‹ Traité de correspondance commercialeChapitre 76 sur 118 · C. DUBREUIL · texte numérisé non relu

C. DUBREUIL

Paris, le... 18..:

Monsieur Ed. Q., au Havre.

J'ai sous les yeux vos deux lettres des 21 et 23 octobre.

Par la première, vous me reprochez l'inconvenance de mon silence. Je mérite ce reproche, si vous ne voulez tenir aucun compte de mes fréquentes absences; mais comme, en définitive, mon silence ne préjudide en rien h vos intérêts, vous me permettre! de vous dire, à mon tour, que votre repro> die me paraît plus ineonvenant que mon silence.

Au surplus. Je vais terminer eette a£Faire, qui le serait déjà, si Je n'avais quelques observations à vous adresser sur le compte que vous m'avez remis.

ia conduite du capitaine fiernard me parait fort singulière, et je m'é-

tonne qu*il se soit permis de faire pour son propre compte l'opération de Bourbon, quand cette opération était le but primitif de la nôtre.

D*un autre côté, pourquoi nous avoir fait des retours en café, lorsqu'il est à la connaissance de tout le monde que cette sorte de retour présente constamment de la perte? Il faut qu'il vous ait donné, pour motiver oette conduite, des raisons bien puissantes et que je désirerais connaître.

Je ne vois aucune nécessité à vous hâter de Tendre notre cargaison do café; je vous prie même de ne rien terminer à cet égard, et da m'ea envoyer un échantillon par la diligence.

Reoevex, Monsieur, mes satutatlons empressées.

BARHIÈRE.

P. S. Je reçois à l'instant une lettre de H. John Bernard, dont le silence avait lieu de me surprendre. Sa lettre est la plus eitraordinalre qu'on puisse écrire dans sa position ; elle fourmille d'erreurs et de faits controuvés; si vous pouvei, sans Indiscrétion, me donner quelques dételle sur sa correspondanœ avee vous relativement à sa gestion el h ses trbtes résultats, vous me rendrez service.

Paris, le... 18..

Messieurs G. et F, frères, à Bordeaux.

J'ai bien reçu votre lettre du 30 novembre, m'accusent réception du nouvel acte passé entre nous.

Voici donc enfin cette affaire terminée ; mais je ne puis vous dissimuler que je regrette beaucoup le temps précieux que nous avons perdu en discussions stériles, et que noue aurions bien mieux employé dans l'intérêt de l'opération. Je déplore que vous n'ayez pas jugé convenable d'agir envers moi d'une manière plus large et plus décisive*

Je n'ai pas encore eu le temps d'examiner vos comptes d'armement et les pièces dont vous les appuyez ; je ne puis donc vous renvoyer ces documents avant les quelques jours qui me sont nécessaires pour les étudier et etr donner connaissance à mes co-intéressés. Ce petit retard indispensable me semble sans inconvénient pour vous.

Recevez mes bien affectueuses salutations.

Charles RAYMOND»

212 CORRESPONDANCE GOMMSaCfALE.

Rotterdam, le... 18..

Ver rieurs Cli. B. et G.» à Paris.

Le S du moii d'avrlt dernier, noai eûmes Thonneur de yoqi écrire en répODM à votre lettre du 34 courant, et nout y nmet connaître notre déiir, ainal que celui de nos amU Baiguerle, que tous vendiei enfin la barrique de garance, leiboit de Sainte-Marthe et le poirre long.

PriTéa de toi nonrellet depuis plus de cinq mois, nous venons vous prier de nous dire où vous en êtes, et pour quelle époque nous pouvons espérer la On de ces trois affaires, qui traînent depnle si longtemps en longueur.

Noos ne pouvons vous dissimuler que nous vous trouvons trop durs dans vos relations, et vous auries dé^k opéré oes ventes si vous n'aviez prétendu à an prix plus élevé que le cours. Nous royons la cote du bois de Sainte- Marthe constamment fliée chez vous à fr. 80 ; en admettant que ce prix soit un peu exagéré, nous n'en sommes pas moins convaincus, qu'en lâchant la main jusqu'à fr. 75, on réaliserait promptement.

Tàchei donc d'en finir, et ne nous mettes plus dans le cas de vous faire de semblables reprodies.

Kous avons l'honneur de tous saluer très-amicalement.

PËRIER ET DE JOiNCIl.

Namur, le... 18..

Monsieur C, à Paris.

J'ai reçu votre lettre du 22 du mois dernier, qui me donne avis de votre disposition de fr. 473, 90 pour solde de compte au 3t décembre dernier, bien que Je ne vous redoive que tr. 470,68. Je ne sais pourquoi vous m'avez chargé, contre l'usage, de fr. 8,35. J'ai vu avec peine que vous aviez recommandé de protester votre traite sur moi, et cela sans attendre même la vérification de Totre compte.

Assurément, après les relations que nous avons eues ensemble et leurs beaux résultau pour vous, Je ne devais pas m'attendre à ce manque de procédé.

Je vous ai constamment témoigné les égards les plus bienveillants, et je croyais, Monsieur, pouvoir compter sur un peu do réciprocité. Je ne puis vous

dissimuler combien il m'a été pénible de reconnailre qae toub en aviex Ué* cidé autrement.

Je vous présente mes sincères salutations.

DE FONYENT.

Paris, le... 18..

Monsieur P., à Rouen.

Le 12 août dernier, nous arons fait verser dans vos mains une somme de fr. 755, 28, au crédit de MM. Borri et C^, de Florence, pour être mise à la disposition de M. Robin Yalori.

Ce monsieur s'est présenté plusieurs fois pour la retirer, mais MM. Borri et Ci« lui ont eonstamment répondu que vous ne leur avies donné aucun ordre à cet égard.

Il est constant que vous avez oublié de les instruire de ce fait, et qu'il ne faut s'en prendre qu'à cet oubli si M. R. Valori a éprouvé plusieurs refus et des relards d'autant plus désagréables qu'il était assuré que la somme avait été versée. Mous vous prions donc, Monsieur, de vouloir bien réparer cette omission le plus promptement possible, et de nous mander à nousmêmes quand l'avis aura été donné, aûn que nous puissions nous disculper aux yeux de nos amis d'une aussi grande négligence.

Nous avons l'honneur de vous saluer, Monsieur, avec une parfaite considération.

BERTHOUD frères.

Paris, le... 18..

Messieurs BI. et C, à Bordeaux.

J'ai sous les yeux vos lellres des 27 novembre et 10 courant.

J attends vos communications relatives à l'aCraire Durando.

Je vois bien, par tout ce que vous me dites au sujet du brick la Jeune-Caro/me, que vous n'êtes plus disposé à prendre un intérêt dans son achat ; il ne fallait pas alors m'en parler comme d'une excellente affaire, ce qui m'a porté à entretenir mes amis dans celle conviction, et à les décider à y prendre part.

Plus je réfléchis à votre lettre, et plus je suis frappé, permettez-moi do

914 COftElSPOIlDiVCS COMMBRaALV*

!• dira» dt la vtriaUllté dt tôt idéti. Aprèi m'a? olr ? iTemeni eoDuillé celle opération, votre lettre cet eonçne en dee termes tels qu'il semble aujourdliut qae ee soit par une pure eomplaisanee que tous y prendries part. Je ne caurais accepter one aussi froide coopération, et je renonce à cette afTatrc.

J*ai rhonncur de yoos saloer affeetueusement,

Jkan pi PRKAMENEUX.

Marseille, le... 18..

MenTeors P. père et fils, à Lyon.

Nous tenons de remboarser la traite de fr. 957, ÎO qae noas avions formée sur Tonsy conformément au compte que tous portait notre lettre do 7 courant.

C'est, TOUS le sares. Monsieur, la troisième fois que pareil désagrément nous arrlTe avec tous, et vous savei aussi, qu'en vous avisant cette dernière traite, nouiTous disions que, si elle n'était pas payée, nous fermerions votre compte.

Nous espérions que tous vous déclderiei enfin à mettre plus de régularité dans vos payements, mai», puisque vous n*avez pas jugé à propos de lo faire, nous devons vous prévenir, que nous venons d'adresser à un avoué de votre ville notre facture sur timbre et nos pouvoirs, à Teffei do vous poursuivre.

Nous avons l'honneur de vous saluer.

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