CLIMAT DE LA COLOMBIE ANGLAISE
Ji a ladies vénériennes. — Le groupe des maladies vénériennes et de leuis di\ erses formes, embrasse 22,000 cas et 40 décès se rapportant à la s\philis; ±0,000 cas et 12 décès se rapportant à Furéthrite et à ses complications. En somme, les affections vénériennes ont fourni pour lair0 et la 2 année de la guerre, /5 cas pour 1000 hommes de l’effectif des armées de campagne.
Scorbut. Les ravages du scorbut ont été relativement minimes : 1528 cas et 9 décès pour la première année, 7585 cas et 90 décès pour la deuxième. A ces derniers chiffres, il faut ajouter sans doute la majeure part des 504 cas et 51 décès par suite de purpura, signalés pendant la 2me année.
Néanmoins le fait d’un nombre aussi restreint de cas de scorbut n’a pas de précédent dans l’histoire des armées, et nous reconnaissons la justesse des réflexions que fait à ce sujet l’auteur du rapport sur Y Histoire médicale des armées des États- Unis :
« Cette rareté relative du scorbut doit être attribuée, sans doute, à la quantité et à la bonne qualité relative de la ration des soldats et à leur paie élevée; aux dons patriotiques reçus en nature, aux immenses approvisionnements d anti-scorbutiques et de ressources médicales réunies par le gouvernement. » En un mot, au bien-être matériel du soldat, dirons-nous.
Climat de la Colombie Anglaise.
Fort Vancouver (46° N. Sir John Richardson, Artic Searching expédition 1851).
Température moyenne de l’année 8°, 7 , température moyenne du mois de janvier 2”, G ; du mois de juillet 15°,1 R.
Le fort de Vancouver est situé près du bord de la mer, non loin du fleuve Colombia.
Voici, d’après les observations faites en l’année 1858, la marche des saisons dans ce pays plein d’espérances, dit-on : L’hiver fut doux au mois de janvier, il y avait de l’herbe jaune et courte, propice aux pâturages des brebis; quelques buissons d’arbrisseaux baccifères bourgeonnaient; on remarqua beaucoup de cygnes, d’oies et de canards. Du 10 au 12 janvier il tomba un demi pouce de neige, et dès ce moment la végétation resta suspendue jusqu’au 17 février; ensuite bourgeonnèrent les groseillers. Vers le 16 mars il y eut uu orage avec de la grêle, les groseillers rouges commencèrent à fleurir, le 24 on put déjà voir des hirondelles ; le 50, les fraissiers étaient en fleurs. Le 5 avril fleurissait le pécher; le 22 mai, les fraises étaient mûres; le 50, on mangeait les pois des champs. Le 5 juin, on pouvait manger des pommes de terre. Le 22 juillet le froment était mûr. Vers le 9 août, il y eut des matinées nébuleuses suivies d’un ciel serein et de grande chaleur; on remarqua alors plusieurs cas de fièvre
§()9 MALADIES CLIMATÉRIQUES
intermittente. Le 12 septembre, on récolta le blé noir, et le 19, l’orge qu’on avait semée le 10 juin. Le 27 octobre, le fleuve Colombia était très bas. Le 8 novembre, il y eut une gelée de nuit qui porta préjudice aux pommes de terre; le fleuve charrie des glaces; le 29, il pleuvait; le 20 décembre, il y eut deux pouces de neige. Les forets elles pâturages sont remarquablement beaux dans ce pays.
Iles Sitka (57" N.). — Montagnes de 4,000 pieds. A cette latitude la chaîne des Andes de l’ouest est couverte d’épaisses forêts jusqu’à la mer. La pluie y est si persistante qu’on ne peut compter dans l’année que 40 à 60 jours sans pluie.
En 1828, il tomba une pluie non interrompue pendant 120 jours, sans compter en outre 180 jours pluvieux dans l’année. Les hivers sont très doux mais très variables ; la gelée ne dure que quelques jours, la neige
persiste peu. Le minimum de température descend rarement à — 7° R.
Cependant on observa un jour — 12°; la mer ne gêla pas. La longue presqu’île d’Alaska, d’une étendue de 80 milles géographiques, forme un abri protecteur contre les froides eaux polaires du détroit de Behring, et garantit aussi des vents froids par sa chaîne de montagnes. Son côté N.-E. est pour cette même raison beaucoup plus froid que le côté S., et le détroit de Behring est très chargé de brouillards même en été; le côté sud delà presqu’île d’Alaska est boisé, celui du nord est dépouillé, excepté dans les baies profondes, comme sur tous les rivages de la merde Behring. La limite de la vie animale est également très tranchée. A Sitka, on voit des colibris en été jusqu’à 61° N. (comme dans le détroit de Magellan), mais sur la côte N.-E., on trouve déjà des morses en hiver, dans la même latitude.
A la nouvelle Archangelsk (île Sitka), la température moyenne est de 4° R. Celle du mois de janvier 1° ; celle du mois de juillet 10°. En décembre 1843 1e muni p s (angina parotides, oreillons) était épidémique; cette maladie atteignit sans distinction les indigènes, les Aléoutiens, les Kolochis et les créoles; les métastases de Y espèce connue ne manquèrent pas; les Européens furent épargnés.
L’épidémie avait sévi auparavant dans le sud. Dans l’année 1841 régnait le croup épidémique sur les enfants.
Les anthrax étaient fréquents chez les Aléoutiens. Beaucoup de personnes moururent de la phthisie. La syphilis est en voie de diminution parmi les Kolochis.
D’après Blaschke, il y a autour de la Nouvelle Arehangel des marais qui n’assèchent jamais. Les maladies affectent les mêmes caractères que dans les zones les plus tempérées : en hiver c’est le caractère inflammatoire; en
été c’est le caractère gastrique; les maladies, résultant de refroidissement, sont les plus nombreuses. Les fièvres intermittentes sont rares, l’érysipèle est fréquent, comme dans toutes les zones du nord. L’urticaire, la miliaire, le pemphigus, l’anthrax se voient souvent; la scarlatine se montre rare-