LA MEH ET L’ATMOSPHÈRE
du cap Ilorn, n’a donné de fond que 2411 brasses, c’est-à-dire un peu plus de 4000 rnèlres. Le second dans le grand Océan équinoxial, par 4° de latitude boréale, 13G° de longitude orientale et par 230 lieues marines au sud des îles Bermudes, n’a indiqué qu’un fond de 3,800 rnèlres. Par contre, dans les mers polaires, Ross a descendu la sonde vers le 7GÜ de latitude nord jusqu’à 9,000 mètres, sans rencontrer de fond, et à 8000 mètres sous les Tropiques. D’autre part, en 1852, le lieutenant Parker ayant jeté la sonde au milieu de l’océan lit filer plus de 15,000 mètres de sonde sans que rien n’indiquait que le fond eut été atteint. Rien ne prouve non plus qu’elle n’ait pas été entraînée par un courant. Enfin on annonce un nouvel appareil électrique qui promettrait des sondages très exacts.
La profondeur de la Méditerranée est très variable, mais dans tous les cas beaucoup moindre. Le capitaine Smith a trouvé entre Ceuta et Gibraltar 1700 mètres et de 500 à 900 mètres dans les parties les plus resserrées du détroit. A Nice, d’après de Saussure, le fond est à 1000 mètres. Il est beaucoup plus rapproché dans l’Adriatique. Enfin entre les côtes de Dalmatie et l’embouchure du Pô, la profondeur n’est plus que de 44 mètres.
La Mer Baltique est une des moins profondes du globe; son maximum ne dépasse pas 200 mètres.
Désormais les profondeurs des mers seront plus aisément mesurées, si le bathomèire réalise ce qu’on en promet; tel est le nom d’un instrument inventé par M. Siney-Morse, de New-York, pour effectuer des sondes exactes. Lorsqu’on le jette par dessus le bord d’un navire, il descend dans l’eau avec la rapidité d’un boulet et aussitôt qu’il touche le fond, il remonte à la surface. En le retirant, on peut lire sur une échelle la distance verticale qu’il a parcouru.
Température de la mer. — 1 Les lois suivant lesquelles varie la température des mers à la surface et à diverses profondeurs, est une des questions les moins connues de la physique du globe, par suite des difficultés qu’on éprouve à faire des observations thermométriques à des profondeurs où les instruments supportent des pressions de 5 à 400 atmosphères. Cependant on peut affirmer qu’entre les Tropiques la température delà surface de la mer est généralement égale, sinon supérieure à celle de l’air ambiant qui, dans les régions tempérées, est rarement aussi plus chaud que la surface des eaux.
Dans les mers polaires au milieu de l’été, la température de la mer glaciale est sensiblement égale à celle de l’air, quoique en moyenne celle de la mer soit un peu plus élevée, ce qui tient à l’influence du Gulfstream, courant d’eau chaude, dont la source est dans le golfe du Mexique, et dont les dernières branches se perdent sur les côtes occidentales du Spitzberg.
Quant aux températures à diverses profondeurs, elle vont généralement en décroissant depuis la surface jusqu’au fond. Le maximum de densité de l’eau de mer est à 5", fi. La température de l’océan, dans ses couches