‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 74 sur 215 · RÉGNES VÉGÉTAL ET ANIMAL · texte numérisé non relu

RÉGNES VÉGÉTAL ET ANIMAL

ma^n iliques forêts bordent le fleuve Amour; au pied des montagnes qui limitent ces contrées au sud, croissent le mûrier, l’abricotier et le pêcher; leurs flancs sont garnis des mêmes arbres qui peuplent les forêts de l’Europe centrale, les pins couronnent leurs sommets; les plaines basses se couvrent de rosiers, de lis et de muguets, les bords des ruisseaux sont oarnis de saules, d’érables et de bouleaux; la lisière des grands bois est

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ornée de pommiers, d’azeroliers et de massifs de noisetiers. Les memes plantes se présentent dans la Corée, accompagnées de citronniers, d’orangers. Sur les montagnes croit le gin-seng à cinq feuilles (punax quinquefoliimi), dont la racine est considérée, par les Chinois, comme un précieux analeptique et comme un excellent aphrodisiaque. 11 y a aussi le panic millet ou mil, dont on obtient, parla fermentation, une liqueur enivrante, et dont la graine pulvérisée fournit un aliment très répandu.

La flore japonaise, malgré la présence de plusieurs végétaux de l’Inde, présente une singulière analogie avec la flore européenne. Lue des principales espèces, particulières au Japon, c’est le rhus vernix, célèbre par le vernis qui en découle. La flore chinoise est très riche : trois espèces utilitaires surtout la caractérisent, le riz, aliment général, et qui est pour la Chine ce que le blé est à l’Europe, le mûrier pour l’élève des vers à soie, et le thé ( tliea viridis) avec ses diverses variétés.

Dans la presqu’île de Malacca, l’aloës, le bois de Santal, la casse odorante croissent dans des forêts toujours vertes.

Le teck, arbre dont le bois dur est presque inaltérable, et dont les fleurs sont utiles contre l’hydropisie, fait l’ornement des forêts de la Cochinchine, de la presqu’île de Malacca et des bords du Gange.

Les plaqueminiers (bois d’ébène) sont indigènes de la Cochinchine. Dans rilindoustan, le bambou, qui forme d’épaisses forêts, s’élève à 20 mètres de hauteur, l’indigo croît spontanément dans le Goudjerate. Le cocotier est un des- arbres le plus précieux de l’Inde. Le figuier des Indes, l’arbre des Banians, dans l’Indo-Chine, a d’innombrables rameaux, descendant et s’implantant à terre; se multiplie ainsi à l’infini et forme un massif protecteur.

Ce gingembre, le poivre, le betel croissent sur la côte de Malabar.

Le laurier camphora abonde à Ceylan. Quoique la Perse ait perdu presque toutes ses antiques forêts, la végétation y offre encore de grandes richesses; sa région méridionale et maritime se couvre d’une partie des plantes de l’IIindoustan. Les plaines élevées de la Perse et de la Tarlarie produisent une foule de plantes salines. Vers les bords de la Mer Caspienne et de la Méditerranée, la végétation prend une physionomie européenne, et les forêts reprennent leur vigueur. L’indigotier à feuilles argentées, {indigo fera urgentea), croit sans art sur les bords du Jourdain. L’Arabie offre une autre nuance de végétation ; les palmiers ombragent de nombreuses oasis; les plaines sablonneuses produisent les mêmes plantes salines que l’Afrique septentrionale,, mais les côtes de la mer présentent, un aspect plus riche et plus varié. Un grand nombre de végétaux de l'Inde

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