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CLIMAT DE LA NOUVELLE CALÉDONIE ET LES ILES VOISINES

• madréporique l’enveloppe d’une ceinture. Comme îles secondaires se groupent, à une distance de 8 à 10 lieues l’ile des Pins, les îles Nénémas, les îles Belep, les îles Logalty. L’ile principale est montagneuse dans le sens de sa longueur; les points culminants ont une élévation de 12 à 1500 mètres. Sur les pentes latérales les cours d’eau sont nombreux et rapides; la côte est profondément découpée. Dans, l’intérieur il y a deux lacs d’un kilomètre de diamètre. Il y a des marais notamment au delta de Kanala.

A la Nouvelle-Calédonie, comme dans tous les pays intertropicaux, l’année se partage en deux saisons, l’hivernage ou saison des pluies, des chaleurs; et la saison sèche ou fraîche.

La première commence dans les premiers jours de janvier, et finit en avril; la deuxième comprend le reste de l’année. Il y a deux demi saisons intermédiaires, représentant faiblement le printemps et l’automne.

La température ordinaire est de 22 à 23° centigrades. Les mois les plus frais, sont ceux de juillet et d’août (20°), (l’hiver de l’hémisphère sud); les mois les plus chauds sont ceux de janvier et de février (moyenne -|- 20°). —La température minimum est de 13° et 14°; le maximum est de 36°.

La différence entre le jour et la nuit est ordinairement de 5°. Aucun mois de l’année n’est absolument privé d’ondées bienfaisantes, et l’hivernage compte aussi des journées sans pluies. Les rosées sont peu abondantes, l’air étant toujours agité par des brises de nuit. Les orages sont rares et peu intenses, cependant il y a parfois des ouragans en janvier, mais beaucoup moindres que ceux des Antilles par exemple.

L’alizé d’E. S.-E. est le vent généralement régnant.

La ville naissante, qui a nom de Port de France, est située dans la presqu’île de Numéa. « La partie réellement favorable aux constructions est encore à l’état de marais, couverte de paletuviens et envahie à chaque marée. Cependant, hâtons-nous de le dire, cette position défectueuse ne donne pas lieu aux inconvénients qu’on serait tenté de redouter par cette latitude (1) » .

La flore de la Nouvelle Calédonie n’offre pas la richesse que présente l’Australie, ni la beauté de celle qu’offre l’Amérique tropicale. Placée sur la limite du tropique du Capricorne, elle participe de la flore équatoriale et de celle des climats tempérés. Le P. Montrouzier la regarde comme très voisine de celle de la Réunion.

Parmi les végétaux usuels on peut citer : Vagaricus edulis très recherché des Européens.

Les graminées sont très répandues.

Le saccliarum officinarum est la seule graminée qui soit usitée pour l’alimentation. La canne à sucre réussit très bien. Les indigènes de la Nouvelle Calédonie, apportent un soin tout particulier à la culture des différentes espèces d’ignames, surtout à celle du dioscorea data , qui a autant d’importance pour eux que le blé pour nous. La banane entre pour une

(1) p. 10, t. V, Arc. de mèd. navate.

MALADIES CLIMATÉRIQUES

large part dans la nourriture des indigènes, soit crue, soit cuite. Dans ce dernier état elle constitue le principal aliment des enfants à la mamelle. Les rhizomes féculents et alimentaires d’un certain nombre d’aroïdées (taros), entrent pour une grande part dans la nourriture des Néo-Calédoniens.

Le cocotier ( cocos nu ci fera) , quoique répandu, ne présente pas cette végétation luxuriante de Taïli, des tonga etc. Il y a une espèce d’arbre à pain qui diffère de l’antocarpus incisa.

Une espèce d’euphorbe frutescente, très commune à Kanala, sert aux Indigènes à préparer une sorte de pâte qu’ils jettent dans les rivières, pour empoisonner le poisson.

Les missionnaires ont introduit la patate douce, le manioc, le maïs, les salades, choux, haricots, asperges, coings, la vigne, l’ananas et une foule d’arbres fruitiers.

La marsupialite , qui distingue la mammalogie australienne, dit le P. Montrouzier, manque à la Nouvelle-Calédonie. Les porcs, les chats, les chiens, les bêtes à cornes, les moutons, les chevaux ont été récemment introduits.

Les poissons sont nombreux en espèces alimentaires. Toutefois, il en est qui sont vénéneuses, notamment une espèce de sardine (melette vénéneuse), un sparoïde, appelé mambo, une sphyrœne et en général les tetrodons.

Les moustiques sont très abondants, et leur quantité augmente d’une manière prodigieuse au moment des chaleurs. La puce est très répandue, les indigènes sont souvent obligés d’abandonner leurs cases, envahies par des tribus de ces insectes. Parmi les arachnides se trouve l'araignée epeira edtilis , que les naturels mangent avec avidité. Il y a aussi une araignée dont la piqûre est vénimeuse, une espèce de micrommate . Parmi les annélides se trouve un Eunice gigantesque que l’on rencontre sur les récifs; elle est bronzée, atteint lm50 de longueur, ressemble à un serpent; les indigènes la redoutent.

D’après Bourgarel, les naturels de la Nouvelle-Calédonie appartiennent au type mélanésien, la variété nègre océanienne y domine, mais elle est mélangée avec la variété papoue.

Les Néo-Calédoniens sont fortement constitués; la coloration de leur peau n’est pas enlièremént noire, elle est de couleur chocolat très foncé, les cheveux sont noirs et crépus, leur barbe est fournie.

Les deux sexes se livrent de très bonne heure à tous les excès du libertinage. Les femmes sont nubiles vers Page de douze à treize ans. Leur fécondité n’est jamais grande, beaucoup sont stériles, et celles qui ont 4 ou S enfants sont rares; elles allaitent leurs enfants pendant fort longtemps, huit ans en moyenne; elles sont presque toutes atteintes de fleurs blanches, entretenues par l’absence complète de soins de propreté.

Les individus des deux sexes ont un goût prononcé pour le tabac. Leur

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