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DISTRIBUTION DES RACES HUMAINES

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il diffère et au physique et au moral. De môme que pour les végétaux et les animaux, dont l’origine remonte à des créations spontanées, se perdant dans les phases primitives de la constitution de la croûte du globe, on croit avoir résolu la question, en admettant qu’à moment donné, il en fut ainsi pour l’homme. Point, pas plus pour tout autre jeune de mammifère, il n’est possible logiquement d’admettre qu’un fœtus humain, à peine capable de pousser quelques vagissements, en sortant du sein de sa mère, ayant les plus grandes difficultés à vivre par les soins et l’allaitement de cette dernière, ait jamais pu sortir spontanément et adventivement du limon de la terre, et se procurer à lui-même ses conditions d’alimentation et d’existence.

Attendez, diront les hétérogénistes, la molécule organique primitive attira d’autres molécules adéquates, leur agrégat fît l’ovule, le germe, l’être organisé rudimentaire d’abord et aquatique. Il en naquit un têtard, si l’on veut, qui de métamorphoses en métamorphoses poussées à l’infini, devint un être amphibie, un phoque par exemple. Voir le livre de Telliamed (lisez De Maillet), précédant de longtemps celui de Darwin, sur ce que nous appellerons le métamorphisme successif et progressif des êtres organisés, depuis les premières manifestations de la vie sur notre globe. Du phoque ou de tout autre amphibie advînt un être terrien, plus ou moins rampant d’abord, mais qui avec le temps, perfectionna ses membres rudimentaires par la loi de nécessité, car en pareil cas on admet que la fonction fait l’organe ; ainsi se forma le quadrumane, qui produisit ou fut le singe, lequel serait le Papa du Bimane?

Nous n’exagérons rien, et voici textuellement, comment s’exprime à cet égard, M. Darwin lui-même (1) : « L’honune, dit-il, descend d’un quadrupède vélu, ayant une queue et des oreilles pointues, vraisemblablement grimpeur (arboreal) en ses habitudes, et appartenant au vieux continent; cette créature eut sûrement été classée parmi les quadrumanes. Les quadrumanes et tous les mammifères supérieurs, dérivent, probablement, d’un marsupial ancien, et celui-ci, par une longue filière de formes variées, soit d’une espèce de reptile, soit d’un animal amphibie, lequel, à son tour, a pour souche un poisson. Dans les brumes du passé, nous pouvons voir distinctement, que l’ancêtre de tous les vertébrés a dû être un animal aquatique à branchies, réunissant les deux sexes dans le même individu, et chez lequel les organes principaux, tels que le cerveau et le cœur, n’étaient développés que d’une manière imparfaite. Cet animal a dû, semble-t-il, se rapprocher des larves de nos ascidiacés marins, plus que de toute autre forme connue. »

Allons : le [dix qui potuit reruni cognusccre causas.,., est encore à trouver. Et cependant il est logique, de répéter avec Milne-Edwards, que la nature a toujours été en compliquant et en perfectionnant ses œuvres, et fine c’est par une foule de degrés intermédiaires, qu’elle s’est élevée de la production d’une piaule à la création de l’homme.

(I) The descenl oj ru an. 2 vol., Londres, J s 7 1 .

GÉOGRAPHIE ANTHROPOLOGIQUE

La paléontologie anthropologique nous montre des débris humains, à l’état fossile, dans des couches d’alluvium de diluvium, et même dans des terrains tertiaires, ce qui fait, incontestablement, supposer une antiquité de plusieurs centaines de milliers d’années. Soit, prenons les faits pour des faits, et partons de là. Nous avons dit plus haut quels legs rudimentaires, sous le rapport des instruments de défense et d’usage domestique, nous avaient faits ces hommes primitifs, tout cela était bien pauvre assurément, mais pourtant ce fut le commencement de ce que nous appelons, aujourd’hui, les produits des arts et de l’industrie du monde civilisé. Mais, physiquement parlant, qu’étaient-ils ces hommes primitifs? des géants, ou des pygmées? Ni l’un ni l’autre; d’après la paléontologie anthropologique, on est autorisé à conclure qu’ils étaient plutôt de taille moyenne, sinon petits et chétifs, comme le sont aujourd’hui les sauvages de l’Australie et en particulier de la Nouvelle-Calédonie ; de plus leur cranioscopie*autorise à conclure qu’ils étaient très inférieurs à l’homme actuel, tant au physique qu’au moral.

Et cependant, si l’on pouvait ici invoquer les lois de l’analogie, ne seraitil pas logique d’admettre que, de même, que des espèces d’animaux, relativement petites aujourd’hui, ont été précédées d’espèces plus grandes, (par exemple notre éléphant par le mastodonde etc.), de même l’homme actuel a été précédé d’une race de géants dont il n’est que le diminutif. Ajoutons encore que l’existence préhistorique des géants, est admise dans les légendes de tous les peuples.

Quoiqu’il en soit, et d’où qu’ils viennent, les hommes qui peuplent la surface du globe aujourd’hui, ne se ressemblent pas; avons nous des variétés d’une unique espèce ou diverses races ? On admet des races distinctes, mais le nombre en est très variable, depuis trois jusqu’à quinze. Linck et Cuvier distinguent des Caucasiens ou hommes blancs, des Mongols ou hommes jaunes, des Ethiopiens ou hommes noirs. A ces trois races Blumenbach ajoute la race rouge ou américaine et la race brune ou malaise; Borie de St-Vincent admet quinze races; nous croyons qu’il vaut mieux, pour approfondir les études anthropologiques, plutôt en augmenter le nombre que trop le restreindre.

Au point de vue de l’existence naturelle, l’homme constitue un animal, un genre zoologique, ce genre embrasse une foule d’espèces ou de variétés. Les hommes de toutes les races s’unissent entre eux, forment société, et tous possèdent la faculté du langage, qui sépare profondément l’homme des autres animaux.

Toules les races se groupent autour de trois types distincts : le type blanc, le type jaune et le type noir; on passe de l’un à l'autre type, par une série de types intermédiaires qui représentent des races mixtes, c’està-dire des mélanges. Le type blanc parait avoir eu son berceau dans le plateau de l’Iran, et à rayonné de ce centre dans l’Inde, l’Arabie, la Syrie, l’Asie mineure, l’Europe; cette circonstance lui a fait donner le nom de Caucasique.

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