V. MASSÉ- Les iVoces de Jeannette ,(\\r du Rossignol
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5; /70.— D'après les règles de la versification française, les vers qui n'ont pas plus de huit pieds ne sont soumis a aucune césure obligée; et, dans le cours de ces vers, les syllabes d'appui peuvent tomber tantôt sur un pied, tantôt sur un autre: aussi bien sur le cinquième ou le sixième que sur l'un quelconque des quatre premiers.
§ 771. — Cette liberté, commode pour le poète, crée fort souvent des difficultés au mu sicien, quand le premier, usant de son droit, a écrit ses paroles sans se préoccuper des exigences de la musique.
§ 77'2.— C'est qu'en effet, pour pouvoir développer, d'une manière naturelle et régulière, une phrase musicale dont le rythme est, en quelque sorte, la musculature, \\ ne suffit pas que les vers soient corrects sous le rapport de leur mesure totale; il faut encore que, dans leur conformation, il y ait une certaine symétrie entre les membres d'une même période, aï in que, le premier rers avant déterminé un certain mouvement rythmique, les vers suivants ne viennent pas contrarier ce mouvement.