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CLIMAT DU JAPON

La vaccination commence à être pratiquée sur une grande échelle. Cependant il est fréquent de voir des individus vaccinés être pris de variole.

M. Gaigneron affirme que la scarlatine et la rougeole sont communes au Japon.

Au mois de juillet 1858, le Dr Pompe observa 45 cas de fièvres rémittentes graves, dont 5 se terminèrent par la mort.

Ces lièvres, souvent pernicieuses, exigent de hautes doses de quinine. Au dire des Japonais, ce serait en 1851 que le choléra se serait montré pour la première fois à Nagasaki, mais il paraîtrait que ce serait en 1822, qu'il serait passé de la Chine au Japon.

La réaction à forme typhoïde se montra souvent durant cette épidémie. Le sulfate de quinine forma la base du traitement, employé par M. Pompe et ses élèves. Sur 1585 malades traités, 7G7 moururent.

En 1859, le choléra se déclara de nouveau à Nagasaki, également au mois d’août, et disparut au mois de septembre. Sur 244 cas, traités sous la direction du docteur Pompe, il y eut 107 morts.

Il fut démontré, dans cette circonstance, que l’usage alimentaire d’un poisson très semblable à la sardine : engraulis japonica (Siebold), était une cause déterminante de la cholérine, aussi bien que du choléra confirmé. Depuis longtemps on savait qu’il est dangereux de manger de ce poisson, de juillet à septembre. Son ingestion occasionne rapidement des vomissements et de la diarrhée.

La phthisie pulmonaire est très fréquente à Nagasaki, et celle de la syphilis constitutionnelle jouerait un grand rôle, d’après le D1 Pompe, dans la fréquence de la scrofule.

On rencontre beaucoup de cas de paralysies qui ont une anémie profonde pour origine. On y observe aussi le béribéri, cette affection énigmatique de l’Inde et de l’Archipel indien.

On rencontre très souvent des helminthes, aussi bien chez les enfants que chez les adultes.

Les ascarides et les oxyures sont surtout très communs ; les cœstoïdes sont rares. La fièvre typhoïde se montre périodiquement pendant l’été.

Sur 18 cas traités, on a observé 15 cas se rapportant à la forme abdominale (iléo-typhus), trois à la forme pectorale pneumo-typhus, deux à la forme cérébrale (cérébral typhus) (1).

Climats d’Amérique. — États-Unis.

Documents de statistique médicale relatifs aux États-Unis (2). — Etendu du 49e au 25° degré de latitude nord, de l’Amérique anglaise au golfe du Mexique et au Rio Grande, baigné à l’est par l’Océan Atlantique, à l’ouest

(1) Friedcl.

(2) Traduction de M. Vauvray,

.M A LADIES f. L 1 M A TÉ R I QUES .

par Ig Pacifique, cet immense territoire est traversé par deux systèmes de montagnes qui, en délimitant la vallée du Mississipi et de ses nombreux affluents, permettent de considérer trois régions distinctes : une moyenne ou centrale, une entre les Alleghanys à l’est et les montagnes rocheuses à l’ouest; enfin une région occidentale qui correspond aux montagnes rocheuses et au Pacifique.

Le tableau ci-après indique les températures moyennes de quelques-

unes des localités de ces trois régions :

Températures moyennes.

Mois

Localités.

Lat.

Hiver

Print.

Été

Autom.

Année

le plus

le plus

Régions occidentales .

chaud

fruid

Fort Steilacoons

San-Francisco

Fort Fillmore

Région centrale.

Fort Brady

— Snelfîng

— Howard

— Gratiot

Oberlin (Ohio)

Leawenwort

New-Harmony

Fort Scott

Memphis

Vatchez

Bâton rouge

Nouvelle Orléans. . . .

Fort Brown

Région orientale.

-f ie;

Hancock Barraks . . .

Plattshurg

Fort Indépendance. . .

— Hamilton

Alleghany

Fort Mifïlin

— Mac Henry

— Monroë.

— Johnston

Augusla

Fort Moul (rie

Barrancas

La région du Pacifique

au-dessus de

jouit en général d’un

très doux et tempéré; le Nouveau Mexique, plus au sud, doit à sa position continentale et à son altitude (jusqu’à 5,000 mètres et au delà) les variations de température qu’il présente.

Les régions orientale et centrale peuvent être subdivisées en trois

ÉTÀTS-UN'S.

CLIMAT D’AMÉRIQUE

zones : l’une placée au nord commence vers le 40" de latitude; le climat est froid et excessif, les changements brusques de température y sont fréquents; à des hivers rigoureux, à des vents glacials, à une neige abondante, succèdent des étés d’une chaleur accablante; la seconde zone comprise entre 30 et 38° est chaude et tempérée; la troisième de 25 à 30°, a un climat qui se rapproche très sensiblement de celui des zones tropicales.

Voici la distribution, par race, dans ces trois zones des 31 millions d’habitants qui peuplent les États-Unis (récensementde 1860).

Bl ;i ries.

Noirs.

Total.

les climats et selon les races. Elle augmente du

Région Ouesi.

Pacifique . . ! .

Région centrale.

Mississipi

Région Est.

Atlantique

États-Unis.

(Reunis)

nord au sud; elle est de 2,03 et 2,5 dans le nord, de 5,74 et 5,82 "fQ dans le sud, la mortalité moyenne annuelle étant de 2,87 °/0 pour les grands centres de population.

Les affections endémiques, épidémiques ou contagieuses suivent la même marche; elles ont le maximum d’intensité au sud et à l’ouest, leur minimum au nord et à l’est; à elles seules elles fournissent 40,90 °/0 des décès dans la région du Mississipi, et seulement 27,21 dans la Nouvelle Angleterre.

Les fièvres intermittentes, inconnues dans la zone du nord, formentles 4,39 °/0 de la mortalité générale. A latitude égale elles donnent deux fois plus de décès à l’ouest qu’à l’est, et pour une même région trois fois plus de décès au sud qu’au nord.

Les diarrhées et les dyssenteries ont un chiffre plus élevé, 5,20 °/„. La diarrhée est surtout funeste dans la zone tempérée de ^Atlantique, la dyssenterie dans la partie sud de la région du Mississipi.

La fièvre typhoïde et les fièvres intermittentes sont loin de s’exclure : toutes les deux ont leur maximum dans les vallées du Mississipi.

Les décès par fièvre typhoïde sont de 5,40 "/„ aux Etats-Unis, et seulement de 4,09 et 4,38 en Angleterre et en Ecosse.

La fièvre jaune n’est, endémique que dans le S. -O. (Louisiane) surtout. Son contingent annuel de décès est de 0,20 à 0,25 °/0.

Les fièvres éruptives dominent dans les pays froids et tempérés, seule la rougeole ne parait guère être influencée par le climat; la scarlatine donne à elle seule beaucoup plus de décès que la rougeole et la variole réunies. Celle-ci est endémique dans les parages de lloslon et de New-York,

MALADIES CLIMATERIQUES.

où elle s’entretient par l’arrivée continuelle d’immigrants non-vaccinés.

La mortalité totale est de 8,85 % ( 1 ,09 % pour la rougeole, 7,41 °/0 pour la scarlatine, 0,55 % pour la variole) .

Voies respiratoires. — La plupart des affections des voies respiratoires sont plus communes et plus fatales à l’est des Alleganys, sur la côte de l’Atlantique, que partout ailleurs. Telle est la phthisie qui forme à elle seule plus de l/7e des décès.

Elle donne quatre fois plus de morts au nord qu’au sud. Elle est à son minimum sur les hauts plateaux du Nouveau-Mexique. L’asthme est également beaucoup plus funeste sur la côte que dans l’intérieur des terres.

La bronchite, les catarrhes ont leur plus grande intensité dans les climats tempérés. Les climats froids produisent deux fois moins de décès que les pays chauds.

La pneumonie a son minimum de décès dans la zone tempérée, son maximum aux points extrêmes N. et S. La pneumonie cause un nombre très peu élevé de décès dans le Pacifique, le contraire à lieu pour l’asthme.

La coqueluche appartient aux zones tempérées. La mortalité est de 2,59 %. (En France dans les villes 0,10 0/„.) Toutes les maladies des organes de la respiration donnent à elles seules plus du 1/5 de décès 54,71 °/0. En France, le chiffre est moins élevé 29, GO (villes). L’Angleterre fournit 50,49. Il y a plus de décès au nord qu’au sud, et à l’est qu’à l’ouest.

Les maladies du cœur, plus fréquentes au nord qu’au sud, et à l’est qu’à l’ouest, ont un chiffre peu élevé de décès : 1,85 0/o. En Europe, on a 5,68 en Angleterre, 5,81 en Ecosse, 4,14 en France (villes).

Toutes les maladies des voies digestives et des annexes, diarrhées, dyssenteries, choléra infantium , ne donnentpas autant de décès que la phthisie seule (de 12 à 14 %).

Les décès dus aux accidents delà dentition (diarrhées, convulsions), ont leur minimum dans la zone tempérée; vient après le nord, en 5'' lieu le sud, qui est le plus maltraité, surtout au voisinage du golfe du Mexique. La mortalité moyenne était de 1.57 "/„, elle arrive à 5,57 °/„ dans celte région.

Système nerveux. — L’apoplexie est très commune au nord et à l’est; les inflammations cérébrales et le tétanos au sud et à l’ouest (région du golfe du Mexique).

Le diabète domine dans le nord.

Les lievres puerpérales augmentent du nord au sud et de l’est à l’ouest; mortalité : 0,55 aux Etats-Unis, 0,25 en Angleterre, 0,29 en Ecosse, 0,20 en Suède.

Les maladies des reins, de la vessie, pierre, gravelle, ont une marche inverse. Mortalité dans les races blanche et noire.

Ea race noire donne un plus grand nombre de décès que la race blanche,

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