‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 79 sur 215 · IA PO. N · texte numérisé non relu

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;vri.»io piincipa! et le meilleur de 1 Asie. Seméen avril, on lerécolteen novembre, e est dans ce inoisqu on sème le fromenl pour le récolter en juin; l’orge reste aussi en terre pendant l’hiver. L’arbuste à thé croît dans les haies. Les bambous-abondenl dans les bas-fonds. Le gingembre, le poivre noir, la canne a sucre, le cotonnier, l’indigo y sont cultivés avec succès. Dans

I intéi ieui on tiouve sur les collines le laurier et le camphrier, ainsi que le î lin s veinix, de I ecorce duquel sort une gomme résine, qui est le principe du vernis noir de l’Inde.

O nti e 1 oi ange douce de la Chine, on en voit une autre espèce sauvage, provenant du citrus japonica. La végétation européenne s’y mêle à celle de 1 Asie méridionale : le mélèze, le cyprès et le saule pleureur, qui se montrent dans tous les pays tempérés, entre le Japon et la Méditerranée, voient ici se terminer à l’Orient la sphère de leur existence. On doit en dire autant de l’espèce de pavot, qui fournit l’opium et du lilas blanc.

II manque aux Japonais nos pommiers, mais ils possèdent des poires d’un grosseur considérable, des pamplemousses, des ligues, de grosses oranges, des bananes, etc. Ils tirent de l’huile à brûler du sesame, des sumacs, du camphrier, du laurier glauque, du cocotier et autres Aégétaux. Ils élèvent beaucoup de vers à soie. Le cotonnier leur fournit des tissus légers, l’ortie des cordes.

Ils font du papier avec 1 ecorce d’un mûrier. L’œil est flatté du mélange des cocotiers, des palmiers-éventails, des inimoses qui ornent les rivages. La médecine trouve plusieurs plantes utiles : le muguet du Japon, l’acore aromatique, la racine squine, la corète du Japon, le camphre, le moxa, le bois de couleuvre, la racine de mungo. Les moutons, les chèvres, les porcs ont été bannis du Japon comme nuisibles à l’agriculture.

Il y a généralement peu de quadrupèdes; les chevaux sont petits et rares. On emploie au labour des buffles à bosse. Les chiens pullulent en variétés nombreuses. La principale nourriture des Japonais consiste en poissons et en végétaux ; les poules et les canards sont élevés surtout pour leurs œufs. Il y a des oies sauvages, des faisans, des perdrix comme gibier.

L’ours qu’on rencontre dans le nord, est noir avec deux taches blanches en croissant sur les épaules; on mange sa chair. Le loup se montre dans les provinces du nord; il y a aussi des renards.

Les métaux précieux, l’or et l’argent abondent au Japon. On trouve sur les côtes des perles rougeâtres et de l’ambre. Le soufre et les pierres ponces abondent. Le charbon de terre se trouve surtout dans le nord, où on emploie dans les lampes un naphte rougeâtre.

Dans File de Mastmaï ou Yeso on engraisse des ours en cage. Dans les baies, il y a des chiens marins, des phoques, et les baleines y font la chasse à d’immenses bancs de sardines appelées Mising,

Les saumons y foisonnent aussi. La sangsue de mer est recherchée. La lentille marine, le fucus saccharinus et d’autres fucus servent de nourriture aux Japonais.

Le climat de celle île est plus froid que ne l'indique sa latitude; elle est

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entièrement couverte île neige de novembre à avril ; le thermomètre centigrade descend souvent à 15 degrés sous zéro.

Climats de l’Afriaue.

L’Afrique dans son ensemble peut être considérée comme une immense péninsule de forme triangulaire, détachée et isolée de la masse de l’ancien continent.

L’absence de mers intérieures et de grands fleuves aisément navigables, des déserts brûlants et sans eau, ont longtemps rendu cette vaste partie du monde, sinon inaccessible, du moins d’un difficile accès aux rapports internationaux, aussi les peuples qui l’habitent sont-ils considérés comme arriérés et barbares, quand ils ne sont pas à l’état sauvage. Et cependant, c’est d’une vallée africaine que jadis, des colonies égyptiennes apportèrent à l’Europe, les premiers germes de la civilisation. Ma’gré la hardiesse et la persévérance de nombreux explorateurs, la géographie de l’Afrique intérieure est encore à faire, c’est plutôt de la bordure qu’on peut parler. Espérons que l’intrépide Livingston, dont on annonce enfin le retour, comblera les lacunes de bien de desiderata.

Au nord la Méditerranée qui l’isole de l’Europe, à l’ouest l’Océan Atlantique qui la sépare de l’Amérique, forment seulement des enfoncements auxquels on donne improprement le nom de golfes, celui de la Guinée au midi, celui des Syrtes au nord, tous les deux redoutés des navigateurs. Il est vrai que les côtes de la Guinée et du Sénégal, un grand nombre d’embouchures de rivières précédées d’îles, seraient des points accessibles de l’Afrique, sans l’obstacle des tribus hostiles.

Du côté de l’isthme de Suez, il y a la vallée du Nil, berceau et refuge autrefois d’une antique civilisation, alors que pour prospérer il fallait surtout pour un peuple être géographiquement à l’abri des grands courants d’invasion. En effet, tant que les autochtones de la vallée du Nil n’eurent qu’à refouler les agressions des Ethiopiens, ainsi que le démontrent les gravures hyérogliphiques de Karnac, de Thèbes, de Memphis, le civilisé l’emporta sur le sauvage, mais lorsque Cambyse eut montré le chemin à Alexandre et aux Romains, il en advint de l’antique Égypte comme de l’ancienne Grèce.

Vers le sud, le continent africain, baigné par l’océan austral reprend son aspect ordinaire, et se termine par un relief montueux sans coupures. A l’est plusieurs îles et quelques embouchures annoncent de nouveau un accès plus facile, la côte baignée par l’océan indien s’abaisse, comme aux rivages opposés ceux de la Guinée, mais bientôt on retrouve, dans l’intérieur, la formidable terrasse de montagnes arides qui forme le bourrelet oriental du continent. Enfin, vers le nord-est la mer rouge ou golfe arabique sépare l’Afrique de l’Asie, sans rompre la continuité tristement uniforme des côtes africaines. De loin en loin des fleuves bienfaisants comme le Nil et le Sénégal, plus souvent des rivières peu abondantes et

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(1 un cours borné. Dans l’intérieur plusieurs grands lacs sont les aboutissants de nombreuses rivières, et quelquefois le débordement de ces lacs, à la suite des pluies estivales des Tropiques, produit aussi le débordement de certains fleuves, notamment du Sénégal et du Nil. Les crues de ce dernier sont bien connues aujourd’hui dans leur cause et origine, depuis les explorations de Speke et de Grant.

La vallée du Nil, dans l’expression la plus générale, est une rigole verdoyante à travers les roches et sables des déserts. Celle vallée, d’une largeur moyenne de 5 à 0 lieues au-dessus du Delta, et sur une longueur de 200 lieues, c’est l’Egypte. Les sources du Nil naissent sur le revers méridional des montagnes de l’Abyssinie. Après un parcours de 800 lieues, la 6e cataracte, chute de 2 mètres, ouvre au Nil l’entrée de l’Égypte près d’Asouan. De là jusqu’au Kaire le Nil coule dans une vallée plate d’environ 20 kilomètres dans sa moyenne largeur, entre deux chaînes de montagnes rocailleuses et stériles, dont l’une s’étend parallèlement à la mer Rouge, et dont l’autre se perd dans les déserts de l’ancienne Libye. De ce côté audelà de la rive gauche du Nil, à une certaine distance dans le désert, serpentent deux langues de terres cultivables, dans l’une desquelles était le temple de Jupiter Ammon. Cinquante mille hommes envoyés par Cambyse, pour piller ce temple périrent dans le désert, non pas ensevelis par des tourbillons de sable, comme on l’a dit, mais asphyxiés de chaleur et de soif, par une tempête de sirocco ou kamsin. Peu s’en fallut qu’Alexandre et son armée ne payassent, de pareille catastrophe, la velléité qu’il avait eue d’y faire une pointe.

Au-dessous du Kaire, à Bathou-el-Baskarah, le Nil se partage en deux branches qui en coulant, l’une vers Rosette l’autre vers Damiette, embrassent le Delta actuel, vaste triangle de 00 lieues d’ouverture à la mer et sur 50 de côté ; c’est la portion la plus fertile de l’Egypte.

Géographiquement le Delta constitue la Basse-Égypte. La Moyenne- Égypte est au-dessus de la bifurcation du fleuve, dans la vallée où fut Memphis et sur les bords de laquelle sont le Kaire d’un côté, les Pyramides de l’autre.

Au-dessus c’est la Haute-Égypte, où fut Thèbes aux cent portes, et où sont éparses les importantes ruines de Karnak et du Louqsor.

J.a partie la plus intéressante de la vallée du Nil est aujourd’hui vers le Kaire, en face duquel surgissent les Pyramides au bord du désert.

Du Kaire, en remontant le Nil jusque vers le 50'' degré de latitude, c’està-dire dans une région voisine du Tropique, on arrive sur l’emplacement où fut Thèbes Ilecatompylos, la ville aux cent portes, dans la Haute- Egypte. Celte première capitale des dynasties Égyptiennes donna son nom à toute la contrée cultivable ou déserte, appelée la Thébaïde. Les rois de la XXI dynastie la quittèrent pour venir à Memphis, mais elle resta opulente et peuplée, comme Moscou par rapport à Saint-Pétersbourg, comme Nan-King par rapport à Pe-King.

Plus tard Thèbes fut prise et pillée par Cambyse; elle fut de nouveau

CLIMATS DR L AFRIQUE

livrée au pillage par Ptolémée Latyre, pour cause de rébellion. Elle fut saccagée encore par Cornélius Gallus, gouverneur de l’Egypte sous \u"uste. Enfin sous la domination des Arabes, elle tomba lout-à-fait en ruines, constituant depuis Medynet-Abou cinq groupes, dont les deux plus marquants sont ceux de Louqsor et de Karnak. Louqsor cette carrière aux obélisques, Karnak où était le plus grandiose de tous les palais il u monde.

JYili quærere fontes : chercher les sources du Nil, fut longtemps aussi infructueux que de chercher la pierre philosophale.

Celte prétendue impossibilité, quant au Nil, semble avoir cessé de nos jours, si les explorations faites au cœur de l’Abyssinie, donnent tout ce que promettent les hardis voyageurs qui les ont tentées et racontées (G.

Chose remarquable, vers le 15e siècle avant Jésus-Christ, un voyage de circumnavigation, avait été effectué par les Phéniciens, autour de l’Afrique, en doublant le cap de Bonne-Espérance, et il s’écoula plus de trois mille ans, avant que Diaz et Vasco de Gama vinssent renouveler ce fait. De même Ptolémée, sur l’affirmation de marchands égyptiens, qui avaient fréquenté les nègres de la côte orientale, avait signalé l’existence de deux grands lacs dans l’intérieur de l’Afrique, voisins l’un de l’autre, et situés dans la région équatoriale, d’où sortent plusieurs cours d’eau, dont la réunion forme le Nil. Or, c’est encore à 4,000 ans de distance, que deux voyageurs anglais viennent de vérifier ce grand fait de /géographie .

En 1837, M. Speke et Burton, partant de la côte du Zanguebar, arrivèrent aux montagnes de la lune, dont les cimes neigeuses s’élèvent sous l’équateur, à plus de 5,000 mètres au-dessus du niveau général du sol, et à plus de 4,000 mètres au-dessus de la mer. En un an, il y eut, dans cette contrée, sous l’ardent soleil de la zone torride, 258 jours depluie. De là ces voyageurs arrivèrent à la terre de la Lune, véritable jardin de la terre orientale, disent-ils. Le 15 février 1838, ils découvraient le premier des deux grands lacs indiqués par Ptolémée, le lac Jangayka, qui s’étend du 8e ou au 5" degré de latitude australe, soit sur 200 lieues de longueur, et d’une superficie de 15,000 kilomètres carrés.

A plusieurs reprises des marchands arabes avaient parlé d’un immense lac situé au nord-est des monts de la Lune, sous l’équateur même et qui, à les en croire, donnait naissance à un grand fleuve. Speke partit seul le 9 juillet et le 9 août, il vit le grand lac Nyanza. Ce lac, dont l’extrémité sud se trouve à 5 degrés de latitude australe, dépasse au nord l’équateur; sa largeur est d’environ 130 kilomètres. Il serait de 1,400 à 1,200 mètres au-dessus de la mer Bouge. M. Speke revint sur ses pas, sans avoir pu explorer le nord du lac.

Il y revint en 1801, en compagnie du capitaine Grant. Vers l’est du lac Nyanza, on voit naître le Nil, tombant du lac par une cataracte de 4 mètres

I) Voyage aux grands lacs de l’Afrique orientale, par Speke et IPirlon, tKG^.

CLIMATS DE l’afIUÛUE.

de hauteur, eesl le Nil blanc. Toutefois ces voyageurs n’ont pu descendre le cours du fleuve sans interruption, c’est après un long détour qu’ils croient avoir pu le retrouver. La cause de celle lacune regrettable aurait été 1 état de guerre des tribus de ce pays. Le volume du Nil qui sort du lac Nyanza est doublé par ses affluents. Plus au nord à Kartoum, il se joint au fleuve bleu, pour former le Nil égyptien.

Malgré les désidérala sur les sources du Nil, nous avons assez de données pour être a peu près fixés sur les crues d’un des plus mystérieux fleuves du inonde. Ces crues du Nil pour les expliquer, nous amènent à dire quelques mois de météorologie générale. L’étude de nos climats ne suffit pas pour se rendre compte de la physique du globe. De même quepourl’anémologie, il faut prendre le point de départ d’observation à l’équateur, de même c’est sous l’équaleur encore qu’il faut se reporter, pour se faire une idée générale et exacte des pluies. Par suite de l’excessive chaleur sous l’équateur, les courants ascendants d’air échauffé sont considérables, mais considérables sont aussi les vapeurs provenant d’une excessive évaporation des eaux de la mer, des fleuves et des lacs de ces régions. Là est la cause des pluies tellement fréquentes qu’on a tracé, sur les cartes météorologiques, une zone de pluies perpétuelles, zone des pluies équatoriales eut mieux convenu, le mot perpétuelles est de trop, il est inexact. Il ne pleut pas toujours dans la zone équatoriale, le soleil n’est pas toujours au zénith à 1 équateur, il va alternativement du tropique du cancer au tropique du capricorne. Il y a donc un moment au solstice d’hiver où le soleil est à plus de 20 degrés au sud de l’équateur, et pendant cette période, il y a relativement moins tle pluies dans la zone équatoriale de notre hémisphère.

Au contraire à l’équinoxe du printemps, le soleil venant franchir la ligne (en apparence s’entend), pour passer dans notre hémisphère, c’est alors que commence la saison des pluies dans les régions intertropicales, ou l’hivernage, pour employer le mol consacré.

Ainsi, pour commencer nos remarques à l’extrême ligne orientale des pays équatoriaux, nous trouvons d’abord la Coehinchine. C’est d’avril en octobre, alors que le soleil a franchi l’équateur pour venir dans notre hémisphère, quesouffle le vent de sud-ouest, qui amène la saison des pluies dans le pays d’Annam. Dans la presqu’île de l’Inde, la saison des pluies est aussi pendant la saison de la mousson du sud-ouest, c’est-à-dire, pendant notre été.

En Afrique, près de l’équateur, la saison des pluies commence en avril ; dix degrés plus au nord sur les bords du Sénégal, elle commence en juin et elle dure jusqu’en septembre.

En Amérique, les pluies surviennent à Panama, au commencement de mars, et à Saint-Vélas en Californie, au milieu de juin. En un mot, la saison des pluies coïncide avec la présence du soleil au zénith dans les pays intertropicaux. Et voilà ce qui explique les crues annuelles, mais intermittents du Nil. Il pleul dans les régions équatoriales ou tropicales de ses

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sources, ou affluents, dès que le soleil passe la ligne pour venir au tropique du cancer. Au solstice d’été ses éaux enflent démesurément, contenues par les berges élevées de la haute Égypte, elles débordent dans la moyenne et Basse-Égypte. La meilleure crue doit être de 8 mètres : à-Damietle, àRosette il y a ”2 mètres d’eau en temps ordinaire, et 15- et 14 mètres et plus aux grandes eaux. Le fleuve acquiert sa plus, grande, élévation à l’équinoxe d’automne, et reste à niveau permanent pendant quelques jours, puis il diminue, mais avec plus de lenteur qu’il ne s’était enflé.. Au solstice d’hiver, il est déjà très bas, mais il reste encore dé l’eau dans les grands canaux de dérivation.

Ce que nous venons de dire pour le Nil, s’applique au Sénégal, à la rivière des Amazones, à tous les fleuves, en un mot, qui traversant les régions intertropicales reçoivent les torrents des pluies équatoriales.

Le climat général de l’Afrique est celui de la zone torride; plus des trois quarts de ce continent étant situés entre les deux tropiques, la grande masse d’eau chaude, qui enveloppe ces terres ardenles, envahit

facilement les lisières septentrionales et australes, situées nominativement dans les zones tempérées, de là, ces siroccos ou kamsins de l’Algérie, de •l’Egypte, du Cap. La chaleur et la sécheresse du climat africain, sont tempérées par les pluies tropicales. L’Afrique présente, par conséquent, le contraste de l’aridité et de la fécondité.

Quelques parties doivent leur fertilité à des montagnes élevées et boisées. Plus souvent les terrains fertiles bordés par de vastes déserts, forment des lisières étroites, le long des fleuves et des rivières ou des plaines et deltas, situés à leur embouchure. Un autre genre de terrains fertiles doit son développement à des sources qui jaillissent par ci par là, au milieu des déserts. Ces coins de verdure forment des îles habitables, ce sont les oasis. Quoique le renom de grande fertilité appartienne spécialement à l’Africa propria des anciens, il est certain que dans cette partie du monde, partout ou l’humidité s’unit à la chaleur, l’humus étale une végétation d’une extrême vigueur. Les épis se courbent sous leur poids, le millet, surtout l’holcus, la plante céréale, la plus commune dans les trois quarts du continent, rend cent et deux cents grains pour un, et le dattier, qui est pour l’africain ce que le cocotier et l’arbre à pain sont dans l’Océanie, de même que le bananier protègent et nourrissent les habitants des oasis. Les forêts des monts Atias, égalent les plus belles de l’Italie et de l’Espagne. Celles du Cap se parent de la prolée aux feuilles argentées et des bruyères arborescentes.

Dans toute la Guinée, la Sénégambie, le Congo, la Nigritie on trouve d’épaisses forêts. Mais dans les parties arides, la végétation devient dure et bizarre. Les touffes de plantes salines, le genet et le jujubier épineux hérissent le sol, mêlés aux palmiers nains, aux cactus, aux arums, aux asphodèles, aux aloës. On y trouve l’énorme boabab et le difforme dragon nier.

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Une remarque importante a été faite par les botanistes, relativement aux végétaux des côtes de Barbarie, c’est qu’ils offrent les plus grands rapports avec ceux de la péninsule hispanique. Ainsi la flore d’Alger comme celle de l’Andalousie et de la province de Valence, présente l’olivier, l’oranger, le ricim arbre, le dattier commun et le chamerops humilis. Les plantes de la Cyrénaïque forment le passage des espèces atlantiques aux espèces égyptiennes et déjà on y rencontre quelques-uns de ces genres, qui semblent être propres à la zone torride. Le zyziphus lotus, plante aquatique, était si abondante dans celte contrée que les peuples anciens se nourissaicnt de son fruit et avaient reçu pour celle raison le nom de lotophages. La haute Egypte fournit en abondance ces nombreuses espèces de cassia, qui forment sous le nom de séné, une branche de commerce considérable. L’Acacia d’Egypte donne une graine qui sert à la teinture, tandis que son écorce s’emploie au tannage des peaux. Parmi les plantes aquatiques qui couvrent le Nil de leurs larges feuilles, et l’Orient de leurs fleurs gracieuses, il faut citer deux espèces de nymphæa, figurés dans les caractères hiérogliphyques des anciens monuments. Les végétaux de l’Abyssinie offrent des rapports avec ceux de la côte Mozambique et du Cap. Le caféier croit naturellement sur la côte de la Mer Rouge, comme en Arabie. Au Cap, la végétation a beaucoup d’analogie avec celle de la Terre de Diemen, dans l’Australie. Le slerculia acuininata, arbre dont les graines appelées, colo par les indigènes, passent pour avoir la propriété de rendre potable les eaux croupies, croit sur les côtes de la Guinée, comme à Sierra-Leone. Dans la Sénégambie, on rencontre non seulement des végétaux, qui ressemblent à ceux de la Haute-Egypte et de l’Arabie, mais encore des plantes que l’on croyait particulières à la Malaisie et à l’Amérique méridionale. Les meilleurs arbres à fruit de cette contrée sont : le bananier, le papayer, le tamarinier, l’oranger, le limonier, le palmier avoira,qui fournit l’huile de palme et un autre (vinifera), qui donne le vin de palmier.

Le règne animal présente aussi une grande variété. L’Afrique possède la plupart des espèces animales de l’ancien continent, et en possède même les variétés les plus vigoureuses et les plus belles : le cheval de Barbarie, le buffle du Cap, le mulet du Sénégal, le zèbre. Le lion est africain; l’éléphant et le rhinocéros, d’une taille moins colossale que ceux d’Asie, ont plus d’agilité. Beaucoup de formes animales très singulières, paraissent particulières à cette partie du monde. Le lourd hippopotame s’est répandu du Cap jusqu’en Egypte et jusqu’au Sénégal. La girafe étend ses courses des bords du Niger à ceux de l’Orange. Les gazelles et les antilopes peuplent le continent de leurs nombreuses espèces et variétés. L’arroui ou mouflon du Djébel-Amour est le bélier primitif. L’Afrique est remplie de guenons et de babouins, mais n’a pas l’orang-outang de l’Océanie, non plus que les sapajous d’Amérique. Le chameau à une bosse, si utile pour les caravanes du Sahara, ne fut introduit à l’ouest du Nil qu’après le 5- siècle de notre ère. Les hyènes, les chacals, les panthères, les sangliers

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