‹ Traité de commerce franco-canadienChapitre 3 sur 6 · E.. GREY · texte numérisé non relu

E.. GREY

Je crois que cela règle la question. On n'exigeait pas de suivre la règle d’après la: quelle avaient été conduites toutes les né- … gociations dans le passé, et qui disait qu'elles devraient l'être par l’amgassadeur anglais et par les représentants canadiens, ainsi qu’il est dit dans la dépêche du marquis de Ripon, mais on dit ici qu’elles seront conduites par les représentants du

nada, le Foreign-office se déclarant satis fait des noms DIODES, diff

du gouvernement anglais.

ce.

la niera pas.

Je suppose que mon honorable ami ne Je suis prêt à déposer sur le bureau de la Chambre cette lettre que mon honorable ami pourra lire, car nous avons

l'autorisation des autorités anglaises de la communiquer à la Chambre.

L'hon. M. FOSTER : Mon honorable ami prétend-il que cela change la situation du Gouvernement et lui donne le droit de faire des traités de commerce indépendamment de l'Angleterre ?

L'hon. M. BRODEUR : Je crois que c’est une chose de la plus haute importance que ces négociations soient conduites exclusivement par les représentants du Canada. Je viens® justement de citer à mon honorable ami une lettre dans laquelle sir John Macdonald disait, en 1871, que bien que le Canada fût le plus intéressé dans la convention qu'il s'agissait de négocier, il était gêné par les représentants du gouvernement anglais qui voulaient faire un traité quand même quelque prix qu’il en coûtât au Canada.

Je parlais, il y a un instant, d’une lettre dans laquelle sir A. T, Galt disait qu’il n’avait pas sa liberté dans les négociations de 1882. Je n'avais pas cette lettre sous 12 main lorsque j'ai parlé il y a quelques instants, mais je l’ai maintenant. Je vais en donner lecture à mon honorable ami, afin de lui montrer combien il est important, lorsque nos intérêts peuvent venir en conflit avec ceux de l'Angleterre, que les négociations soient conduites exclusivement par des représentants canadiens. Voici ce que disait sir Charles Tupper devant la Chambre en 1887. Parlant des négociations avec l’Espagne il disait :

Ce traité, les honorables membres de cette Chambre le savent, sir A. T! Galt ne fut pas capable de le conclure. Quand j’eus l’honneur de lui succéder comme haut commissaire, il

me laissa un document m'informant que la.

simple qualité d’agent commercial l'avait beaucoup entravé dans l’accomplissement de la mission que lui avait confiée le gouvernement du Canada, vu la nécessité de négocier avec le gouvernement de Madrid par l’entremise du ministre de Sa Majesté Britannique.

Cela démontre de la manière la plus évidente l'importance qu’il y a que ces négociations soient conduites par des représentants du Canada. Sir Charles Tupper a pris part aux négociations à Washington en

Peut-être apprendrions-nous beaucoup de choses, si nous faisions la revue des nég'ociations qui ont précédé les anciens traités. I1 serait peut-être très important de savoir s'il vaut mieux que ces négociations soient conduites exclusivement par des représen- tants du Canada que par des représentants | Je pourrais dondes négociations Pourquoi ces négo-

ner un exemple tiré . 1880 avec. la France.

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dant que les rasoirs et la coutellerie a compris au nombre

bénéfice du tarif minimum francais ?

tion de droits sur les r

de ce genre au Canada alors. Pourquoi insister sur une réduction. Cela a été fait

aurait été accordée au Canada gleterre jouissait du tarif minimum ou du tarif le plus bas.

c’est pour cette seule raison que les négof.

ciations n’ont pas réussi, mais C’est une des choses que demandaient les autorités françaises, et les négociations furent rompues ensuite. Il n’y a rien dans les pièces indiquant la raison de la rupture des négociations. Mais je puis dire que ce que l’on demandait aux autorités francaises était pou n moins très extraordinaire,

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