ILE DF. SICILE. 1 G
Corinthe et les plaines voisines de la mer, (notamment la Morée), en fournissent la preuve.
La Grèce ne trouve pas, dans les produits de son sol, des ressources suffisantes, pour nourrir ses habitants.
Les des surtout, excepté Nègrepont, ne produisent presque rien. Le blé et le maïs, forment, avec l’orge, les principales cultures. En outre, on récolte une quantité considérable de pommes de terre, des légumes verts et des courges. Ces dernières principalement en Morée, où elles tiennent lieu de pain. L’huile, est la production la plus importantes des provinces . méridionales, celle de l’Attique, passe pour la plus line. On récolte de 25 à 50 millions de kilogrammes raisins, dits : de corinthe. La Messenie peut toujours vanter ses figues, et l’Arcadie ses fromages. L’Attique donne du miel excellent. La Grèce s’enrichit aussi du produit de ses vers à soie. Elle peut devenir la rivale de l’Espagne, pour la beauté de ses laines. Ses pâturages sont très favorables aux brébis, et ses terrains les plus incultes, produisent en abondance le thym, le serpolet, la marjolaine et toutes les plantes aromatiques.
Le royaume de Grèce se divise physiquement en trois grandes parties : la Grèce continentale ou la Ilellade, avec l’île d’Eubée. La Morée et les îles de l’Archipel. L’ile d’Eubée (Nègrepont ou Egripa) est séparée de la Iiellade orientale, par les canaux de Tatauts et de Nègrepont, dont la partie la plus étroite, prend le nom de canal de l’Euripe, qui n’a, près de Negrepont, que cent pas de large, au sud, le détroit de Bocca Silotta, où périt la flotte des Grecs, au retourdu siège de Troie, sépare Nègrepont des Cyclades.
La préfecture des Cyclades, comprend un groupe de 25 îles très-fertiles, montueuses, la plupart d’origine volcanique, et jouissant du plus beau climat. Elles sont peuplées de 142,000 habitants. Parmi les îles ioniennes les principales sont : Corfou, Paxo, Sainte-Maure, Céphalonie, Ithaque, Zanté, Cerigo; elles sont volcaniques comme les îles de l’Archipel. Elles ont un long printemps et des étés modérés. Les vents y amènent des changements subits. Le sol est généralement aride, mais partout où il y a un peu de terre les oliviers, les citronniers, les orangers, les figuiers étalent sans interruption leurs fleurs, leurs fruits et leurs feuillages.
Iles de Naples. — L’entrée du Golfe de Naples est défendue par trois îles : à droite celle de Capri ou de Caprée, à gauche celles d’Isehia et de Procida. C’est à Caprée, qu’Auguste fit bâtir un palais, qui fut pendant 10 ans, la retraite de Tibère. Ischia est toute volcanique, de même que Procida et Nivita. Il en est de même des îles Pociza.
Ile de Sicile. — La Sicile, qui avec ses dépendances, forme la division politique d’Italie, appelée Possessions au-delà du Phare, est située entre le of>" et le 58,: degrés de latitude nord. Elle est séparée de l’extrémité sudouest de la Calabre, par le phare ou détroit de Messine, qui n’a guère que O'ois kilomètres de largeur. Celle île a la forme triangulaire, ce qui lui
CLIMATS DR L’EUROPE
avait valu, chez les anciens, le nom de Trinacria. C’est la plus grande de toutes les îles de la Méditerranée. Les îles voisines sont les Lipari au nord, les Egades à l’ouest, les Pantejlaria, Linova au sud. La face orientale de la Sicile est dominée par le volcan du mont Etna ou Gibelin, dont la hauteur est de 5,500 mètres. L’Etna se divise en trois régions végétales : la première, celle de la canne à sucre, des palmiers, du papyrus, du blé, porte le nom de région fertile; la seconde celle des vignes, de l’olivier, du hêtre, du chêne et du châtaignier, se termine par des arbres résineux et porte le nom de région boisée; la troisième, celle des plantes boréales, et des neiges, est appelée région stérile.
Près du promontoire d’Aci, d’antiques châtaigners étendent leurs gigantesques rameaux; l’un d’eux est appelé : ilei centi cavalli, parce que cent chevaux pourraient s’abriter sous son ombrage. Il a 40 mètres de circonférence, le tronc est creux.
L’Etna est sujet à de terribles éruptions ; celle de 1850 fut une des plus désastreuses.
Sauf quelques parties marécageuses, le climat de la Sicile est sain et pur; il est généralement chaud et les chaleurs y sont môme excessives, excepté dans les montagnes, mais il est délicieux dans les vallées élevées ou dans celles qui sont moins ex*posées aux vents méridionaux. On n’y trouve des glaces et des neiges que sur les points culminants, et pendant peu de temps, excepté sur l’Etna, au sommet duquel règne un hiver perpétuel. En avril et en mai, le thermomètre réaunrur marque à l’ombre, au milieu du jour,! 7 degrés, mais lorsque le sirocco souffle, le même thermomètre indique 55 et 56 degrés. Les mois de novembre et de décembre sont doux; en janvier ou cherche l’ombre avec plaisir, mais en mars les vents froids obligent souvent le Sicilien à se réchauffer près d’un brasier. La végétation est très variée et très riche : le blé acquiert une hauteur extraordinaire, les épis portent jusqu’à 60 grains; on cultive aussi le maïs, l’orge, les pois, les fèves. La vigne occupe près d’un cinquième du sol cultivé, et fournit quelques produits très recherchés, tels que les raisins secs de Marsala, les muscats de Syracuse, les crus de lliposto, du Catane, de Viltoria. L’olivier forme, après le blé, la culture la plus importante delà Sicile. Les fruits, surtout les oranges et les citrons fournissent a une large exportation -annuelle. L’arbre à manne, le sumac, le pistachier, abondent également. Le cotonnier et le mûrier sont cultivés avec soin. L’aloës s y élève jusqu’à 10 mètres, le cactus opuntia borde tous les sentiers; le melon d’eau ou la postèque y acquiert une saveur exquise ; la dalle y arrive à maturité, ainsi que la grenade, dont le suc fait une boisson agréable.
La canne à sucre prospère à la cote sud. Près des ruines de Syracuse croitle papyrus, (pii rivalise avec celui du Nil; il y atteint •> a 6 mètres de hauteur. C’est la seule localité de l’Europe où l’on trouve ce végétal, jadis si précieux et si utile. L’abeille est une des principales richesses du pays, le miel de Sicile est très estimé. Parmi les oiseaux le plus fidèle au sol et le plus recherché pour son chant est le merle solitaire, genre turdus.