C. GASPARD VINCENT
Turin, le... 18.«.
Monsieur L. B., à Paris.
Votre estimable lettre du 19 courant s'est croisée avec notre dernière du 21, que nous vous confirmons.
Monsieur votre fils, accompagné de R., nous a remis, à son passage, les papiers relatifs à l'affaire de Monsieur le marquis de M. contre Monsieur le eomte P.; nous ne saurions vous remercier assez des soins que vous avez bien voulu lui donner, et surtout des témoignages d'affection dont elle a élé l'occasion.
Nous avons été très-enchantés d'avoir l'honneur de .faire la connaissance personnelle de Monsieur votre fiJs et do Monsieur R , votre neveu, et c'est avec bien do regret que leur court séjour dans notre ville nous a 6té tous les moyens de leur témoigner Pestime que nous portons à vos recommandés, et parlicuUèremcnl à des personnes qui vous appartiennent de si près.
A la vérité, ils s'y sont pris uu peu lard [)Our nrrWer à Rome ro:ir la semaine sainte, et ils n'ont pas le temps de s'arrêter dans les Tillrs princi* pales qu'ils ont à parcourir ; mais nous pensons que la lettre que nous adres« 6ons aujourd'hui à Monsieur yotre fils le trouvera encore à Florence.
Frères KIGRA et fils,
P. S, Nous ayons compté à Monsieur R. fr. 600, dont nous tous dub;tons.
Âubagne, le... 13..
Honsienr CL., à Paris.
J'ai successivement reçu les lettres que vous avez eu la bonté de m'écrlre le 8 et le 9 de ce mois.
J'étais convaincu d'avance, par tant de services déjà reçus de votre part, de votre empressement à vous acquitter auprès de mes enfants de l'effroyable nouvelle ; mais les égards vraiment paternels qui ont accompagné vos déofiarches, et qui les earactérlsent à on degré éminent, vont au delà d'une amitié ordinaire: les expressions me manquent pour voua en témoigner toute ma gratitude ; permettez, Monsieur, que mon silence et mon cœur y suppléent.
J'espère que la divine Providence veillera à leur conservation ; tenant à ma femme ainsi qu'à moi, notre consolation, dans une catastrophe qui n'en admet>aucune, est dans la douleur même.
Oseral-je vçus prier d'ôlre l'interprète de nos sentiments de reconnaissance auprès de Mesdames G. et B. Vous supplier, Monsieur, de continuer vos bontés à mes enfants, serait peu reconnaître les sentiments d'amitié que vous avez pour eux, et qui me sont un bien doux et sûr garant qu'ils ne sauraient pas avoir un protecteur plus dévoué.
J'ai l'honneur d'être, avee la considération la plus distinguée^ Monsieur, votre très-hnmble et très-obéissant serviteur.
P.-G. MORETTUS.
Londres, le... 18..
Mon cher Monsieur,
Permettez-moi de vous exprimer ma reconnaissance de tcat « 'j.ua Viua avez fait pour faciliter la marche de mes opératiomt à Pari»«
S86 CORRBSPOIIBAKCB COIIXERCIALE.
Tealllei aatil recevoir met excoMs des importuntiéi de met référenees coDtinueiles en coniidérant toat le plaisir et rotilité que devait y trouver un Jeune homme que voni honorez de votre appui, et qui reste profondé» ment touché de vot bonnet ditpotitions à ton égard et de voe tervicet affeclueux.
Je teralt heoreux de pouvoir, à mon tour, tous 6tre utile ou agréable dans let eoloniet, où je vais résider. Sojrex convaincu que ce terait pour mol un plaisir précieux de Tout en donner des preuves.
J'ai l'honneur d'être respectueusement, mon cher Monsieur, votre trèa* dévoué.
Bavre, le... 18..
lionsiear,
ATtni de quitter la Frtnee, Je Te» vont redire eombien Je me félicite det relations amicales qui se sont établies entre nous, et eombien j'ai été sensible aux marques d'intérêt dont tous m'avei eomblé. J'espère que ma longue absence ne diminuera point l'estime que vous avei bien voulu me témoigner, comme elle n'affaiblira en rien met tentlnientt d'affection et de gratitude.
Je vous dois aussi det remereiemento pour la recommandation que vont m*avex donnée auprès de Messieurs Homberg frères ; leur maison m'a témoigné beaucoup d'empressement, et si J'avais été dans la nécessité de réclamer quelques services. J'aurais eceepté ceux qu'elle m'a offerte de la meilleure grêee du monde.
Veuilles bien me croire, Monsieur, votre très- affectionné et très-déroué terviteur,