‹ Traité de correspondance commercialeChapitre 113 sur 118 · ABRIAL %T O · texte numérisé non relu

ABRIAL %T O

'^12 G0ERI3rONDAliGS COMll^BCULE.

MMileanAbrUl 9{Çfs k HtnelUe,

McMlenrt T. et O m^)nt fait «OBBattr* qtam tovi déilrlai avoir qnelqwt renieignemeott sur le système de eomptabllité en partie double» |iar 1» rneyen d^Dii seul registre. Je dois arant toot toos préveatr. Messieurs, qu'a eo est parlé dans divers auteurs, que BOtamment HaTenlear en a fait l^x« position aree un eertaln déTeloppement dans son llrre (1).

Au surplus cette fnnofation, qui n'en est plus une anjonrdlinl, pulsqu^lo est répandue dant le eommeree, ne repose que sur une Idée fort simple» et que voici :

Le Journal tt le grand-livre sont en regard sur le même registre; le journal est tenu selon les règles ordinaires^ mr lo feuillet gpuiehe, et le grandlivre est remplacé par des doubles colonnes pratiquées sur le feuillet droit, en nombre égal à celui des comptes généraux figurant an Journal; ces ee« lonoes doubles, c'est-à-dire partagées en débit et crédit, portent ehaenne llnlituTé d*nn compte dont elle tient lleoi^de manière qu'on ii% besoin de rapporter dans ces colonnes, que les somnea de nurtlcle du Journal, sant aucunes explications, puisqu'elles sont en entier, sur la même ligne dans le feuillet du journal.

Le travail du report au grand-livre disparaît donc lelprosqu*entlèremettt| mais ee n'est encore là qu'une abréviation secondaire.

Le plus grand format d'un feuillet de registre ne ponvant tout au plus oontenir que de iO à i% colonnes, on est forcé de restreindre le nombre des comptes généraux à ee nombre limité, qui suffit par la raison qu'butre ks cinq comptes généraux, de caisse, effets à recevoir, effets à payer, marehandises générales, de pertes et profits, qui sont le plus souvent indispensables OQ se contente d'Ouyrir t

One êiœiémê colonne intitulée comptes divers , dans laquelle sont eon* fondus et rapportés les articles des autres comptes généraux, fort courts» tels que capital, balance d'entrée, etc., qui n\>nt ordinairement qu'un seul article dans le courant de Tannée.

Et enfin une septième colonne, qu'on intitule comptes courants à l'aide de laquelle s'accomplira rabréviation la plus Importante ; en effet, elle est destinée à remplacer tous les comptes particuliers des correspondants ou des ayants-compte, quel qu'en soit le nombre. On y rapporte, au débit et aa crédit, en bloc et par totaux, tous les articlee qnl dohrent aller §» débit ou au crédit des eemptet parttMliers.

(i) Traité d^à cité, sa« éditioo, paragraphe 885, page 33$^

DE lA COMPTABILITÉ. 823

I) faut tenir à part^ bien entendu, un livre de comptes eonranta^ où l'on ouvre un compte partlealier, Indispensable, à chaque ayant-comple, par débit et crédit, sous son nom propre, et qu'on tient constamment à jour, comme il sera expliqué plus loin, en y rapportant directement les articles extraits des autres iiyres auxiliaires.

Il suffirait done à la rigueur de 7 colonnes, et tl en resterait 4 à 5 disponibles pour ourrir les comptes qu'on veut tenir Isolément, tels que effets publies, usines spéciales, navire, propriété, ou tout autre qui peut intéresser parlioulièrement.

Cet expédient de n'ouvrir en partie double qu'un seul compte général pour tous les comptes des correspondants, permet de passer en un seul article fort simple, la recette en argent opérée dans le jour, la semaine ou le mois, de plusieurs centaines de correspondants; ainsi:

Caisse a comptes courants fr. 30,260 reçus de divers dans le jour, la semaine ou le mois, dont détail à l'entrée de la caisse f* ,

On passe un article analogue de comptes gooiuiits â CAisst, pour les payements, deux autres pour Ventrée et la sortie des effets à recevoir, deux pour les effets à payer et ainsi de suite pour les auxiliaires.

On comprend qu'on parvient ainsi au plus haut degré de simplification des écritures en partie double, le journal et le grand-livre ne présentant plus que des totaux sommaires et des résultats généraux ; toutes les éeritures relatives aux comptes courants, en ont presqu'entièrement disparu et sont tenues, sans le concours de la partie double» d'après Us livres auxi« liaires, avec un contrôle qu'il nous reste à expliquer.

Ce contrôle s'opère simplement à l'aide d'une colonne inlltalée cOfTiple» courants qu'il faut ajouter dans chacun des auxiliaires, d'oii l'on extrait les articles du débit et du crédit des comptes. Cette colonne une Sois pratiquée, lorsqu'on inscrit les articles sur rauxiliaire» après avoir placé la somme d'abord dans la colonne ordinaire, il faut avoir la soiA dft l'inaerîr* une seconde fois dans la nouvelle colonne dont bous venoas de parler, intitulée comptes courants, pour, de là» être rapportée aa débit ou aa er4« dit du compte particulier qu'elle eoncernA.

Il en résulte nécessairement que les additions de csa eoleanas intitulées comptes couroïUs doivent concorder exactement avee les additiens des comptes da livre auxiliaire qa'on fait tous les mois; car tàg» m'est nAïKWft A CE LIVRE QUI NI SOIT KsiRAET w CEscOLCWNiSt Islestle eontrèlo qu'on obtient mensueilemeat et %al rempkiet là. balAOsa da l&féilfitatiMi ordinaire.

Cette manière da tenir Les eonp^ea eaurants rédi^ saoseontrtdHinflBtment le travail. On peut la suivre dans la méthode ordinaire, sans adopte^

324 «ORRESPONDiNClS COMIfKKCIALE.

U Journal-grand-livre et en conMrvant un grand-livre néparé da journal. li tufflt de pratiquer une eolonne dana ehaque livre auxiliaire, et d'ouvrir un leul eomple générai dea comptée courants.

Je déaire, Meaaienra, que voua trouviei dana eea renaeignementa rapides, dea notiona aufflaaniea pour roua guider dana ie ehoix de l'organUation da ▼otre comptabilité; voua pouveien outre avoir recoure à l'ouvrage déjàdté, et, dana loua lea eaa, Je me tiena à votre dlapoaition pour éclairclr lea pointa obMura ou aplanir lea dlffleultéa d'esécution que voua pourriea rencontrer.

J'ai l'honneur d*ètre, avec un entier dévouement, Heaaienrs, votre trèibnmbieaerviteur.*

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