TYPE MÈCHE
constituaient une chaîne de populations continue, depuis la côte de Mozambique jusque. dans l’Océanie.
On trouve, en effet, sur cette cote, des nègres qui rappellent les noirs Océaniens. Chez quelques-uns on observe les dispositions de la chevelure, fort analogue à celle des habitants de la Papouasie. A Madagascar, à côté de la race malaise, à laquelle appartiennent une partie des habitants, se trouve une autre race beaucoup plus noire, qui a pour type principal les Sakaloves, et qui se rattache, vraisemblement, à une souche indigène plus ancienne.
La branche des nègres Pélasgiens, comprend les Papous, qu’il ne faut pas confondre avec les Àlfourous, race intermédiaire entre les Papous et les Malais, les Australiens et les nègres Polynésiens ou nègres Pélasgiens.
Bien que noirs, les uns et les autres, les Papous et les Australiens, diffèrent assez notablement entre eux. La chevelure des Australiens, beaucoup plus touffue, rappelle celle des Cafres. Leur extérieur annonce la dégradation, leurs formes sont maigres et mal venues, aussi présentent-ils une grande infériorité musculaire. Leur tête n’affecte pas la disposition prognathe des nègres. L’intelligence des Australiens est peu développée. La population de la Nouvelle-Hollande décroît de jour en jour.
Les Papous n’ont pas la chevelure laineuse et épaise des Australiens; leurs cheveux croissent par petite touffes séparées, et se roulent les unes dans les autres, de manière à former une boule ou une spirale.
Non seulement la chevelure, mais les moustaches, les favoris et les poils des autres parties pileuses, présentent, chez les Papous, les mêmes dispositions à croître par petites touffes. En Malais Poua-Poua, signifie cheveux bouclés.
Les traits des Papous rappellent tout à fait ceux des nègres, leur nez est épaté, leurs lèvres épaisses, le blanc de leur œil est pâle et la direction de leur face prognathe. La couleur de leur peau est celle du chocolat foncé, parfois approchant du noir; leur taille varie. Sur le nord-ouest de la Nouvelle-Guinée, il y a des tribus d’une stature gigantesque, et d’autres qui sont, de véritables pygmées. Ces derniers sont abrutis par le refoulement de leurs tribus. Mais les Papous, même les plus grands et les plus forts, présentent encore une conformation vicieuse, leurs extrémités sont mal fournies, les genoux cagneux et leurs tibias souvent arqués.
Tandis que la coutume du tatouage est de mode chez les malayo-polynésiens, l’usage des scarifications sur diverses parties du corps, telles que les épaules, la poitrine, les fesses et les cuisses, est le propre de la race papoue. On trouve aussi, chez elle, l’habitude de s’aiguiser les dents; mais cette coutume n’est pas aussi caractéristique, car elle se rencontre chez beaucoup de peuplades malayo-polynésiennes.
La race papoue s’étend depuis la Nouvelle-Guinée, à l’est et à travers les archipels de la Louisiade et de Salomon, jusqu’aux Nouvelles-Hébrides, où elle existe avec les tribus malayo-polynésiennes.
Les Alfourous constituent une race intermédiaire entre les Papous cl
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les Malais. On doit les considérer comme issus du croisement de ces deux souches j ils habitent Bornéo, Cclôbes, les Moluques, Mindanao et quelques autres îles. Leur nom d’Alfourous est une altération de portugais, Aforés, Alforias, qui signifie esclave ou affranchi. C’est une race fortement bâtie, dont la peau est brun clair.
La race nègre pélasgicnne parait s’ôtre étendue, jadis, jusque dans lesud de la presqu’île gangétique, où elle était établie, à l’arrivée des tribus tamoules ou dravidiennes, car plusieurs tribus indigènes de l’IIindoustan, conservent, dans leur physionomie, des restes aisément reconnaissables du type australien.
Race jaune. — -Les Chinois et les Mongols offrent, aujourd’hui, le type le plus complet de la race jaune. Leur tête s’éloigne beaucoup, par sa forme, de celle des nègres prognathes; et les nègres à pommettes saillantes et à face pyramidale, sont un échelon intermédiaire, entre les nègres guinéens et les représentants de cette race. Chez les populations du Congo, comme dans celles de l’Asie centrale et orientale, on observe un grand développement de l’arcade zygomatique, qui détermine la saillie des pommettes et relève les joues vers les tempes. La courbure de cette arcade amène également, pour la face supérieure, une apparence pyramidale ; en même temps l’angle externe des yeux, étant un peu élevé, les paupières sont comme bridées et demi-closes, par l’étirement qu’elles éprouvent. Quoique le prognathisme du nègre ait disparu dans la race mongole, cette disparition n’est cependant pas complète et, sous le rapport de l’avancement des mâchoires, les Mongols et les Chinois, occupent une place intermédiaire, entre la race noire et la race blanche.
A la différence de la tête du nègre, les simo-mongols présentent une forme arrondie, l’ovale de la tète est plus long que chez les Européens; il se trouve tronqué en avant par l’aplatissement du front, au-dessus des yeux. Le nez est évasé vers le front, le menton court, les oreilles démesurément grandes et très détachées de la tête. La couleur de la peau est généralement jaune, et chez divers rameaux brune, les poils sont peu abondants sur le corps, la barbe est rare, les cheveux sont durs et constamment noirs, comme les yeux.
La race jaune ne forme pas dégroupés bien tranchés; on peut la diviser cependant en six rameaux : Mongol, Chinois, Indo-Chinois, Thibétains, Dravidien et Turc, suivant l’ordre dans lequel ils s’éloignent du type primitif.
Le rameau Mongol se divise en deux familles, les Tongouses et les Mongols, ou tribus de la race mongole.
Les Mongols, Kalmouks, Eleuths, s’étendent, depuis les bordsdu Hoang-hô et l’extrémité du grand désert de Gobi, jusqu’aux rives du Wolga, c’est à ceux qui habitent au voisinage de la Russie d’Europe et de la Mer Caspienne, qu’on donne, le plus particulièrement, le nom de Kalmouks.
Les Tongouses, ou Boréalo-Mongols, dominent sur les frontières septen-
UACE JAUNI'.
trionalés de la Chine ; il est probable que c’est de cette race Tongouse,
que sortirent les hommes qui se ruèrent sur l’Europe.
La patrie originaire de ces hommes, doit être recherchée autour du lac Baïkal, depuis l’Altaï jusqu’à l’Amour supérieur. De là, à une époque fort reculée, ils se répandirent dans la Sibérie et au nord de la Chine.
Les Chinois ont le nez moins aplati, le corps mieux fait, la taille plus élevée que les Mongols, mais ils conservent les yeux obliques, l’iris de l’œil est d’un brun foncé, les cheveux noirs, la face large, les pommettes saillantes, leur peau est aussi plus claire et leur intelligence beaucoup plus développée. Établis dans le bassin du Hoang-ho, depuis une époque immémoriale, leurs domaines ne cessent de s’accroître, et enlacent maintenant la presqu’île Transgangétique, où ils se mêlent au rameau Indo- Chinois.
Le rameau Indo-Chinois se lie au précédent, par une série de masses intermédiaires. A ce rameau appartiennent les Annamites, les Siamois, les Birmans.
Le passage de la race Birmane à la Thibétaine, s’opère par des degrés insensibles. Les Thibétains sont de haute stature. Il est probable que les Indo-Chinois sont sortis du mélange de la race australienne et de la race jaune.
Les différentes populations, que l’on classe dans le rameau Dravidien, servent toutes, à degrés divers, de passage entre la race jaune et la race malayo-polynésienne .
Le rameau Turc nous reporte davantage vers les populations mongoles, il embrasse les Kirghises et les Dezebecs, les Tartares de Kasan et diverses populations de Turkestan. Dans cette race le teint est encore plus brun que jaune, le nez est très épaté et parfois même son sommet est extrêmement plat. Les yeux sont allongés et couverts, le front très saillant à sa partie inférieure, et fuyant à sa partie supérieure ; la barbe est rare, le corps est peu musculeux, et la taille médiocre. Mais ces caractères ne se rencontrent que chez les Turcs nomades, c’est-à-dire chez les Turcs primitifs. En se transportant dans des contrées plus favorables, et surtout en se mêlant à la. race blanche, les Turcs ont singulièrement amélioré leurs caractères physiques. Ce fait est frappant pour les Turcs osmanüs ou ottomans, chez eux, la perpétuelle alliance des femmes de race blanche, a complètement transformé le type, et en dépit de leur nom, les Turcs de l’Empire Ottoman, appartiennent, aujourd’hui, beaucoup plus à la race caucasienne qu’à la race jaune.
I ne transformation analogue s’est opérée en Hongrie. Les Hongrois descendent des Huns, qui appartenaient à la famille Tongouse, ou tout au
moins à une famille voisine; mais dans leur alliance, avec les races européennes, le type jaune a fini par s’effacer complètement. Ce n’est guère que chez les Nogais, ou Tartares de la Crimée, que se retrouve, d’une manière assez sensible, la physionomie mongole. Les Bachkirs peuvent être considérés comme une branche des Kirghises.
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Des populations de sang analogue, forment la souche d’une partie des impropre et très vague de Kosaks.
mêlées aux Russes ou Moscovites, tribus, connues sous le nom fort
Race Malayo-Polynésienne. — Il y a évidemment, dans cette race secondaire, lin mélange de sang jaune et de sang noir australien. De là la couleur brune de la peau des populations, qui s’étendent depuis Madagascar jusque dans l’Océanje.
Ces populations se tondent avec les Indo-Chinois, d’une manière telle que la démarcation est dillicile, mais d’un autre côté ils se rattachent aussi aux noirs australiens.
Rien des variétés de ce type tiennent aussi à des mélanges avec le sang Hindou.
Les Malais de la côte Est de Sumatra, ont les coutumes qui caractérisent les Polynésiens : le tatouage et le cannibalisme. L’usage de laisser les ossements des ennemis dans les charniers, et celui des sacrifices humains, est répandu dans toutes les Moluques et la Polynésie.
Il n’y a plus de doute que la race malaise ne se soit avancée jusqu’à Madagascar, car on en reconnaît un rameau dans les Madecasses ou Malgaches, qui parlent une langue de la famille malaise. La race malaise s’y est évidemment greffée, dans des proportions très diverses, sur la race cafre d’une part, et sur la race arabe de l’autre. De là sont nées les tribus diverses que l’on y rencontre. Les Ovahs qui paraissent se rapprocher beaucoup plus des Malais que lesjOakaiaves, ont des affinités notables avec les nègres.
Les Polynésiens se séparent peu à peu des Malais, à mesure qu’on s’avance à l’est, et finissent par constituer une population d’une homogénéité assez grande, répandue dans toute la Polynésie, depuis le groupe des Carolines jusqu’aux îles Marquises, depuis les îles Sandwich jusqu’à la Nouvelle-Zélande.
Le Polynésien, ou Kanak, est de couleur cuivrée, et parfois même plus claire. Ses traits sont généralement plus réguliers et moins laids que ceux des Malais proprement dits, et par conséquent que ceux des Australiens. Aux îles de la Société son type se rapproche beaucoup du type caucasique. Les cheveux présentent les différentes teintes des nôtres. Les enfants, qui n’ont pas encore subi l’opération du tatouage, sont presque aussi blancs que les Européens. Il n’est point hors de vraisemblance, du reste, qu’il se soit opéré, dans la Polynésie, des mélanges avec la race ougro-japonaise, descendue par les îles Lieu-Kieu, les Mariannes et les Carolines.
A côté de ces variétés blanches on en trouve, comme au Sandwich et dans la Nouvelle-Zélande, d’autres d’un brun très foncé, et tirant vers le noir. Il n’y a donc pas le moindre doute que les Polynésiens ne se soient mêlés, çà et là, à la race noire australienne, sur laquelle, leur supériorité intellectuelle et physique, leur assure la domination. Aujourd’hui c’est, entre les îles Viti et Tonga, qu’existe la ligne de démarcation qui sépare