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DISTRIBUTION DES POISSONS ET DES OISEAUX A LA SURFACE DE LA MER

Les influences climatériques s’exercent, non seulement, sur les êtres qui habitent les diverses contrées de la surface terrestre du globe, mais aussi sur ceux qui peuplent les profondeurs de la nier et sa surface. Les rivages, selon les latitudes, étalent une flore variée et souvent aux belles coideurs d’algues, de fucus, de \rarecs dont l’industrie sait tirer parti; des mollusques aux coquilles splendides, comme dans l’Inde qui produit l’huitre perlière; d’autres plus humbles mais plus comestibles, comme dans nos parages; des poissons de passage qui viennent, par bancs, faire vivre les pécheurs et alimenter les populations, et d’innombrables oiseaux aquatiques moins utiles à l’homme qu’intéressants pour le naturaliste.

Mais dans la grande mer que voit-on? N’y a-t-il plus que le ciel et l’eau? N’a-t-on plus dans les solitudes de l’Océan que le silence de la nature morte? Pas précisément, la tempête vient trop souvent l’interrompre du runcus de sa menaçante voix ; plus fréquemment la brise apporte son doux murmure et des compagnons de route, mais les calmes, surtout dans les latitudes inter-lropicales, amènent toujours nombreuse compagnie au navigateur qui, où qu’il aille, n’est à proprement parler jamais seul, si toutefois il sait regarder autre chose que son compas et la hauteur du soleil.

En allant en Chine, en 1859-1860, nous avons traversé la Méditerranée, débouché par le détroit de Gibraltar dans l’Océan atlantique, coupé une première fois la ligne en faisant route sur l’ile de l’ascension, rasé Rio-de- Janeiro, doublé le cap de Bonne-Espérance; puis, faisant une grande courbe dans les latitudes australes, vers les îles de St-Paul et d’Amsterdam, traversé l’Océan indien, passé le détroit de la Sonde, et coupant de nouveau l’équateur, pénétré dans la mer de Chine et la mer jaune, enfin mouillé dans le Pe-IIo, non loin de Tien-Sin, pour aller à Pe-King. C’est un parcours entre ciel et eau de 6 à 7 mille lieues, en sept mois de navigation. Si ce n’est pas abuser de la patience du lecteur, nous allons lui dire rapidement ce que nous avons vu comme naturaliste. Nous ne sortons pas d’ailleurs de notre programme, en étudiant les climats marins cl leurs habitants. Sans en faire une classification méthodique, nous en parlerons selon que nous les avons rencontrés au jour le jour.

C’est le 5 décembre 1859 que la Dryade a levé l’ancre à Toulon, faisant cap sur la Chine : notre navigation s’annonce sous d’heureux auspices car,

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