alternances des brises de mer pendant le jour et des brises de terre pendant la nuit.

La population indigène comprend la race nègre, malaise et celle des Battaks.

En 1802, la population des Indes Orientales néerlandaises, répartie selon

les différentes races était :

Européens et races de couleur assimilées 525,000

Chinois — — 250,000

Arabes — — 9,000

Orientaux — — 50,000

Indigènes — -- 17,500,000

Total . 18,200,000

Le scorbut est rare ; le béribéri est plus fréquent. Comme le scorbut, le béribéri reconnaît pour cause principale une alimentation trop uniforme, insuffisante et de mauvaise qualité, prédisposant à la fièvre d’accès, (mais de là à l’identité qu’on voudrait admettre il y a loin).

Nous sommes de l’avis de M. Le Roy de Mericourt : le béribéri n’est pas une maladie exclusivement propre à l’Inde, elle s’observe aux Antilles et au Brésil.

On a voulu confondre ceux-ci avec le béribéri, l’hydrémie scorbutique observée à bord de navires revenant des Indes Orientales.

Le seul point d’origine, c’est que le béribéri, comme l’hydrémie scorbutique (l’anémie et la cachéxie fébrile), succèdent souvent à des fièvres d’accès récidivées et rebelles.

Géophagie el marasme du fumeur d’opium. — La géophagie, mal de cœur, mal d’estomac des nègres, anémie inter tropicale, est observée dans l’archipel de la Malaisie, chez ceux qui travaillent aux durs travaux, notamment aux mines de Bornéo. L’inanition, la nostalgie, le désespoir causent le marasme et le suicide par la géophagie.

L’abus de l’opium est poussé très loin, parmi les indigènes de l’archipel indien. Chez quelques uns, ce n’est pas le marasme qui survient, mais l’exaltation furieuse appelée amok , lorsque l’abus de l’opium est brusquement poussé à l’ivresse.

Dans les Indes, la chlorose est la maladie des européennes, accompagnée de leucorrhée.

La scrofule n’est pas rare dans les îles de l’archipel.

L’arthrite et le rhumatisme sont fréquents, comme dans les pays tempérés. Les Indiens emploient beaucoup et avec succès le pitjit. Ce sont des manipulations ordinairement faites par de vieilles femmes, comprenant des frictions, des compressions, le massage; une séance dure d’une demi-heure à deux heures.

La syphilis est très répandue dans l’archipel de la Malaisie, mélangée à la scrofule et à la lèpre; les accidents tant primitifs que consécutifs sont très rebelles aux traitements spécifiques et appropriés.

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