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TERRES ARCTIQUES

l’étendue des lacs contribuent à entretenir une humidité presque constante. Les pluies sont plus abondantes dans la partie occidentale que du côté oriental de la Grande Bretagne. 11 résulte de cette différence qu’à l’est et au sud, où l’on trouve d’ailleurs plus de plaines, on s’adonne surtout à la culture des céréales, pendant que les pâturages du centre et de l’ouest sont plus particulièrement propres à l’élevage du bétail. Quant à l’Irlande, les pluiesy sont très fréquentes, nuisent à la végétation, souvent arrêtées par les vents froids du printemps. L’Écosse a un climat plus froid, un air plus vif et plus pur; on y éprouve de violentes tempêtes. Les des Britanniques sont le pays le mieux cultivé de l’Europe. L’Angleterre surtout en est le jardin. Le sol a été fécondé par le labeur le plus opiniâtre; des moulins à vapeur et le drainage ont épuisé les eaux des marais et modifié avantageusement le climat.

Terres arctiques.

Sous la dénomination de terres arctiques, on entend les des, plus ou moins connues, comprises dans la calotte sphérique, dont le pôle nord est le centre, et qui sont séparées du continent américain, par une série de détroits glacés et récemment découverts. Il faut y ajouter le Groenland, qui s’étend beaucoup plus au sud-est, l’Islande, le Spitzberg. Ces terres, restées longtemps inconnues, ont attiré, depuis trois siècles, et surtout depuis quarante ans, les regards de l’Europe, qui espérait y découvrir un passage, abrégeant la route de l’Asie orientale. La communication entre les deux Océans, au nord de l’Amérique, est aujourd’hui parfaitement connue, mais il est aussi parfaitement constaté, que cette communication est en tout temps complètement impraticable.

Température. — Les terres boréales sont généralement basses et formées de plaines, le plus souvent unies, quelquefois légèrement ondulées. Quelques chaînes de rochers coupent l’uniformité de ce sol aride, mais le plus souvent ces terres glacées et couvertes de neige se confondent avec les plaines de glaces des mers qui les entourent. Jusqu’à ce jour, les explorations n’ont fait découvrir dans ces parages aucune trace de volcans ou de terrains volcaniques, comme on en a vu dans les terres australes. Les terres polaires arctiques sont moins froides que les terres polaires antarctiques. On n’aperçoit guère de grosses masses de glaces flottantes avant le le 70'’ degré, et de champs fixes que vers le 75e' à 80" degrés de latitude, tandis que dans les mers antarctiques, on rencontre l’un et l’autre de lit) à f>0 degrés de latitude australe. Ajoutons que la latitude du cercle polaire arctique, c’est-à-dire dans l’Amérique russe, le Groenland, etc., on a des hivers rigoureux, mais des étés assez chauds, pour que ces pays aient une végétation et une population, tandis qu’à la latitude du cercle polaire

CLIMATS DE L EUROPE

antarctique, il n’y a que des terres glaciales, sans végétation et sans animaux. Cependant, malgré la douceur comparative de la température dans les mers boréales, les glaces s’accumulent facilement pendant des hivers de dix mois, autour des îles qui composent les terres polaires, et la multiplicité des canaux, le plus souvent longs et étroits, qui les séparent, en même temps qu’elle favorise cette accumulation, empêche ces entrées, canaux et détroits, d’être débarrassés des glaces qui les emcombrent. Toutefois on remarque au nord, entre les régions situées à la même latitude, des différences de température. Ainsi, les contrées glacées sous le même parallèle, seront les unes entourées de glaces, et d'autres au milieu d’une mer libre. En effet, la température de ces régions dépend aussi de la configuration des terres, de la distribution des courants et autres conditions.

Trois grands courants à glaces contribuent à rendre les meus polaires libres, au moins en partie pendant quelques jours de l’année. Au printemps, lin de ces courants s’établit sur la côte orientale du Groenland ; les glaces descendent, dépassent le cercle polaire, se dirigent des deux côtés du Spitzberg, non loin duquel elles rencontrent le grand courant équatorial qui les rejette vers le nord. En même temps, les glaces des canaux, celles des grands détroits de Lancastre, de Barrovv, de Smith etc., s’accumulent dans la mer de Bafïin, qu’elles encombrent, et descendant lentement le long de la côte occidentale du Groenland, elles vont rejoindre le grand courant asiatique. Enfin, un troisième courant de glaces, mais d’une moindre importance, descend par la mer de Behring, longe la côte du Kamtchatka et vient se perdre dans les eaux plus chaudes de l’Océan pacifique. 11 est intéressant de chercher a expliquer l’origine de ces courants qui viennent, au printemps, débarrasser pour quelque temps une partie de ces mers glacées, par un hiver de dix mois. Faut-il en voir les causes dans l’existence au pôle même, d’une mer entièrement libre et dont les eaux plus tempérées contribueraient à établir, du nord au sud, des courants de surface, pendant que des courants profonds, sous-marins, d’eau plus froide des détroits, s’établiraient en sens inverse, comme compensation. Un fait, qui semble donner quelque poids à cette opinion, c’est la douceur dès vents du nord, qui soufflent presque constamment au printemps, viennent favoriser le dégel et donner aux terres arctiques, quelques beaux jours. La persistance de ces vents du nord, a un autre résultat : leur action se faisant sentir dans la direction des grands courants, les glaces descendent plus rapidement vers les mers inférieures, et le nord est plus promptement débarrassé. A part quelques navigateurs, qui par amour de la science ou de la renommée, se sont dirigés dans ces mers, elles ne sont visitées, que par de hardis pêcheurs, qui vont poursuivre les baleines jusque dans le fond de la mer de Badin, malgré les dangers de toute espèce que présentent celte pêche et la navigation dans ces latitudes élevées. Outre les tempêtes, (pii sont loin d’être rares dans ces régions, les glaces forment le plus grand obstacle, que rencontrent les

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