L. KOBELL
Rouen, le... 18..
Blessîeurs B. et G., à Paris.
Je vous ai crédités de votre facture du 23 du mois dernier pour la conformité des écritures; mais le suron de quinquina que vous in'airz vendu, et qui ne devait pas contenir 1& kiiog. d'écorceavec leur épiderue, en cvn-
148 GORRXSPONDÀKCS COMMEaCULC.
lient plus d6 deux tien; U l'y eit trooTé même 4 kllog. de pouiM pareille à rédiantlllon cl-JoInt.
Vous n'aTcs pat douté, Meniean, qae Je poaTala ayolr la même qualité de quinquina au prix de fr. 8, 85 e. Qe vous ai elle la maison qui me l'offrait), Je n'ai prie le vôtre que eonflant dans ee quil pouvait avoir de mieux; or, comme loin d*èlre lopérieur. Il serait difflcile d'en trouver de plus médioere. Je me plais à croire que vous [réduirei votre prix à fr. 8« 76 c, prix auquel je pouvais l'obtenir.
J'ai sur la tare de votre suron une réclamation de kilog. 2, 50 à voua faire, puisqu'il pèse kllog. 10, 60. Je garde ledit suron pour vérification au besoin, quoique sans doute II ne vous sera pas nécessaire, puisque le numéro vous indiquera l^véritable tare donnée à Dieppe, où ce quinquina s'est vendu au poids net.
En attendant satisfaetlon à la présente, J'ai l'honneur de vous saluer.
HOUSEZ-LËLENNIER.
Cologne, le... f 8.
Heiilenrs B. et G., h Paria.
Totre lettre du 20 mal dernier, ainsi que le quinquina rouge dont elle me porte facture, me sont bien parvenus, mais Je regrette d*avoir à vous dire que la marchandise est mélangée et n'est pas toute véritable. Malgré cela. J'ai essayé d'en envoyer à quelques amis qui m'en avaient fait la demande, mais aucun d'eux ne veut l'accepter, ce qui me force à vous retourner les 4 caisses qui me restent; les deux autres sont partagées et trop difflciles à rassembler pour vous les renvoyer en môme temps. Je verrai sll y a moyen de m'en défaire.
Pour montant de ces 4 caisses, veuilles me décharger, à raison de fr. 20 en fr » • . • 3,400
Et pour frais de votre place 30
Ensemble, fr. . • • 3,430
Quant aux autres frais, soit pour l'aller, soit pour le retour, je les prendrai à mon compte pour vous épargner une partie de la perte ; je regrette que vous ayes aussi mal choisi cet article; c'était on essai sur lequel Je me flattais de pouvoir vous faire dlmportanles demandes.
Vers la fin de celtesemaino, Je dirigerai quelques transports pour votre Tlllei
ACCUSÉS SI! BÉCEPTION DE MAUCHANDISES. 110
«t J'y joindrai vos 4 caisses, marquées B et F, numéros 1 à 4^ dont tous m'accuserez, s'il vous platt, la réception .
Les avis que je reçois de votre place notent toujours le quinquina en faveur ; Jo suis donc bien disposé à vous en consigner une partie dont ma prochaine vous donnera l'avis.
Agrées mes salutations sincères.
GERMAIN JOS. ESSINGD.
La Roclielle, le... 18...
Messieurs Ch. B. et A. G., à Paris.
Lorsque, par ma lettre du 18 courant, je vous annonçais vous avoir crédités de votre envol de sucre en pain, j'étais loin de penser qu'il fût aussi roux. Je suis certain qu'il éconduirait mes aclieteurs, et je me vois forcé, à regret, de refuser celte petite futaille; veuillez la faire retirer de chez moi ou m'indiquer à qui je dois la remettre.
Je suis très-mortifié de ce désagrément, mais je ne puis vous l'éviter.
Je pense que vous ne m'en voudrez pas, surtout quand vous réfléchirez que je ne devais plus compter depuis longtemps sur cet envoi.
Je vous salue de cœur.
J. B. TEXÏER.
Strasbourg, le... 18...
BTcssieurs G. et G., & Paris.
Par votre lettre du 8 courant, vous me remettez facture du macis que vous m'avez expédié. 11 m'est parvenu hier.
Lorsque je vous le demandais grablé, il était bien entendu que, non-eeu* tement II serait dépourvu de la poussière, mais encore de la trop grande quantité de feuilles mortes dont 11 est, au contraire, surchargé. Ce défaut a déjà été l'objet de mes plaintes, lors de la première expédition. Vous me permettrez, en conséquence, de faire retirer celles qui se trouvent dans votre dernier envoi, et de vous les retourner.
D*un autre côté, je ne croyais pas que vous me feriez supporter de cornmiasiuii sur cet article, que je vous avais demandé pour vous en débarrasser.
A cette occasion, je dois vous dire que vous chargez toujours vos facture»
450 CORIllSPOlfBANGE COViaRGULB.
de firtif qne Je ne paye pai allleori, tels qae porte de lettrée, ete. Vous m'avei fait auMi tapporter, sor la Tente dee potaaiet, un eieompte de 3 0/0, tandis que Je n'ai Jamala pajé qne 1 1/2 à 2 0/0 ao plus. Si ▼oue voules mériter la préférenee, il ne faut point augmenter ainsi les frais, qui sont déjà onéreux.
Je TOUS prie de me erolre votre Men déToaé.
Louis KOB.
Mahon, le... 18.
Monsieur H., à Paris.
Je TOUS ai longtempe et Tainement attendu pour reeomiattre la qualité des Tins de renvoi qui m'a été fait pour votre eompte. Void ce qui résulte de eet examen.
Les vins ont asseï bon goûl, mais Ils moussent faiblement, et une grande partie n'est pas claire, quoiqu'ils ne soient expédiés que depuis une quinlaine de jours. Je vous laisse à Juger ce qu'ils deviendront d'iei à un mois. Le défaut de limpidité est, vous le saves eomme mol, tellement capital pour le eiiam pagne, qu'il en rend la vente impossible. Voie! doue ce que je vous propose. On déballera vos champagnes pour les mettre en tas, et, quinze Jours après. Je prendrai toutes les bouteilles qui-se trouveront limpides.
Gomme vous avei voulu sans doute me bien servir et agir avec moi loyalement, Je dois croire que vous consentirez à ma proposition. En attendant, Je n'ai pas cru devoir payer le mandat que M. Gribius, votre expéditeur, a tiré sur moi; d'abord beaucoup trop tôt et avant môme la réception des marchandises, ensuite sans aucune autorisation de ma part, et, enfin, contrairement à nos conventions particulières.
Ces difficultés sont fâcheuses, mais la faute en revient à votre expéditeur qui envoie des marchandises défectueuses.
J'ai rhonneur de vous saluer.
CHÂUMEIL.