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L’'hon. M. FOSTER : Les renseignements que vous avez vous permettent-ils de dire qu'à l'avenir les conférences seront différentes de la conférence de 1907 ?
M. BRODEUR : Oui.
M. FOSTER : En quoi ?
L’hon. M. BRODEUR : Parce que-les-re… présentants canadiens, les collègues que le premier ministre amènera avec lui qui n'étaient pas reconnus dans les conférences antérieures le seront dans les conférences futures.
L'hon. M. FOSTER : Ils n'étaient pas reconnus dans la conférence de 1907. |
L’hon. M. BRODEUR : Oui, nous avons été admis à la conférence et nous avions le droit de prendre part à la discussion des affaires concernant nos départements respectifs.
M. MONK : Mais vous n’aviez pas le droit de suffrage.
L'hon.'M. BRODEUR : Nous n’avions pas
L’hon.
L’hon.
ht 20 ÉTÉ à ES à 0
voix délibérative dans les conférences pré-.
cédentes et nous ne pouvions pas discuter d’autres questions que celles touchant à nos.
départements.
M. MONK : Vous n’aurez pas voix déti- | bérative, dans l’avenir.
L'hon. M. FOSTER : Le Canada sera-t-il dans une situation différente des colonies lors de la prochaine conférence impériale ?
Supposons qu'aucun changement ne soit fait d'ici à ce temps-là, ne serons-nous pas toujours absolument dans la même situation que nous l’avons été dans le passé ?
M. MONK : Absolument. .
L’hon. M. BRODEUR : Il y a ce changement que j'ai mentionné. Si mon honorable É.
ami ne croit pas que c’est un pas en Avant, je désespère alors de pouvoir l’éclairer da 4 Vantage. Probablement que mon honora- … ble ami n’a pas lu les comptes rendus avec.
beaucoup de soin.
L’'hon. M. FOSTER :
beaucoup de soin. F-
PF. dis
Je les ai lus
- M. MONK : Je commence à croire que mon honorable ami (M. Brodeur) n’était pas à la conférence, parce qu’il ne rapporte pas du tout les choses de la manière dont elles se sont passées; je commence à croire qu’il Se promenait.
: L’hon. M. BRODEUR : Si mon honorable ami veut lire les comptes rendus de la conférence avec soin, il verra que les différences que j'ai mentionnées existaient. Cependant, je suis heureux d’apprendre que mon honorable ami se propose de voter en faveur du traité.
M. MONK : Je ne suis pas opposé à ce traité comme l’a fait l’honorable premier ministre pour le traité de 1893.
L'hon. M. BRODEUR : L’honorable pre- Mier ministre avait parfaitement le droit de s'opposer au traité de 1893 parce que c'était une Convention unilatérale, toute en faveur de la France et contre les intérêts du Canada.