‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 72 sur 215 · CLIMATS DES TERRES ARCTIQUES · texte numérisé non relu

CLIMATS DES TERRES ARCTIQUES

toircs septentrionaux de l’Islande, tout espoir de culture cesse pourune ou deux années, un froid excessivement intense se répand sur toute l’ile. Les Islandais se nourrissent de Yelynum urenurius , espèce de blé sauvage, qui donne une médiocre farine. Le lichen d’Islande, et plusieurs autres sortes de lichens, servent aussi à leur nourriture, ainsi qu’un grand nombre de racines anliscorbuliques, et même plusieurs sortes d’herbes marines.

En outre, l’Islande produit, comme la Norwége, une immense quantité de baies sauvages d’un goût excellent. Le jardinage est à présent répandu dans tout le pays. La culture de la terre y prend un grand accroissement. On ne trouve que quelques bois de bouleaux et des broussailles, mais le bois que la terre refuse aux Islandais, leur est apporté par la mer. G est prodigieux de voir la quantité de gros troncs de pins, de sapins et autres arbres jetés, par les courants, sur les côtes septentrionales de l’Islande, surtout sur le Cap du nord et sur celui qu’on nomme Langaness. Les Islandais élèvent des chevaux et des bestiaux. Les chevaux sont de même espèce que ceux de la Norwège. Les bœufs et les vaches sont pour la plupart sans cornes. Les moutons, au contraire, en ont deux, et quelquefois trois; ils sont grands et à longue laine. On a transporté en Islande des rennes qui s’y multiplient. Les renards fournissent une belle fourrure. Quelquefois des ours blancs, amenés sur les glaçons du nord, apparaissent sur les côtes, mais les habitants ne leur laissent pas le temps de s’y multiplier. Parmi les oiseaux il faut citer les bécasses, les cailles, les perdrix du nord, les oiseaux aquatiques, qui sont en très grand nombre, tels que les cygnes, les oies, les plongeons, les sarcelles, les canards, parmi lesquels l’eider ( anas mollissima).

Les oiseaux de poie sont : l'aigle, le faucon, l’épervier et le corbeau, qui est partout, depuis l’équateur jusqu’aux régions polaires; on peut en dire autant du moineau. Les poissons abondent sur les côtes d’Islande, comme dans toutes les mers glaciales : le hareng, la morue, le merlan, le turbot, les soles se pressent en troupes compactes, dans les fiords de l’Islande, et le produit de leur pèche forme la principale ressource de l’ile. On y trouve encore la baleine, le requin, le cachalot, le narval, 1 espadon et surtout le phoque, qui y arrive en troupes nombreuses. Reykiavik, capitale de l’ile, est placée au fond d’une baie magnifique qui lui sert de rade.

Les Islandais sont de taille moyenne, bien conformés, toutefois, une nourriture peu abondante, fait qu’ils manquent de vigueur. Leurs principales occupations consistent dans la pêche et le soin de leurs troupeaux. Les hommes préparent les cuirs, les laines, et exercent les arts mécaniques. Ils sont chaudement vêtus, et tiennent beaucoup a lfeur jaquette nationale, avec le chapeau dé feutre à larges bords. Us sont instruits et très

religieux.

Spitzberg. — Les montagnes sont couronnées de neiges perpétuelles, et

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