TI. MONK
à en qui lui a été présentée à Rivières, et des Pêcheries, s’est servi du langage sui. vant : j'emprunte le passage au “ Canada ” 2
Trois-
Sir Wilfrid a obtenu de l'Angleterre, par son énergie et ses revendications, des privileges que nous avions le droit de réclamer, et en 1907 l’Angleterre a conclu avec le Canada un traité grâce auquel le Canada pouvait intervenir.
liberté de négocier nos plus grands traités de commerce, et cela nous donnait le droit absolu de faire ces négociations.
L'hon. M. BRODEUR : Oui.
t-il expliquer ce que cela signifie ?
L'hon. M. BRODEUR le compte rendu que vient de lire mon honorable ami du discours que j'ai prononcé à Trois-Rivières est exact ou non, constate que les deux questions de la conférence coloniale et des négociations de traités y sont un peu mêlées. La question des négociations des traités n’a pas été discutée à la conférence coloniale, mais comme mon honorable ami l’a soulevée, j’en profiterai pour dire quelques mots de Ia conférence coloniale. Nous avons obtenu conférence des concessions d’un très important.
tionner celle-ci comme exemple. Mon honorable ami sait parfaitement que les ministres canadiens, à l’exception du premier ministr que pour y discuter les questions qui con:
cernaient leurs départements.
rence avait été convoquée par le secrétaire des colonies et les premiers ministres des colonies y avaient été invités. C'était une conférence du bureau colonial avec les premiers ministres des différentes colonies. Les
caractère
que le représentant de Ado leidnte dents ê des objets admis au Quel était le but de demander une rédue-
rasoirs et la coutellerie ? Nous n'avions pas de manufactures
probablement dans l'intérêt des fabriques
de Sheffield, parce que toute réduction qui aurait été.
aussi accordée à l’Angleterre, vu que l’An- -
Je ne prétends pas que:
Je vois que dans sa réponse
l'honorable ministre de la Marine
du 7 octobre 1907 : se
C'était un pas considérable vers la
M. MONK : L'’honorable ministre voudra-
Je ne sais pas si
mais je -
dans cette.
On me permettra de men-.
e, n'étaient admis à cette conférence
Cette confé-.
«sd QE PER PT
conditions furent changées. Mon honorable ami a dû lire le discours que l’honorable premier ministre (sir Wilfrid Laurier) a prononcé à la conférence coloniale.
M. MONK : J'ai lu tous 1es discours.
L’hon. M. BRODEUR : Il a dit qu’à l’avenir cette conférence ne devrait pas être une conférence d’un département du gouvernement anglais avec les premiers ministres des différentes colonies, mais une conférence entre gouvernements.
M. MONK : Je n’ai vu cela aucune part.
L’hon. M. FOSTER : Sir Wilfrid Laurier a-t-il prononcé ces paroles en premier lieu à la conférence coloniale ou impériale, ou n'’étaient-elles qu’une répétition de ce qui
rait été dit précédemment dans cette conférence par sir Campbell-Bannerman ou lord Elgin ?
L'hon. M. BRODEUR : Non. L'hon. M. FOSTER : C’est pourtant cela.
L'hon. M. BRODEUR : Sir Henry Campbell-Pannerman n’est pas allé aussi loin que l'honorable premier ministre.
L’hon. M. FOSTER : Oui, c’est exactemént son discours.
L’hon. M. BRODEUR : Sir Henry Campbell-Bannerman a dit que la conférence était une conférence du gouvernement anglais avec les premiers ministres des cColonies, mais mon très honorable chef le prenier ministre du Canada, déclara que la conférence devait être, non pas une conférence du gouvernement anglais ou impérial avec les premiers ministres des colonies, mais
une conférence entre gouvernements...
M. MONK cela.
L'hon,. M. BRODEUR.. Et que ceux qui prenaient part à cette conférence ne devraient pas être invités par le Bureau colonial, mais devraient être des représentants nommés par des différents gouvernements.
AMP MONK::
tout cela.
J'aimerais beaucoup à voir
J'aimerais beaucoup à voir
L'hon. M. BRODEUR : Mon honorable
ami doit avoir lu les discours.
M. MONK : Oui, je les ai tous lus.
L’hôon, M. BRODEUR : Qu'il lise le discours du premier ministre d'Angleterre et la réponse du premier ministre canadien, et il verra que ce dernier a affirmé le droit du Canada de choisir ses propres représentants et d'être représenté comme gouvernement, non pas en réponse à une invitation, mais
qu’il devait avoir le droit d'envoyer des re-
présentants comme gouvernement canadien.
- En d’autres mots, que dans toutes Ces con- férences, les états autonomes d’un empire devaient être placés sur le même pied que le gouvernement impérial.
Telle est la si-
è Mit Va ; : s : Ÿ
et tel est le résultat des réclamations que le premier ministre du Canada
tuation,
a formulées. Que mon honorable ami lise la résolution qui a été adoptée, et il verra que je ne me trompe pas. Peut-être ne la-t-il pas lue avec assez de soin, mais Comme j'ai pris part à la rédaction de toutes les motions qui ont été faites, je suis peut-être un peu plus renseigné que mon honorable ami et je Suis plus en mesure d'apprécier Pim-portance que l’on doit attacher à chaque mot. Tout cela signifie qu’à l’avenir, pour le Canada, cette conférence ne sera pas une conférence du Bureau colonial avec le premier ministre du Canada, mais une conférence entre gouvernements.