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LA MF, H ET L ATMOSPHÈRE

OU jusant qui, à son point le plus bas, s’appelle basse mer. Les marées correspondent aux passages de la lune aux méridiens supérieurs et inférieurs. Aussi pendant le cours d’un jour lunaire de 24 heures cinquante minutes il y en a toujours deux. Par suite, chaque jour, la haute mer vient cinquante minutes plus tard que le jour précédent. Ainsi le premier jour estellevenue à midi, le second elle ne viendra qu’à midi cinquante minutes. Les marées les plus fortes ont lieu à l’époque de la pleine et delà nouvelle lune, les plus petites à celles des quadratures. Leur hauteur est proportionnelle à la distance du soleil et de la lune à la terre et à la déclinaison de ces deux astres. Des circonstances locales dépendantes de la configuration des mers font varier l’heure de la marée, qui n’est souvent pas la même dans deux ports voisins. C’est avant l’équinoxe du printemps et après celui de l’automne qu’on observe les plus grandes marées, et quand le vent souffle de la mer pendant les marées montantes les eaux s’élèvent sur les côtes d’une façon bien plus marquée. En pleine mer au contraire ce phénomène n’élève ou n’abaisse en tout que de deux ou trois pieds le niveau de l’Océan, mais près de terre il produit des variations de niveau bien plus considérables, à Fundy, en Amérique, à Brest et autres points, les variations vont jusqu’à 18 mètres.

Dans les petites mers, et la Méditerranée est dans ce cas, ce phénomène, est nul ou du moins à peine sensible sur les côtes. C’est que la surface est trop restreinte pour être influencée comme l’Océan, et que la communication des deux mers se fait par un goulet trop étroit pour que le phénomène de l’Océan puisse se continuer dans la méditerrannée. Le niveau de l’Atlantique, avons nous dit, s’exhausse à marée montante de 1 mètre au maximum. Ce changement de niveau se fait bien sentir aussi dans le détroit de Gibraltar par la rapidité plus marquée du courant qui y règne constamment en donnant à ce courant le minimum de rapidité, soit deux lieues à l’heure, ce qui est bien au-dessus de la vitesse ordinaire des courants, évaluée à une moyenne de 20 milles par jour, soit un peu moins de sept lieues. Il va sans dire que le flot ne montant que pendant six heures, jamais ce courant, vu l’étroitesse relative du détroit, ne peut produire un exhaussement de la surface totale de la Méditerranée, il ne peut au contraire se faire sentir que sur une portion et une proportion restreinte.

Mais il y a une autre cause du niveau à peu près constant de la Méditerranée, c’est l’existence d’un courant sous-marin contrebalançant lecourant qui se précipite à la surface en reportant, à l’Océan par le fond, autant d’eau qu'il en provient par le haut du canal. Chaque fois, en effet, qu’un courant vient déboucher en un point, il faut nécessairement qu’un autre courant de volume égal et de sens contraire prenne naissance en ce point. Ce principe trouve aussi bien son application en mer que dans l’atmosphère.

Comme l’Océan indien la Méditerranée et ses moussons ou vents périodiques, déjà connus des anciens qui avaient indiqué leur dépendance des

L IIARMATAN.

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