Pogg., i4itii
déduire» par une formule connue, le rapport de leurs coefficients d'ëlaslicilé. Les mesures faites par H. Groth sont assez d*accord avec celles de H. Yoigt, et la facilité relative du procède qu*on lui doit permet d*espérer qu'on pourra étendre à un grand nombre d'espèces cristallines, les expériences faites sur le sel gemme ^
BxpérieiiceB anelemiea de Savart. -» Le procédé de M. Groth a
quelque analogie avec celui qui a été employé jadis par Savart, dans une série d^expériences célèbres*.
Savart faisait vibrer non pas de petites barres cristallines, maiis des plaques découpées dans le cristal suivant différentes directions, et dont il étudiait l'état vibratoire au moyen de sable répandi> sur leur surface. On connaissait encore bien moins que maintenant une théorie générale de la vibration deà plaques, et la théorie de l'élasticité cristalline était encore à naître. Savart, avec une remarquable intuition des phénomènes, considéra un cristal comme un corps n'ayant pas la même élasticité suivant différentes directions. Il commença donc par expérimenter sur un corps non cristallisé, mais qui ne possédait pas les mêmes propriétés dans tous les sens, et dont on connaissait assez bien le mode de structure intérieure. Le corps choisi fut une bille de bois, découpée dans un tronc aussi régulier que possible. On découpait les plaques dans cette bille, soit perpendiculaires, soit parallèles à l'axe du tronc, soit inclinées d'une manière quelconque. En comparant ensuite le mode de vibration de ces plaques ligneuses avec des plaques découpées suivant certaines directions dans des cristaux de quartz ou de calcite, Savart montra que l'élasticité varie dans chacune de ces substances lorsqu'on fait varier la direction de la plaque. Entre autres résultats intéressants il constata que les plaques découpées dans le quartz parallèlement aux faces p ne vibrent pas comme celles qui sont découpées parallèlement aux faces e {.
Le procédé de Savart, quelque ingénieux qu'il soit, est trop imparfait pour donner des résultats numériques précis. Il ne peut guère servir qu'à donner une idée des variations qui se produisent avec la direction dans Tèlasticilé des cristaux. Nous n'entrerons donc pas sur ce sujet dans de plus longs détails.
i. Les Ànnaift de Poggendorf (t. 152) contiennent une série d'expériences faites sur VélasUcité de la calcite, par M. Baumgarten. Ces eipériences sont faites, comme celles de H. Voigt, par le procédé de la nexion, et ne conduisent par conséquent i aucune àofiiét précise sur les constantes élastiques de la calcite.
i. ÀnnaUê de chimie et de physique, 1. 1, 8-40, 1820.