ÉTATS-UNIS
CLIMAT D’AMÉRIQUE
et cela dans le rapport de 2,75 à 5,47; mais si la mortalité est plus élevée chez les noirs que chez les blancs, dans la zone du nord, le contraire arrive pour le sud.
Les causes de décès ne se représentent pas également dans les deux races; dans le tableau suivant les causes sont rangées d’après leur dégré d’intensité relative dans les deux races :
Causes de décès. Blancs
Noirs .
Affect. vermins . 1000
Tétanos.
Rachitisme. .
Scrofules . .
Influenza .
Dentition . .
Coqueluche . .
Hydropisie.
Causes externes .
Fièvres typhoïdes.
Pleurésie .
Bronchite .
Asthme. . . .
Accouchement. .
Affect, des organes
respiratoires. .
Pneumonie. .
Rhumatisme .
3Ialad. des enfants
Syphilis . .
Rougeole . . .
Mal. des adultes .
Choléra. . .
Croup ....
Mal. des orgs loco-
moteurs. . .
Affectionsmfasma-
iiques.
— rémittentes
Le choléra est plus fatal aux noir pour le choléra infantiiim , la diarrhé les affections du tube digestif et de î le typhus, la lièvre jaune surtout, typhoïde, la coqueluche, le rhumal dans la race colorée. 11 en est de mèu
Causes de décès. Blancs. Noirs.
Maladies du syst.
digestif ... 915
Fièvres intermitt. 824
Diarrhées ... 784
Affect, du système
nerveux. . . 718
Mal. des organes
circulatoires . 644
Phthisie. . . . 640
Cancer .... 654
Céphalite . . . 619
Affect, scroful. et
tuberculeuses . 585
Convulsion. . . 564
Apoplexie . . . 547
Maladies du foie. 454
Fièvre puerpérale 468
Variole. . . . 427
Scarlatine ... 415
Ictère 580
Choléra infantile. 574
Goutte .... 568
Hépatite 545
Maladies des reins 555
Diabète. . . . 529
Tuberc. mésenlér. 215
Typhus fever . . 197
Fièvre jaune . . 190
s qu’aux blancs : le contraire a lieu e, la dyssenterie, l’hépatite et toutes ;es annexes, les fièvres paludéennes, la scarlatine, la variole. La fièvre isme occasionne beaucoup do décès le de l’asthme, de la bronchite, de la
MALADIES CLIMATÉRIQUES
pleurésie, de la pneumonie. Aux noirs, la scrofule et le rachitisme; aux blancs les tubercules mésentériques.
Les affections du système nerveux, le tétanos excepté, sont l’apanage de la race blanche. Enfin, les vers intestinaux, les accidents de dentition, l’accouchement, sont encore chez les noirs une cause de mort fréquente : chez les blancs c’est la fièvre puerpérale et le choléra infantium.
New-Port. — La ville de New-Port (Rhode-Island) est située à l’entrée de la baie de Narangasette, par 41° de latitude nord. Son port, vaste et profond, en faisait autrefois la rivale de New-York; aujourd’hui elle n’a plus guère d’importance que comme ville de bains. C’est là que, pendant l’été, de juillet à septembre, toute la fashion américaine, se donne rendezvous.
La population, qui est de 42,000 habitants, arrive alors à 50,000 âmes.
Malgré des brumes fréquentes en été et des changements de température assez prononcés dans les autres saisons, le climat est très sain et bien moins excessif que celui de New-York à 20 lieues plus au sud.
La température moyenne est de -\- 9°85. Elle est de -j- 0,20 en hiver; + 7,57 au printemps ; -j- 20,52 en été ; -j- 11 ,54 en automne.
La différence entre le mois le plus chaud et le mois le moins froid est de 20° environ, à New-York cette différence dépasse 52". La quantité de pluie annuellement est de 1"'552.
Les vents du nord-ouest sont dominants. Il n’v a pas de maladies spéciales à la contrée. Il n’ÿ a pas de fièvres intermittentes. Les affections du poumon sont les plus fréquentes. La phthisie donne à elle seule 22 %dela mortalité totale; la pneumonie 5%, le croup et la diphtérie 5 %, la dyssenterie et la diarrhée 4 %, la fièvre typhoïde 5,5 °/0.
Les casernes et tous les logements sont extrêmement humides, et c’est ce qui cause les nombreuses affections catarrhales qu’on y rencontre, avec des pleuro-pneumonies, les rhumatismes, la diarrhée, la dyssenterie. Cependant la mortalité est faible : 0,88 %.
New-Yorck. — Cette grande ville est très heureusement située sur une longue île, dans une vaste baie peu profonde. Les saisons sont tranchées, le caractère saillant du climat est une température moyenne beaucoup moins élevée que celle des contrées européennes placées sous la même latitude.
L hiver est long et rigoureux de décembre à mi-avril. Le printemps est très court, les chaleurs de l’été sont intenses et durent jusqu’à la fin d août. L’automne qui comprend septembre, octobre et la moitié de novembre ost beau, sec et froid vers la fin. Toutefois les glaces ne se montrent dans la baie qu’en décembre.
O après les observations recueillies à NcAV-Yorck, la température moyenne de I année est de 10,1 centigrades. Il en résulte que, par sa lempérature, New-Yorck, qui est situé par 40’ de latitude, est sur la même
CLIMAT d’ AMÉRIQUE. — ÉTATS-UNIS.
ligne isotherme + 10° que la capitale de l’Irlande, bien qu’il y ait entre ces deux villes une différence de 12° de latitude, Dublin se trouvant par 55°.
Le climat de la côte orientale du nord est très doux, très sensiblement plus froid que celui du littoral européen, bordé par l’Océan Atlantique et situé sur la même latitude. Une des causes doit en être attribuée à la plus longue durée des vents d’ouest traversant toute l’Amérique, passant sur d’immenses territoires, de vastes lacs glacés une partie de l’année, et dont l’effet constant est de refroidir tout ce continent et surtout son littoral, puisque de l’ouest à l’est ces vents perdent sans cesse de leur calorique. Au contraire, lorsque ces vents arrivent sur le littoral de la France et de l’Angleterre où ils sont aussi prédominants, ils se sont saturés des vapeurs chaudes et humides, émises sans cesse par le gulf-stream, et tendent à élever la température de ce continent.
États-Unis (Guerre des) • — Études statistiques et recherches 'pathologiques sur les principales maladies qui ont sévi dans l'armée. — En Amérique, comme sur tous les autres théâtres des armées belligérantes, les médecins militaires ont confirmé ce fait d’observation, qu’à la guerre, la proportion de ceux qui succombent aux maladies est bien supérieur à la proportion de ceux qu’atteint le feu de l’ennemi.
La mortalité, par suite de maladies pendant la guerre d’Amérique, a été cinq fois plus grande que la mortalité des hommes de l’âge correspondant dans la vie civile.
L’immense étendue de territoire occupée par les armées belligérantes, a dû être, au point de vue de l’hrêtoire de la guerre, divisée en trois régions : région de l’Atlantique, région du centre, région du Pacifique. La première embrasse tout le versant qui, des monts Apalaches, descend vers la mer; la deuxième comprend l’immense bassin renfermé entre les monts Apalaches et les montagnes rocheuses, la troisième enfin, tout le territoire qui s’étend à l’ouest des montagnes rocheuses. C’est surtout dans l’immense étendue de la région du centre que les fièvres d'accès ont été les plus fréquentes.
Mortalité moyenne. — La mortalité dans l’armée des États-Unis, par suite de maladies, a été de 48 pour 1 ,000 de l’effectif, pendant la première année de la guerre, et de G5 pour 1000 pendant la deuxième année.
En comparant ces chiffres avec ceux des armées anglaise et française, pendant la guerre d’Orient, on trouve que la moyenne annuelle de la mortalité, par suite de maladies, dans l’armée anglaise, aurait été de 252 pour 1000 de l’effectif; celle de l’armée française se serait élevée à plus de 500 pour 1000 de l’effectif, d’après le travail de M. Chenu.
MALADIES CLIMATÉRIQUES
Tableau indiquant le nombre de cas de décès, pour chaque classe et chaque genre de maladies et de lésions, pendant les deux premières années de In guerre :
Pyrexies : typhus, fièvre typhoïde, fièvre jaune, fièvres d’accès, dyssen-
terie, choléra, grippe, etc
Maladies dites virulentes : syphilis, ophthalmie virulente, morsures de
serpents, etc , . .
Maladies diètiques: scorbut, delirium tremens, intoxication alcoolique . .
Maladies constitutionnelles ou diathésiques : goutte, rhumatismes, anémie,
cancer, tumeurs
Maladies tuberculeuses
Maladies parasitaires
Maladies localisées : du système ncr-
1 ,400,000 cas, dont 58,000 décès.
veux , des yeux , de l’oreille, des organes de la circulation, de la respiration, de la digestion, de l’appareil génito-urinaire, des os et des articulations, du système tégumentaire, etc. . . .
Blessures, accidents et maladies chirurgicales
Incerlœ sedis
Soit en nombres ronds tout compris. 2,600,000 cas, dont 71 ,000 décès. Ce tableau est bien vague et les chiffres au chef : blessures, etc., prouveraient que les combats aux États-Unis auraient été moins meurtriers qu’en Europe.
Mais nous devons nous hâter de dire à ce sujet que les chiffres, ci-dessus
exposés, sont extraits du rapport, ayant trait à V Histoire médicale de la même guerre.
Relevé mimétique des blessures. — bien que le dépouillement de ces wers documents soit encore loin d’être achevé, dit M. Merlin (1), quelques rus peuvent déjà donner une idée de l’importance des résultats acquis, surtout si on les compare avec les statistiques de la guerre de Crimée.
insi tandis que les documents anglais donnent pour toute la guerre Y1 m ri G ^ess<3s et 2,755 tués, soit 14,849 ; tandis que le rapport
î G 1 -r« ' 1C~mi S1^na^3 ^ans l’armée française et pour toute la durée des es j.) ,878 blessés et 8,250 tués, soit un total de 48,1 18 ; les relevés
(I) Archives de médecine navale. T. V