OBSERVATION DES MODIFICATIONS Qu'aPPORTB LA CHALEUR
• DANS LA BIRÉFRINGENCE
Uest souvent intéressant d'observer les modifications que la chaleur introduit dans la valeur des constantes optiques.
Le procédé le plus simple pour se livrer à des observations de ce genre^ est de se servir d'un microscope ordinaire, à faible grossissement» de manière à pouvoir placer la lame cristalline assez loin de l'objectif et du polariseur. On se sert comme porte-objet d'une bande métallique percée d'une ouverture correspondant à la ligne de visée. Au-dessus de cette ouverture on place une plaque de verre sur laquelle repose la lame cristalline. La bande métallique portée par une pince spéciale est chauffée, par des lampes ou des becs de gaz, à ses deux extrémités qui doivent être suffisamment écartées de l'axe de l'appareil. On peui ainsi porter aifiènent le cristal à une teiqpAriliH» supérieure
On ne peut pas mesurer la température de la lame ; on ne peut que constater les variations qui se produisent dans la biréfringence, à mesure que la température 8*éléve. On peut d ailleurs apprécier assez exactement ces variations, en observant les changements qu*elles amènent dans la teinte de polarisation, et en rapportant ces changements à Téchelle de Newton.
On peut encore suspendre la lame cristalline au centre d'une étuve. Celle-ci est formée par un vase parallélipipédique, plat et allongé, qui est percé sur les deux parois de deux orifices placés en regard et fermés par des lames de verre. L*axe du microscope est horizontal ; l'étuve est placée entre le polariseur et Tobjectif, de manière que la lame cristalline soit verticale. Les extrémités de Tétuve dépassent latéralement et sont chauffées par des lampes ou des becs à gaz. Des thermomètres disposés dans 1 etuve de manière que les boules en soient aussi voisines que possible de la lame, peuvent donner quelque idée de la température de celle-ci. Mais on ne peut compter sur aucune exactitude dans la mesure de cet élément; les thermomètres, placés entre la lame et la source de chaleur, sont toujours très notablement^lus chauds que celle-ci, même lorsque les températures sont stationnaires.
Un procédé plus exact consiste à plonger la lame dans un liquide qui n'agisse pas chimiquement sur elle et qu'on puisse porter à des températures élevées. On peut se servir de paraffine qui fond à 19^ et dont on peut porter la température jusque vers 200°. On peut encore recourir à un mélange en parties égales d'azotate de potasse et d'azotate de soude qui fond vers ibO^ et peut être porté à une température très élevée.
Le liquide est placé dans un tube métallique, percé, à une certaine liauteur, de deux orifices placés en regard et fermés par des lames de verre. On y plonge la boule d'un thermomètre à air ou à mercure et la lame cristalline, qui doit être au niveau des ouvertures. Le tube est chauffé à la partie inférieure par un bec de gaz ; il est placé entre le polariseur et l'objectif d'un microscope à axe horizontal. En agitant le thermomètre, ou mieux en se servant d'un agitateur spécial, on rend bien uniforme la température du liquide que le chauffage par le bas tend d ailleurs à régulariser.