‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 2)Chapitre 99 sur 177 · V. -. MESURE DES INDICES DE RÉFRACTION · texte numérisé non relu

V. -. MESURE DES INDICES DE RÉFRACTION

Lorsqu*on a déterminé, par les procédés qui ont été exposés plus haut, la position des axes optiques et les différences des trois indices principaux, les propriétés biréfringentes du cristal sont connues, mais la manière dont ce cristal réfracte la lumière n*est complètement déterminée que lorsqu'on a obtenu la valeur absolue de Tun des indices. La connaissance de cet indice est d'ailleurs nécessaire pour qu'on puisse tirer parti de l'observation de Técartement des axes vus dans un milieu ambiant. La mesure directe d'un indice est donc toujours nécessaire; elle peut sufTire à elle seule à la détermination des propriétés biréfringentes du cristal, si elle est étendue aux trois indices principaux.

1. OBSBRTATIOX Dl l'uIAGI d'dN OBJET WE A TRATEBS U5B UiMI A FACES PABALLÈLES.

Ww^^eédé eu d«c d« Chavincs. — l^e procédé le plus simple pour mesurer l'indice d'un corps taillé en lame mince à faces parallèles est celui qui a été indiqué tu siècle dernier par le duc de Chaulnes.

On se sert d*un microscope dont la mise au point se fait en tournant une vis micrométrique qui permet de mesurer avec précision le dé- Fig. lii. placement de Tappareil. On observe, en faisant

la mise au point avec soin, sur un trait très Un 0 (fig. Hf), ou tout autre

CDAP. XU. — PROCÉDÉS DOBSERVATION. 441

objet délicat, placé sur le porte-objet. On recouvre ensuite ce trait fin ou cet objet par la lame transparente L d*épai88eur e, dont on veut déterminer rindice n. L'image de 0 vient se faire en un point C qu*il est aisé de déterminer, car, pour le rayon OE, on a

et, par conséquent, si Ton suppose O'E très voisin de la normale 0N« ce qui rend i et r très petits,

On tire de là

Les choses se passeront donc comme si Tobjet était relevé d une lon-

gueur égale à e . Il faudra ainsi, pour mettre de nouveau au point

l'objet 0, relever le microscope d'une hauteur égaie à celte quantité. La mesure de cette hauteur, combinée avec celle de l'épaisseur e, permettra donc de connaître n.

Applleatlon da procédé du dac de diavlneu A la mesure éem tadlees des lames cristallines. — Imafl;e d*iia objet w A travers «M lame eristaillne A faees parallèles. — Pour voir comment le procédé du duc de Chaulnes peut être utilisé pour déterminer l'indice des lames cristallines, il faut étudier la façon dont se forme l'image d'un objet vu à travers une lame cristalline à faces parallèles. On doit s'attendre à ce que la double réfraction produise des effets tout particuliers.

Nous allons indiquer, d*aprés M. Stokes S la solution générale de la question.

Sur la surface antérieure S' de la lame (fig. 145), on donne un point 0 dont on cherche l'image après que les rayons ont traversé la lame dont la seconde surface est S. Nous imaginons la surface de l'onde dont 0 est le centre et dont les rayons vecteurs sont égaux aux vitesses de propagation. Nous ne considérons qu'une nappe' de celte surface, et nous la réduisons, en la laissant semblable à elle-même, jusqu'à ce que cette nappe vienne à être tangente en N à la surface S.

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