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LANGUES

Langues africaines. - Les langues africaines n’appartiennent pas toutes à une seule et même famille, quoique la majorité d’entre-elles puisse être rattachée à un même groupe, à phonologie puissante et disposition presque rhythmique, d’où le nom de langues littérales.

Langues malayo-polynésiennes. — La famille de langues malayo-polynisiennes embrasse toutes celles qui se parlent depuis Madagascar, jusque dans la Polynésie; elles se rattachent avec une langue africaine.

Langues à flexion. — La classe des langues à flexion comprend celles qui ont atteint le plus haut degré de développement. Dans ces langues, le radical subit une altération phonétique, destinée à exprimer les modifications, résultant des différences de relations, qui lient le radical aux autres mots. Une langue à flexion représente le plus haut degré de structure grammaticale, et se prête le mieux à l’expression et au développement des idées.

Celte famille comprend l’hébreu, le phénicien, dont on a retrouvé les traces, les dialectes chaldéens, la langue aramaïque païenne, sortie de l’ancien syro-persique, le syriaque, l’hymiarite (de l’Eyeman), l’éthiopien (de l’Abyssinie), l’arabe, la seule des langues sémitiques, encore aujourd’hui parlée.

Les Arabes ont, successivement, fait disparaître les langues indigènes des lieux où s’est établie leur domination, c’est ce qui est arrivé pour le syriaque, le grec, l’égyptien.

Langues indo-européennes (sanscrit). — La grande famille de langues indo-européennes a été aussi désignée sous le nom de japétique. Tous ces idiomes indo-européens se rapprochent, plus ou moins, du sanscrit, qui en est le plus ancien et le plus complet représentant.

Les langues les plus occidentales de toute la famille, sont celles qui s’éloignent davantage du sanscrit.

Le berceau primitif de ces langues est la route qui s’étend entre la Mer Caspienne et lTIindou-lvoh.

L’idiôme des Iraniens paraît être la souche des principaux rameaux, qui constituent les langues de l’Europe.

Sans rien préjuger sur la filiation directe ou indirecte des idiomes qui appartiennent à ces différents rameaux, on peut classer les langues indoeuropéennes en six groupes : 1° Aryen ou Hindou, 2” Iranien ou Persique, 3n Pélasgique ou Greco-Lalin, 4" Slave, 3° Germanique, (>° Celtique.

Le sanscrit forme la base du groupe aryen, c’est l’idiôme antique de la

religion et de la science brahmanique, parlé à une époque qui est éloignée denous déplus de vingtsiècles, il a été reçu ensuite commelangueliltéraire, et grâce à cette langue il est devenu le type le plus accompli des langues à flexion, ainsi (pie l’indique la signification du nom, que les Hindous lui ont donné, sanscrita, c’est-à-dire ce qui est achevé en soi-même. On

GÉOGRAPHIE ANTHROPOLOGIQUE

1 appelle encore langue des Dieux, de même que son alphabet est appelé écriture des Dieux : Devanagari.

La grammaire sanscrite est une des plus complètes, ses formes les plus anciennes sont dans le livre sacré, appelé Rig-Véda, les plus modernes dans les légendes poétiques.

Le sanscrit est une langue toute d’inversion, les mots sont disposés, dans la phrase, suivant le système de construction dont le latin est pour nous le type.

La langue qu’on peut regarder comme étant la tille aînée du sanscrit est 1 epali, parlé jadis à l'Orient de l’IIindoustan, d’où il fut expulsé violemment avec le Boudhisine, et porté par le prosélytisme des fugitifs, dans les pays situés à l’est de la péninsule Gangétique,dans les îles de Ceylan et de Maduré, dans l’empire des Birmans et l’Indo-Chine.

Groupe Greco-Latin. — Le groupe gréco-latin, comprend une grande partie de langues de l’Europe méridionale, l’épithète de Pélasgique, les caractérise assez clairement, car la Grèce et l’Italie furent peuplées d’abord par une race commune, les Pélasges, dont l’idiôme paraît avoir été la souche du grec et du latin.

La première de ces langues n’est point en effet la mère de l’autre, comme on l’avait cru dans le principe. Ce sont simplement deux sœurs, et si l’on devait leur assigner un âge différent, la langue latine aurait des droits à être regardée comme l’aînée. Cette langue, en effet, présente un caractère plus archaïque que le grec classique. Le dialecte le plus ancien de l’idiome hellénique, celui des Éoliens ressemble au latin, bien plus que les dialectes les plus avancés du grec. Le latin n’a en aucune façon le caractère d’une langue, dû à la décomposition d’une plus ancienne, ou à son mélange avec d’autres. Elle porte à un haut degré le caractère synthétique des idiomes anciens. Son vocabulaire contient une foule de mots dont la forme archaïque, qui nous a été conservée, est toute sanscrite.

L’étrusque, que nous ne connaissons que par un très petit nombre de mots, paraît avoir fbrmé une branche à part du tronc pélasgique. Une parenté étroite le relie au sanscrit.

Langues néo-latines .• — L’Italien, l’espagnol, le portugais, leprovençal, le français, le daco-romain, autrement dit le valaque, le roumain, ou rouinanique, dérivent dû latin ; l’espagnol reçut l’influence de l’arabe, qui le dota de beaucoup de mots, et peut-être de l’ibère, une tendance gutturale.

Le portugais peut être regardé comme un dialecte de l’espagnol.

Le provençal n’est qu’un des grands dialectes de la langue, comme le portugais et l’espagnol.

La langue roumaine parlée dans la Moldavie et la Valacliie, est née de l’idiôme qu’apportèrent les Romains en Dacie.

Langues Slaves. ■ — Le groupe des familles Celtiques et Slaves, rappelle d’une manière frappante le caractère des langues aryennes. Ce sont deux rameaux dans lesquels circule encore la race primitive.

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