‹ Traité de composition musicaleChapitre 217 sur 328 · VERS DE HUIT SYLLABES · texte numérisé non relu

VERS DE HUIT SYLLABES

^ 773.— \. absence de symétrie dans la coupe des vers de toutes dimensions peut être une gène pour le compositeur; niai», c'est principalement dans les vers de huit syllabes que cette gène se produit souvent.

55 774.— Cela tient à ce que, le vers de huit pieds étant le plus long de tous ceux qui n'exigent aucune césure, le repos final de chaque vers, qui seul, est obligatoire, et permet au musicien de se retrouver, n'y apparaît qu'il de plus rares intervalles.

5$ 775.— Certains auteurs, qui savaient bien écrire pour la musique, se sont astreints parfois, à une césure régulière dans les vers de si.v ou huit pieds, bien qu'ils en fussent dispensés par les règles de la versification .

VERS DE HUIT PIEDS AVEC CESIRE Al QUATRIEME

La belle nuit, la belle (Vie!

Ah! quel plaisir pmir omis s'apprèleli

(sCKIRF.I

Quand de la nu il l'e'pais nuage

Oeuvrait bips yeux il'' son bandeau, &

'Dr PLAY4RII H .1.- s! CKIIRGES)

BOIELDIEU- Les DeUS Xuits, IFinal du i'"-'' Acte. Chcfur .> Publie a\rr ranforisalimi .!.• «":•' W GIROD, EdrProprip'taire

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La bit lf nuit, la bel- le fè . te! La bel . le nuit, la bel. le nuit, la bel- le

ft-f ^j ti\n^^^HQ4f^^

fè te! Ah! quel plai sir pour nouss'ap.prè te! La nuit, la nuit estl'h.-iure du plai .sir.

HALÉVY- L'Eclair, (Romance du 3"-eActe.) Publie' aieo l-anlori*ntion à,' »Mr.»H. LEMOINK ri Cl". Fd.- Propr ir'tai ros.

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Quand de la nuit Pe - pais nu a ge Cuu.vrait mes jeux I de sun ban. deau,

Tu nie mon. trais, a prés Po . ra ge, L'e'.clat pro.chain d'un jour non. veau.

(Voir aussi: L'air de Guido et Ginevra "Quand renaîtra la pâle aurore," la Caroline delà Juive "Si la rigueur et la vengeance" et surtout le duo de la Muette "Amour sacré de la Patrie")

\i:iis DE HUIT PIEDS fii quatre groupes de deux syllabes chacun

Il faut agir avec prudence,

A (li'ii\ amants prêtons secours; 4

(De H.\\\Kli)

Le* trois exemple» ci-deaaom, août public? aver l'autorisation de M- LEON CUIS, Ed.- Propriétaire

hérolo- Le Pré ai/.r Clerc»

v ivace .

t=r= f r>* P fi - 1 ri

Il faut a - (tir a . vec pru dence, A deux a - niants prè - tons se cours;

VERS DE SIX PIEDS avec césure au troisième

C'en est fait

I S 3 K reçu

1 i 3 le ciel même

1 i 3 nus serments!

1 i 3 Sa puissan

Vient d'unir

ce suprême

1 î 3 deux amants! &

(Dr PLANARD)

Menu' ouvrage , (Trio du 3r"e\rte.) Ail" nind1- ma appassionato.

^î^1 ï 1 ; t=f-t-H4L-Hi — M^fc^zz^^-^r-l

C'en est fait! le ciel même A re çu nos serments! Sa puis. san. ce su.prè.me Vient d'u . nir deux a. niants

§ 77t>. — Assurément, les motifs qui précèdent doivent, en grande partie, leur franche allure à la coupe symétrique des vers qui les ont inspirés.

§ 777. — U n'est pas douteux, en effet, que, pour obtenir un chant bien franc, bien rythmé, tout en respectant les règles de la prosodie, il faut d'abord que les paroles soient bien coupées, bien rythmées elles-mêmes.

§ 77 S . — 11 est vrai que, d'un autre côté; le défaut de symétrie dans la coupe des vers peut, dans certains cas, favoriser la variété et l'originalité du rythme musical, sans en compromettre l'équilibre.

C'est ce qui est arrivé, par exemple, pour ce refrain bien connu:

v. MASSÉ -Les iWes de Jeannette, (Rumance de l'aiguille.)

Andanle.

J 1 IP J i' J

Cours, mou ai . guil.le, dans la lai ne. Ne te cas.se pas dans ma main!

' P P In P E *:'

A vec deux bons bai . sers, demain, On nous paie . ra de no - Ire pei

A.L.«8!IÏ

REMARQUES

§ 779. —Dans te refrain, en vers de huit pieds, et indépendamment du repos qui se trouve. nécessairement, sur la dernière syllabe sonore de chaque vers.il y a d'autres repos ainsi placés:

|'J vers — repos sur les l1-*" et 4 -e syllabes;

2'!!" vers— /-<?;>«.s sur la 5'il'';

3'!!'- vers — re/>os sur les 2'iie et 6%r syllabes;

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