Groth, Zem. (Entrait), 4, P
CHAP. Xn* — PROCÉDÉS D'OBSERVATION. 461
bratipn d'indice n', Tobservation de la réflexion totale fait connaître l'indice n; en tournant le polariseur de 90^, on obtient l'indice n'.
Une seule lame peut ainsi servir à déterminer les indices de toutes les vibrations qui peuvent se propager suivant toutes les directions comprises dans le plan de la lame.
Supposons, par exemple, que la lame considérée soit découpée perpendiculairement à l'axe d'un cristal uniaxe. Une observation faite en plaçant la vibration du polariseur dans le plan d*incidence supprime les vibrations dirigées dans le plan de la lame, et la mesure donne l'indice extraordinaire. Eti tournant le polariseur de manière que sa vibration soit parallèle à la lame, on mesure au contraire Tindice ordinaire.
Supposons la lame taillée perpendiculairement à la bissectrice,
négative par exemple, d'un cristal biaxe. On commence d'abord par
orienter la lame de manière que la ligne des axes soit dans le plan
1 1 d'incidence. On mesure alors successivement les indices - et ? des vi-
brations qui peuvent se propager cette direction. On tourne ensuite la
lame de 90^ de manière que la trace du plan d'incidence soit normale
à la ligne des axes, et l'on mesure les indices r et -. On a ainsi les
oc
trois indices principaux^
BéAmctonétre de JH. F. KoUimnsd. — Au lieu de placer la lame cristalline en contact avec un milieu solide, on peut la plonger dans un milieu liquide plus réfringent qu'elle ne l'est. Tel est le procédé qui a été indiqué par H. F. KohlrauschS et qui a rappelé, après un long oubli, l'attention sur l'emploi de la réflexion totale pour mesurer les indices des substances cristallines.
L'appareil de H. Kohlrausch se compose d'un vase cylindrique en
i. La théorie que nous donnons ici ne semble prêter à aucune objection. Cependant M. W. Kohlrausch, à la suite d'obserTations faites sur une lame d'acide tartrique oblique aui axes principaux, a cru constater que la théorie, n'était pas d'accord avec l'observation. \\ a rétabli cet accord en supposant que ce que l'on mesurait réellement est, non pas la vitesse correspondant à la direction de propagation normale couchée dans le plan delà lame, mais la vitesse correspondant à la direction du rayon contenu dans ce plan, cette vitesse étant elle-même projetée siu* le plan d'observation. M. W. Kohlrausch ne donne aucune raison théorique à l'appui de ce théorème qui ne peut être considéré que comme ayant une valeur empirique. Au reste, lorsqu'il s'agit des indices principaux, U difficulté ne se posé pas, pulsqu'alors le rayon et la direotioD de propagation normale se confondent.