I. MESUr.K DE l'kPAISSELR DE LA LAME
Le retard que produit une lame est égal à son épaisscur'multipliée j)ar la différence des indices propres à chacune des vibrations princi- })ales. On ne peut donc déduire du retard la valeur de cette différence qu'après avoir mesuré ré])aisseur de la Urne,
On peut faire cette mesure au sphéromélre. La disposition de cet instrument esl trop connue pour qu'il soit utile de la décrire ici.
On peut encore avec avantage, surtout pour les lames minces, employer le pi'océdé suivant. On colle ensemble, sur la même lame do vtTfe, de part et d'autre de la lame cristalline inconnue, un ou plusieurs fragmeuts d'une substance connue, telles que des clivages de barytine, des clivages de calcile, ou de petites lames de quarz bien parallèles à l'axe. On use toutes ces lames en>emble de manière que l'épaisseur soit la même ou très sensiblement la même pour toutes. On juge fort bien si cette condition est remplie, car les deux lames de même nature entre les(pielles la substance inconnue est placée doivent alors avoir la même teinte de polarisation.
L'épaisseur des lames connues peut être déduite de la mesure du
CffiP. XII. ~- PAOCÉDtS D'OBSERVATIOV. 41 i
retard qu'elles produisent, et cette épaisseur est la inénie que celle de im laoïe inconnue.
Enfin un troieième procédé consiste à placer la lame sur le porteobjet du microscope, de manière qu'elle présente sa tranche à l'objectif. La lame peul étre^ maintenue dans une position exactement verticale en la pinçant entre deux cubes bien dressés. La tranche de la lame étant ainsi Yue dans le microscope et mise au point, on en mesure l'épaisseur en substituant à l'oculaire ordinaire un oculaire au réticule duquel est pUeé un fil immobile et un autre fil exactement parallèle, mais ftxé à un cadre mobile auquel ou peut imprimer des déplacements exactemeot mesurés par une vis micrométrique. En se servant d'un millimètre divisé en centièmes que l'on place sur le porte-objet, on commence par déterminer le déplacement qu'il faut donner au réticule mobile pour qu'il parcoure l'image d'un millimètre. Soit d ce déplacement.
On met successivement en coïncidence avec le fil mobile les deux bords de la tranche de la lame et on lit le déplacement D qu'il a fallu
donner au fil ; le rapport ^ est l'épaisseur de la lame en millimètres.
Ce procédé est d'un emploi très facile ; malheureusement il exige que les bords de la lame soient assez bien dressés ; de plus il lie permet de mesurer que l'épaisseur des bords de la lame qui est générale* ment un peu plus faible que l'épaisseur centrale moyenne.