AVien.. Ak. Sitzb., V. 15. p. 4tO
3. Vnter$ûchungen ûber die Hàrte an KryUollflâchen, Wien., 4873.
nue, on dispose le levier de manière qu*il soit horizontal lorsque la pointe d'acier touche le cristal. On ajoute alors les poids p qui produisent et mesurent la pression exercée sur la pointe; puis on augmente le poids P jusqu'à ce qu'il se produise un mouvement très lent du chariot, et on obiecve à la loupe le travail de la pointe. On augmente graduellement les poids p jusqu'à ce qu'on voie se produire un commencement de rayure.
Franz a trouvé, en opérant sur les substances comprises dans l'échelle de Hohs, avec une pointe d'acier d'abord, puis avec une pointe de diamant, les résultats suivants :
POIDS dont il faut charger la pointe pour produire une rayure.
Pointe oacier. Pointe de diamant*.
Gypse 1»%5 »
Calcile 9*',0 »
Fluorine 36 »
Apalite 163 12»»
Orthose 260 20
Quartz » 34
Topaze » 45
Corindon » 51
L'acier dont se servait Franz se rayait avec le diamant sous une charge de 25 grammes. Il ne faut d'ailleurs pas attacher à ces nombres trop d'importance, car nous allons voir que la dureté est bien loin d'être la même pour toutes les faces d'un même cristal.
Il faut remarquer que le tableau précédent montre qu'une même substance, pour être rayée par deux coi*ps différents A, R, exige que . ces corps soient pressés par des poids P, F', très différents l'un de l'autre.
Expériences do CSralUch et Pekarek sar la ealelte. — Relation de la dnreté avec le* eUwagea. — Hais les observations les plus intéressantes faites avec le scléromètre sont celles qui ont eu pour but de découvrir la loi de variation de la dureté suivant les diverses directions. Les observations de Grailich et Pekarek sur la calcite donnent une idée très précise du phénomène.
Soit d'abord une lame de calcite parallèle à un clivage rhomboédrique. A (fig. 11) est l'angle culminant, E, E', E' les angles latéraux ; B, B les arêtes culminantes; D, Dles arêtes latérales. Nous distinguons:
1* Les directions AE et EA suivant la petite diagonale ;
74 DEUXIÈME PARTS. — CRISTALLOGIUPHIE PHli^lQCE.
2* La direction Z'ï/ soÎTant la grande diagonale ;
3* Les directions p^ p^ et p^ p^ parallèles à une arête, mais allant la
première d*une arête B à une arête D, la seconde d*une arête D à une arête B;
4» Les directions n^ n^ et n^ n^ perpendiculaires à une arête.
Voici quels ont été les poids dont il a fallu charger une pointe d'acier pour produire une rayure suivant ces différentes directions :