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CLIMAT DES 1 LES ALÉOUTIENNES

nient, la variole de temps en temps. Les affections des voies respiratoires sont liéquentes, surtout 1 hémoptysie, la phthisie, l’asthme, la bronchite clu unique. Les hémorrhoïdes sont très communes, les vers intestinaux également. On observe le scorbut surtout au printemps, la scrofule et la syphilis y sont très répandues; chaque année il se déclare une épidémie de grippe parmi les Aléoutiens, (de même qu’en Irlande et autres contrées polaires). On rencontre chez eux la lèpre tuberculeuse septentrionale (spedalsked). Les Koloschis se baignent même en hiver dans la mer, (peut-être avant ou après un bain de vapeur, ce qui se voit chez beaucoup de peuples du nord). Il y aune forte mortalité parmi les nouveau-

nés, autre fait qui rappelle la zone arctique où régnent le trismus et les convulsions des enfants.

Climat des îles Aléoutiennes.

Iles Aléoutiennes. — Colonie. s Russo-Américaines . — Ces îles ont été découvertes en 1 741 par le capitaine Behring, entre le 48R et le 49'' degré de latitude nord. Ces îles sont presque toutes de formation volcanique. Le sol est montagneux, les cimes sont couverts de neiges perpétuelles. En été toutes ces îles se couvrent d’herbes hautes et épaisses.

Les aléoutiennes sont absolument sans arbres. Au contraire, la grande terre est très boisée. On trouve sur les montagnes des arbres, jusqu’à une altitude de 1500 pieds : pins, sapins, melèzes, cyprès, des trembles, des bouleaux. Le pin et le sapin atteignent d’énormes dimensions. Le climat n’est pas hospitalier, les pluies et les brumes régnent presque constamment, les temps clairs sont extrêmement rares, les gelées peu fréquentes : en hiver, la température moyenne est de -j- 5n R. Sur la grande terre l’été est chaud et sec; 1 hiver, les gelées y sont persistantes. Les pommes de terre et les navets viennent parfaitement, pendant que les choux et le blé ne réussissent pas.

Dans les nombreuses rivières qui ont leur embouchures dans le Pacifique, ou dans le détroit de Behring, des quantités prodigieuses de poissons remontent au printemps pour déposer leur frai. En automne et en hiver les glaces remplissent les détroits.

Animaux marins et terrestres , oiseaux et poissons. — Parmi les animaux

sauvages qui existent dans ces contrées, on distingue sur les îles : l’ours, le renard commun, la loutre de rivière, le renard blanc et le renard bleu, l’écureuil, à Sitka et dans les îles environnantes des chevreuils; sur la grande terre, en outre de ceux-ci on trouve encore le loup, le lynx, le glouton, 1 hermine. Parmi les amphibies, les morses et les phoques. La martre zibeline, la loutre d’eau douce et le castor se trouvent à la grande terre. Les loutres de mer fréquentent ces parages. Les veaux et les lions marins se chassent partout autour des îles et à la côte d’Amérique. Il y a aussi des chats de mer sur ces îles. Ils arrivent au printemps, pour s’ac-

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coupler et s'en vont en automne. Jusqu’ici on n’a jamais pu savoir où ils allaient passer l’hiver. Les baleines se rencontrent partout, leur nombre diminue rapidement. Il y a beaucoup de morues, de brèmes, de perches : les harengs en bancs énormes, ainsi qu’un poisson rouge du genre saumon, viennent au printemps frayer dans les rivières.

Les autres poissons de passage sont la chavicha, le kaiko, la gorbucha, le goletz qu’on prend par millions pour les faire sécher. Les ours euxmèmes les pèchent avec leurs pattes, en s’avançant dans leurs courants, et les saisissent au passage. On voit d’immenses quantités d’oiseaux de mer dont les indigènes font leur nourriture. Les aléoutiens, avec les peaux de quelques-uns d’entre eux, se fabriquent une espèce de robe qu ils appellent parka. Parmi les oiseaux de passage abondent les oies. Le colibri apparait au mois de juillet.

Population de la Colonie. — Elle est formée de russes, d’étrangers, de métis, issus de russes et d’indigènes, indiens non complètement soumis. Les métis proviennent surtout de Russes et d’Aléoutiennes : leur nombre s’accroît rapidement, pendant que les Aléoutiens diminuent. La licence de mœurs est grande parmi les femmes aléoutiennes. Les métis sont très vicieux. La vie débauchée qu’ils commencent à mener de très bonne heure, les use vite, à 50 ans presque tous souffrent de maux d’estomac, et deviennent promptement phthisiques, l’ivrognerie surtout les abrutit. Les Russes ont importé la petite vérole qui a fait, périr un très grand nombre d’indigènes. Les maladies vénériennes auraient été apportées par les chasseurs.

La nourriture des Aléoutiens consiste en poissons secs, chair de baleine ou de veau marin, poissons frais, racine de quelques plantes, cliuu de mer, divers coquillages, oiseaux de mer. Ils assaisonnent ces mets avec du gras de baleine ou de veau marin, sans lequel ils ne pourraient vivre.

Maladies. — Les conditions climatériques des colonies Russo-Américaines sont extrêmement défavorables, au point de vue de la santé des habitants. Les pluies et les brumes continuelles ont une action fâcheuse. Les affections de poitrine sont prédominants.

Les Russes, qui habitent temporairement ces contrées, sont surtout atteints de maladies vénériennes, de rhumatisme, de gastrites et de troubles des fondions biliaires. Les cas de scorbut sont rares et peu graves. Les progrès de la vaccination ont presque éteint la petite vérole qui avait fait, aux débuts de la colonie, de très grands ravages. La syphilis tend aussi a diminuer.

A la Nouvelle-Archangel, la syphilis est commune : elle est apportée aux Russes par les femmes Kolochis; celles-ci en sont contaminées par les hommes de leur race qui fréquentent les détroits, où elle existe en permanence. Les indiens sont indifférents à ce mal et ne font aucun traitement.

Les maladies chirurgicale et les opérations marchent assez vite et bien vers la guérison. Les aléoutiens les supportent avec stoïcisme; leurs maladies dominantes sont les fièvres gastriques et la bronchite, la diarrhée,

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