‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 4)Chapitre 116 sur 181 · D (>V. Schmidt · texte numérisé non relu

D (>V. Schmidt

Les différences ne dépassent guère ^ de la valeur. Toutefois il ne

ttmble pas que ces différences puissent être mises sur le compte des erreurs d'observation, et il parait nécessaire d'admettre que les molécules du sel, en se dissolvant, subissent une modification moléculaire plus ou moins considérable.

L'exemple de l'azotate de potasse est intéressant. Ce sel est isomorphe de l'aragonite et a une biréfringence très élevée, presque égale A celle de ce minéral. Les 3 indices principaux sont en efTet 1,5064, 1,5056, 1,3546 (Scbrauf)- L'indice médian est 1,4488. Or on voit que l'énergie réihictive déduite de cet indice médian est bien celle qui persiste dans la dissolution. Les propriétés biréfringentes de la molécule persistent donc dans la dissolution, mais elles se contpensent par l'orientation des molécules dans toutes les directions, de manière à produire le mbne eflel que celui qui serait produit par une molécule uniréfringente douée de l'indice médian.

Énercle r«fr«ctl*c ■pédM<>« des eoMblBoUoBa. — Après avoir conslalë que l'ènergii; rëfractive spécifique d'un mélange est i peu prés la moyenne arithmétique des énergies des corps mélangés, on peut se demander s'il n'en serait pas encore de même lorsqu'au lieu d'un simple mélange, il y aurait combinaison des corps entre eux.

Si la loi de Gladstone pouvait encore s'appliquer dans ce cas extrême, on devrait en conclure que les propriétés réfringentes d'une molécule résultent en quelque sorte de la somme des propriétés réfringentes de dfaque atome.

On pourrait donnera la loi de Gladstone ainsi étendue une forme Ir^ simple. Si l'on multiplie l'énergie rëfractive epéciflque d'un corps quelconque par son poids moléculaire, on aura ce que nous appellerons l'énergie rëfractive moléculaire. Si deux corps, Cl et H par exemple^ dont les énergies de réfraction moléculaire sont respectivement E^ el Eg se combinent entre eux pour former un composé ayant CIH pour molécule, l'énergie rëfractive moléculaire du composé serait E^ + E,, En d'aulres termes, l'énergie spécifique moléculaire d'un composé serait la somme des énergies spéciûques moléculaires des atomes compusajils.

Cette loi serait liùs analogue k celle qu'a émise H. Wœstiri et d'après laquelle la chaleur spécifique moléculaire d'un composé serait égale â ta Gomme des rliuli^urs spécifiques atomiques des composés.

Ces deux luis pai'aii>seDt l'une et l'autre s'appliquer approximativement (laus lin assez <^raad nombre de cas, mais être tout à fait en défaut a d'aulres. On pourra en juger, pour ce qui cooiceme les énergies itives, par le lableau suivant, se rapportant ides substances qui, mlas, se pi-Ésentent à l'état gazeux.

CHAP. Xlll. — CONSTANTES OPTIQUES. 487

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