LIMAT DF.S INDE? ORIENTALES
Les uréthrites elles vaginites sont très rebelles.
Les végétations et l’orchite, les bubons, le chancre, les plaques muqueuses, les syphilides, les gommes sont très fréquents.
Les Européens ont offert 50 p. 100 d’individus atteints de syphilis, dans une période de cinq années (1861-18G5).
L’intervention des médecins Européens a, depuis 50 ans, produit une notable amélioration, sinon sur la fréquence du moins sur la gravité de la syphilis.
Lèpre et èlèphanliasis. — C’est surtout dans l’archipel des Montagnes (aux îles Baséda et Ternate), qu’on observe la lèpre. Cette maladie n’est pas rare non plus dans la partie occidentale de Bornéo, surtout parmi les Chinois, à Célèbes, à Timor et à Flores. Toutes ces localités possèdent des léproseries.
Les Arabes de l’archipel ne sont pas atteints de lèpre. L’immunité, dont ces tribus jouissent, ainsique leurs descendants, est un argument puissant contre la prétendue contagiosité, ainsi que la théorie du développement autochtone de la lèpre. Elle témoigne au contraire en faveur de l’origine héréditaire, chez les autres races.
Rarement, dans les Indes, les Européens sont atteints de lèpre. Il n’en est pas de même pour les gens de sang mêlé. Partout dans les Indes on rencontre l’éléphantiasis, assez souvent le même individu est atteint de lèpre. Cependant on ne saurait révoquer en doute l’analogie qui existe entre l’éléphantiasis et la lèpre tuberculeuse.
Quelquefois la lèpre est compliquée de scrofule, fort souvent de syphilis. (Tout cela pourrait bien n’êlre que la transformation héréditaire du même mal primitif, la syphilis).
Le Dr Pompe appelle pseudo-icthyose, une maladie très fréquente, que les indigènes désignent sous le nom de cascadoé.
A Java, aux îles Moluques, on rencontre souvent le f'rambæsia.
Le lichen tropicus (en français bourbouilles , en hollandais Roode Hond, est une éruption de la peau, qui tourmente le plus les Enropéens nouvellement arrivés dans les pays intertropicaux. L’éruption furonculeuse est fréquente aussi.
A Singkel (cotes N.-O. de Sumatra), les lièvres d’accès sont fréquentes.
Les divers herpès ( circiné zoster) sont fréquents, de même que les tâches hépatiques ( chloaima ).
La gale est excessivement répandue. La filaire a été importée à Java par les Africains de la côte de Guinée, (St-Georges d’Elmina).
La rougeole et la variole sont fréquentes. La variole est souvent grave, la vaccination, malgré les efforts des médecins hollandais, ne se propage et ne réussit (pie fort peu.
On observe dans les hautes vallées l’albuminurie et le goitre, chez des crétins que les Javanais appellent cancrélats.
Les inflammations de la conjonctive se montrent depuis l’hypérémie,
MALADIES CLIMATÉRIQUES
jusqu’aux granulations de la conjonctivite diphthérilique et la formation d’abcès.
Le chemosis se produit souvent. La conjonctivite blennorrhagique et l’ophthalmie purulente sont fréquentes. Les cécités qui en résultent sont en nombre considérable. Le ptérygion, la kératite, l’iritis, l’héméralopie, etc., s’observent souvent. La cataracte sénile se produit souvent dans l’Inde.
Java. — . Description médico-topographique des ports principaux. Climatologie. — Les moussons ont une influence directe sur le climat de Java en vénérai, mais ce climat offre des différences considérables, suivant les alti-
tildes (comme partout), etc. Cette île immense peut être divisée en quatre zones : la 4rR zone, torride, comprend le terrain situé entre les bords de la mer et une hauteur de 2,000 pieds. Elle a une température moyenne de27°, aux limites inférieures, et de 25° aux limites supérieures.
La 2e zone, tempérée , s’étend d’une altitude de 2,000 à 4,500 pieds : la température moyenne à ces niveaux y est de 25° à 18°.
La 5e zone, fraîche, d’une altitude de 4,500 à 7,500 pieds, a de 18° à \Ô“. C’est la zone de nuages et de brouillards.
Dans la 4S zone, froide , la température inférieure (à 7500 pieds), est de 15°, la supérieure (à 40,000 pieds) est de 8°, on y arrive rarement au point de congélation.
On peut trouver ainsi des Sanitorium à diverses altitudes :
Démographie : Européen 25,000
— Chinois 4 58,000
Indigènes 44,500,000
— Arabes orientaux . . . 25,000
Total .
Les Javanais sont de race malaise.
Anger. — Port de Banjoewangie. — Température moyenne (à 5 h.)
Janvier
Juillet.
Février
Août .
Mars .
Septembre .
Octobre .
Mai
Novembre.
Juin .
Décembre
Les mois
de janvier, février, mars et quelquefois
avril, ont un ciel
chargé, des pluies, des orages, des tempêtes par des vents de sud-est et de nord-est.
Les mois de mai, juin, juillet, août, septembre et octobre, le temps est en général très beau, mais avec sécheresse.
Les pluies commencement vers la fin d’octobre, et sont abondantes en novembre, orages fréquents avec des vents d’ouest, sud-ouest.
Cl.IMAT 1)1' S INDES ORIENTALES.
Pathologie. — Les maladies varient suivant les saisons, ainsi de janvier en avril, on observe la constitution catarrhale, de mai en octobre, les maladies endémiques offrent des complications gastriques. En novembre et décembre, les maladies sont souvent bilieuses.
Les fièvres mixtes, de type quotidien, rarement du type tierce, sont fréquentes, se compliquent souvent d’affections catarrhales des organes respiratoires, ou de catarrhes intestinaux (diarrhées séreuses).
Les accès pernicieux sont rares.
Tjilatjap. — Au bord de la mer; température moyenne annuelle assez élevée : la plus haute 52°, la plus basse 24°.
Les fièvres endémiques, quoique affectant quelquefois une marche épidémique, sont en général bénignes.
Les complications catarrhales sont fréquentes. Les pleurésies et les pneumonies ne sont pas rares. 11 en est de même du rhumatisme.
Cette contrée est souvent désolée par le choléra ; les épidémies sont graves, affectant la forme èrèthique.
La forme, désignée sous le nom de choléra Yicca, se manifeste souvent : alors les vomissements et les selles n’apparaissent pas. La prostration, l’absence de pouls, le refroidissement caractérisent la maladie. Tous les cas de ce genre ont été mortels en quelques heures; c’est l’accès pernicieux algide.
Des conjonctivites catarrhales ont été épidémiques, à l’époque des vents impétueux chargés de poussière.
Batavia. — Climatologie . — Les moussons régnent alternativement, celle d’est (ou belle saison), dure en moyenne depuis avril jusqu’à novembre. Celle d’ouest ou saison des pluies, de novembre en mars.
La brise de mer et la brise de terre sont très régulières, dans la belle saison.
La brise de mer se lève vers midi, la brise de terre entre G et 8 heures du soir.
Température moyenne, thermomètre centigrade.
Février 27
Mars 27
Avril 27
Mai 27
Juillet 27
Août 20
Septembre 28
Octobre 28
Novembre 29
Décembre 28
La température moyenne pour toute l’année est de 28°, elle atteint son maximum dans les mois de novembre et décembre.
Pathologie. — Les fièvres endémiques sont fréquentes. Le type quotidien domine. Les accès sont très intenses chez les Européens. Les indigènes en souffrent un peu moins. La dyssenterie survient souvent comme complication.
MALADIES CLIMATI-niQlIES.
Les fièvres pernicieuses peuvent prendre toutes les formes, notamment l’algide et l’apoplectique. La fièvre cholérique offre des cas bien tranchés. Les récidives de fièvres sont fréquentes.
La dyssenterie se complique presque toujours d’hépatite.
Les diarrhées sont catarrhales et bilieuses.
Le choléra sévit fréquemment à l’état épidémique. Le choléra sporadique et aussi la cholérine apparaissent annuellement à batavia.
Le béribéri devient rare.
11 y a des cas de scorbut dans les hôpitaux.
Des épidémies de variole, de varioloïde, de rougeole, se manifestent fréquemment, surtout dans la vieille ville, parmi la population entassée des camps chinois et indigènes, on s’occupe beaucoup de la propagation de la vaccine.
L’aliénation mentale n’est pas rare. Les militaires européens offrent un certain nombre de cas de delirium tremens.
Il y a aussi des cas de suicide.
Il y a beaucoup de fumeries d’opium à Batavia.
La lèpre s’observe fréquemment, on n’admet par la contagiosité de la lèpre, certains cas d’éléphantiasis labrorum pudendi, sont d’un volume très considérable.
On rencontre toutes les variétés de la syphilis .
Le bouton d'Amboine , qui se manifeste souvent chez les Chinois, les indigènes et les créoles, parait se rattacher à la syphilis. On le regarde généralement comme contagieux, mais la preuve n’en a pas été donnée par l’inoculation.
Les ophthalmies, héméralopies, cataractes sont très nombreuses.
Sourabaya. — Les conditions climatériques sont en général les mêmes que celles de Batavia. La bonne saison commence en avril, jusqu’en novembre, elle coïncide avec les vents d’est, de même que la saison des pluies est influencée par les vents d’ouest.
Température maximum .
Janvier ....
Février.
Août . . . .
Mars ....
Septembre.
Avril . . . .
Octobre
Mai
Novembre .
Juin
Décembre .
Pathologie. — Les fièvres intermittentes quotidiennes sont prédominantes, se compliquent d’état catarrhal et bilieux, et chez les Européens d’hypérémies des grands centres nerveux.
Les fièvres pernicieuses sont fréquentes, l’hépatite pareillement. surtout sur les Européens. Presque toujours l’hépatite est précédée d’accès de fièvre intermittente.
La dyssenterie est le fléau de Sourabaya. Souvent les accès de fièvre