‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 204 sur 215 · MAL A D 1 K S CL1M VT É U ! QU ES · texte numérisé non relu

MAL A D 1 K S CL1M VT É U ! QU ES

Comores, à Maurice, en Perse et surtout dans l’Inde, dont le littoral oflre les léproseries de Pondichéry, de Madras, de Bombay, de Ceylan. Elle est à Malacca, aux Birmans, en Chine, dans la Malaisie, à Batavia, à Sumatra, aux Philippines, dans la Polynésie.

Relativement plus rare en Europe, on la retrouve en Espagne, en Portugal, dans le midi de la France, aux étangs de Berre et de Rognac, au Martigue, à Yitrolles et près de Nice. Elle est en Grèce, en Turquie, en Crimée, en Russie. Dans le nord de l’Europe, elle est en Norwège sous le nom de spedalsked, en Islande, en Finlande, en Esthonie et en Courlande, etc.

L’éléphantiasis est le germain de la lèpre, il y a non-seulement lymphite de la partie affectée, mais hypertrophie et dégénérescence de tous les tissus (totius substantiæ). Le siège le plus fréquent est l’un des membres inférieurs. Vient ensuite le scrotum : sarcocèle d’Egypte (Larrey), liydrosarcocèle de Malabar.

Toutefois comme ce n’est ni le sarcocèle du testicule, ni l’hydrocèle de sa tunique vaginale, mieux vaut dire l’hypertrophie scrotale, qui est remplacée chez la femme, notamment en Cochinchine, par l’hypertrophie éléphantiasique des grandes lèvres.

L’éléphantiasis est surtout une maladie des pays chauds : Il est très commun aux Antilles, à la Martinique, à la Guadeloupe, à la Trinité et surtout à la Barbade; dans tout le golfe du Mexique, dans l’Amérique centrale, à Nicaragua, à la Nouvelle-Grenade, à Vénézuela, dans les Guyanes. Très répandu dans l’Inde il est au Bengale, à la côte de Malabar, à Pondichéry, à Ceylan, aux Philippines, sur le littoral méridional de la Chine, à Canton, aux Chusan, on le retrouve dans l’Océanie, à Taiti, où il sévit sur les indigènes et même sur les Européens qui comptent de 10 à lo ans de séjour (D. Il est aux îles Saudwich, à la Nouvelle-Calédonie, en Afrique, en Egypte, en Kabylie, au Sénégal.

On le retrouve aux Canaries, en Espagne, en France, en Turquie et dans le nord de l’Europe, en Irlande.

Comme faisant suite aux maladies précédentes, mais ne paraissant pas dépendre d’un vice spécifique, n’ayant aucune propriété contagieuse, et constituant non une diathèse, mais un accident local, nous ajouterons :

1° Le bouton d’Alep ;

2" L’ulcère phagédénique des pays chauds.

Le bouton d’Alep, clou ou ulcère du Nil, du Caire, de Bagdad, de Biskra, des Zibans, de Delhi, du Sind, de Bombay, du Sahara, d’Orienl, de Syrie, du Liban, de Crimée, de Perse, de l’Inde, etc., etc., n’est que le même mal sous une infinité de dénominations locales.

Les ulcères phagédéniques de la zone tropicale ont pris les divers noms : de l’Yemen, de l’Hedjaz, de Mozambique, de Cochinchine, de la Guyane,

(1) D'après M. Galleraml.

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