M A LA D I RS CLIM A T É R I Q 1RS
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mesure que l’on s’éloigne de l’été cl de l’équateur. L’altitude produit les mêmes résultats.
Maladies en circonscriptions spèciales . — Les verugas au Pérou, la pinla au Mexique, le caak en Nubie, la plique en Pologne, le bouton des zibans en Algérie, les hydalides du foie en Islande.
Maladies d'une fréquence exceptionnelle. — Le lœnia en Abyssinie, la cataracte dans la baie de Biafra (Guinée), le croup en Suède, le trismus des nouveaux-nés dans i’ile de Westmannoë, le pemphigus en Irlande, le bicho au Brésil.
Rareté relative. — La pellagre manque en Sicile et en Sardaigne. Le cancer est rare en Egypte; la goutte est à peine connue au Pérou, au Brésil, en Nubie, la phthisie très rare dans l’archipel de Viti, est presque inconnue en Islande, aux Feroë et dans les steppes des Kirghis. Les calculs vésicaux sont rares à Pise, à Madrid, à la Guyane; les hémorrhoïdes ne s’observent pas en Nubie; les scrofules rares aux Feroë et dans les steppes de Kirghis, manquent en Islande, l’obésité est très rare dans l’Amérique du nord.
Le choléra affecte une préférence marquée, à l’état endémique, pour les terrains tertiaires et d’alluvions, mais les grandes épidémies de choléra passent par-dessus toute classification géologique.
Plusieurs maladies se montrent plus ou moins dépendantes d’un certain degré de température, et cette dépendance se révèle par des conditions de latitude, d’altitude et de saisons. La fièvre jaune semble exiger une température d’au moins 20 degrés, pour revêtir la forme épidémique. Les fièvres rémittentes bilieuses appartiennent aux pays chauds. Le typhus règne spécialement en hiver et au printemps.
Nous n’avons encore que des documents incomplets sur l’action favorable de certains climats quant à la phthisie pulmonaire, qui étend ses ravages des pays tempérés aux latitudes tropicales. — Au contraire on constate la diminution de la phthisie au nord de notre hémisphère, par exemple aux Etats-Unis (extrême nord), et l’absence de la phthisie dans le nord de la Nonvège, aux îles Feroë et en Islande.
D’après Boudin les pays qui sont remarqués par la rareté ou l’absence de la phthisie, sont en général situés en dehors de la zone tempérée; les premiers dans les régions tropicales, les autres dans les régions circumpolaires. Ainsi il y en a très peu à Madras et pas en Islande, ni dans le Kirghis, les Cordillères, le plateau du Mexique.
La phthisie pulmonaire est moins fréquente dans les pays chauds que dans le centre de l’Europe, et surtout en Angleterre.
Comme longitude elle est beaucoup plus fréquente dans les îles du golfe
du Mexique, que dans les portions de la zone torride appartenant à l’ancien continent.
Très rare en Norwegc, elle disparait plus au nord.
lins rare qu en Europe, a Bourbon, mais elle y marche très vite. La
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phthisie y est tellement galopante, que les médecins conseillent le retour immédiat en Europe.
La phthisie pulmonaire, dit M. Comeiras, est très commune à Taïti, aux Marquises, dans toute l’Océanie. Elle enlève près d’un tiers de la population. Elle sévit beaucoup plus chez les femmes que chez les hommes, et sur les jeunes filles surtout. La désorganisation pulmonaire marche, dans ces contrées, avec une effrayante rapidité. Trois ou quatre mois suffisent pour conduire le mal à sa fin. Il faut noter que les naturels y sont aussi exposés que les Européens .
A Madère les phthisiques trouvent parfois un temps d’arrêt de un à deux à trois ans. Mais la phthisie est très meurtrière dans le centre de l’Europe, dans les contrées méridionales de Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Turquie, en Egypte surtout à Alexandrie. Elle figure pour un tiers au chiffre des décès aux Marquises et à Taïti; elle dépeuple les archipels de l'Océanie; à la côte de Coromandel elle décime les Indiens, c’est la plus meurtrière des maladies au Brésil.
Quant à la fréquence, les hydatides du foie, en Islande, attaquent un septième de la population. Le distome hœmatobium en Egyp te est peut-être la véritable cause de l’endémicité du catarrhe vésical et de l’affection calculeuse de ce pays.
Le tœnia est répandu surtout le continent africain.
Races. — Les nègres, presque réfractaires aux influences palustres, ont une déplorable disposition à la phthisie pulmonaire.
La scrofule ne paraît pas figurer dans la cause nosologique des pays froids. On constate son absence complète des régions polaires. On ne la rencontre guère au-delà du 58'’ degré en Sibérie. Son extrémité septentrionale en Suède, est vers le 65° degré, au contraire elle est très répandue dans toute la Basse-Égypte, en Syrie, en Arabie, en Chine, en Cochinchine, dans toutes les îles de la Polynésie, elle est extrêmement commune parmi les nègres.
La variole étend ses ravages de Téqualeur au cercle polaire.
Quant à la migration des maladies climatériques, elle a sa raison dans des conditions météorologiques qui sont encore à étudier.
Nous citerons comme étant de tous les climats, avec ou sans traumatisme, et reconnaissant surtout l’impression de l’humidité froide, le tétanos (0.
On l’observe sous toutes les latitudes. C’est le trismus des nouveau-nés en Islande, appelé Ginklose. Fréquent à Stokholm, à St-Pétersbourg, à Wilna, à Vienne, à Stuttgart, il est plus rare dans les pays tempérés, pour deve-
(1) Un cas significatif est reste dans noire souvenir, alors que nous étions à l’hôpital de Sl-Eloi, à Montpellier : Dansles montagnes del’Héraull, un jour de noces, un jeune homme reçut, à bout portant et en pleine figure, la décharge d'un pistolet chargé à poudre. La bourre fît balle, le blessa au visage; il monta sur l’impériale d’une diligence où il passa la nuit, arriva le lendemain matip à la clinique des blessés, à demi morl de froid et en proie à une névralgie faciale intolérable. Le létanqsse déclara, il était morl le troisième jour.
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nii* fréquent dans les pays inlertropicaux et équatoriaux. Dans l’Inde il sévit également sur les naturels et les européens, surtout à Bombay et à Pondichéry, à la suite des blessures les plus insignifiantes. 11 en est de même au Mexique, au Brésil, à la Plata. C’est la maladie des sept jours à Montevideo, commune à Maurice et à la Réunion, il est plus fréquent dans le golfe du Mexique, surtout chez les noirs, (Trismus neo-nascentium).
A la Nouvelle Calédonie ce trismus des nouveau-nés, est après la phthisie et la scrofule, la maladie la plus commune.
MALADIES PARTICULIÈRES A CERTAINES CONTRÉES ET DUES A UN VICE SPÉCIFIQUE.
Ce sont surtout les sypliiloïdes, formes dégénérées de la syphilis. Il faut placer en tête le scherlievo d’Illyrie, ou maladie de Fiume,ou encore falcadine (de Falcado, province de Bellune), et qui est moins une maladie syphiloïde qu’une sy phi 1 ide aiguë et mieux la syphilis même.
Nous en dirons autant du sibbens d’Écosse qui, outre les ulcérations et caries, détermine aussi des excroissances fongueuses, appelées yaws, analogues à celles du pian. Ajoutons que le traitement mercuriel est seul efficace.
Le buton scurvy d’Islande, n’est, que le sibbens; il en est de même du mal de la baie de St-Paul ou de Quebec, au Canada, et de la radesyge de Norwège.
Le pian d’Amérique, yaws d’Afrique, le frambœsca, les bobas du Brésil, le gallao de Guinée, sont autant de variétés syphilitiques, appelées syphiloïdes par euphémisme.
Le gallao, très répandu à Mayotte, serait, d’après Grenet, un produit secondaire de la syphilis, identique aux plaques muqueuses, aux pustules plates, contagieux et très guérissable par le traitement mercuriel.
Les bubas de Mozambique et autres lieux, de même que le bouton d’Amboine et le tongu de la Nouvelle-Calédonie, sont des pians de nature syphilitique.
La lèpre, répandue dans le monde entier, doit rentrer dans la grande classe des dégénérescences syphilitiques. Elle fut de tout temps et elle est encore endémique en Egypte, en Arabie, chez les Hébreux, en Palestine, commune dans toute l’Asie, elle souilla les armées de Cyrus comme celle d’Alexandre, cl plus tard les armées romaines. De naïfs historiographes la font simplement remonter aux Croisades, pour envahir l’Europe où elle était déjà comme la syphilis sa mère. Elle est en Amérique, tout aussi bien parmi les peaux rouges que parmi les nègres, les métis, les blancs et les créoles. On la retrouve dans le nord et le sud et surtout dans l’Amérique centrale, au Mexique, aux Antilles, à la Guyane, au Brésil, dans le Parana comme au Para, dans l’Urugay, etc. Elle est en Afrique, dans le nord comme en Abyssinie et au Darfour, aux Açores, aux Canaries, a S' -Hélène, au Cap-Vert, au Congo, au cap de Bonne Espérance, aux