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CHAP. VI. — LUMIÈRE BLANCHE

Des perturbations aussi graves sont iieureusement rares. En général la dispersion laisse aux axes d'élasticité le même ordre relatif de grandeur. 11 arrive presque toujours au contraire que Tangle des axes optiques varie sous l'influence de la dispersion, mais en général cette variation elle-même est faible.

Supposons que l'angle des axes optiques rouges soit plus petit que l'angle des axes optiques violets, ce qu'on exprime en posant p<r. Soit p (fig. 82) l'un des pôles des axes optiques rouges, et v le pôle le

Fig. 82.

plus voisin des axes violets. Le 1«' anneau noir dans la lumière rouge sera n^, le 1*' anneau noir dans la lumière violette sera vv\ Dans la lumière blanche, l'anneau rr* ne sera éclairé que par les rayons violets et présentera cette couleur; l'anneau vv' au contraire, éclairé seulement par les rayons rouges, sera rouge. Dans la lumière blanche, le premier anneau coloré sera donc, au sommet le plus rapproché du centre, rouge à l'intérieur et violet à rextérieur ; au sommet le plus éloigné du centre, rouge à l'intérieur et violet à l'extérieur. Les couleurs de l'intérieur de l'anneau sont seules vives et pures, car celles de l'extérieur se mélangent avec les couleurs des anneaux suiVtats. C'est donc par les couleurs de l'intérieur qu'on jugera du sens de la dispersion en appliquant cette règle simple : « La couleur pour laquelle l'écartement des axes est le plus petit, est celle qui colore la partie intérieure du sommet du l""' anneau le plus rapproché du centre des lemniscates.»

On peut aussi déduire le sens de la dispersion de l'observation des hyperboles. L'hyperbole noire qui se produit dans la couleur rouge passe en p; celle qui se produit dans la couleur violette passe en V. La

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portion de Timage voisine de p ne sera donc éclairée dans la lumière blanche que par les rayons violets, et celle qui est voisine de V (fue par les rayons rouges. On verra donc, dans la lumière blanche, la concavité de l'hyperbole teinte en rouge, la convexité teinte en violet. De là cette autre règle équivalant à la l'*' : « La couleur qui colore les hyperboles, vers leurs sommets, du côté concave, est celle pour laquelle Técartement des axes est le plus faible. »

Mais quelle que soit la variation qui se produise dans la répartitian des couleurs des franges, elle sera toujours astreinte à une règle fixe ; c'est que les couleurs de ces franges seront distribuées symétriquement par rapport aux traces des plans de symétrie du cristal qui sont, pour toutes les couleurs, des plans principaux de l'ellipsoïde d'élasticité. C'est ainsi que dans les lames taillées perpendiculairement à l'une des bissectrices de l'angle des axes optiques, on verra toutes les couleurs disposées symétriquement par rapport à la ligne des pôles et par rapport à une droite perpendiculaire menée par le milieu de la distance des pôles. Lorsque cette condition n'est pas remplie, on peut être assuré qu'il n'y a pas, au moins pour les phénomènes optiques, trois plans de symétrie dans le cristal; et celui-ci ne peut pas être considéré comme orthorhombique si l'on réserve ce nom aux substances qui, pour toutes les propriétés physiques, montrent la symétrie caractéristique du système terbinaire.

Les figures de la planche II montrent les franges produites, entre deux niçois croisés, dans une lame orthorhombique éclairée parde la lumière blanche, lorsque la ligne des pôles des lemniscates est parallèle à l'une des vibrations du polariseur ou de l'analyseur, ou lorsqu'elle est inclinée de 45** sur cette direction.

Maperal«B ées axes daas les cristaux eUsariiMBbMpies. •» Pour les cristaux clinorhombiques, la symétrie du cristal ne se traduit dans les phénomènes optiques que par une seule condition, c'est que l'aie de symétrie coïncide avec un axe d'élasticité optique, et par conséquent que le plan de symétrie parallèle à la face g^ contient les deux autres axes.

Si la biréfringence est faible et la dispersion cristalline forte, il peut arriver que l'axe de symétrie coïncide avec Taxe a pour les rayons rouges, avec l'axe b ou l'axe c pour les rayons violets ; il peut arriver aussi que les axes d'élasticité situés dans le plan de symétrie aient des positions entièrement différentes pour les rayons extrêmes. Lorsque ces cas se présentent, ils introduisent dans la forme des franges colorées

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