‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 149 sur 339 · CHAPITRE XVI. — IMPORTANCE DES DITERSES FORMES SIMPLES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — IMPORTANCE DES DITERSES FORMES SIMPLES

ours parallèles à des pians pour lesquels a> est très-petit. En admettant la constance rigoureuse de tt, nous pourrions même dire que le clivage est toujours parallèle au plan pour lequel &> est minimum, si le phénomène n'était pas influencé par la forme de la molécule, dont nous a'avons pas tenu compte.

Nous n'entrerons pas dans une discussion plus approfondie du phénomène du clivage, auquel il faudrait joindre celui des plans de glissement de Reusch ; nous y reviendrons ailleurs. Mais nous ferons remarquer que des considérations analogues à celles qui expliquent le clivage peuvent expliquer aussi, jusqu*à un certain point, la manière dont la nature choisit, entre toutes les formes simples possibles, celles qui doivent limiter le cristal.

En effet, si nous considérons un cristal s'accroissant dans une dissolution saturée, à chaque instant le cristal est en équilibre sous Faction de forces moléculaires intérieures puissantes et de forces extérieures beaucoup moins énergiques provenant principalement des molécules diffusées dans le liquide. L'équilibre ne subsistera qu'à la condition que les faces intérieures qui s'exercent sur les molécules contenues dans les plans qui limitent le cristal, seront assez faibles pour pouvoir être équilibrées par les forces extérieures. Il faut donc que les plans limites correspondent, pour les molécules qu'ils contiennent, à des forces f de faible valeur. L'équilibre sera d'autant plus facile que les forces f seront plus petites, c'est-à-dire, toutes restrictions faites, que les aires <a correspondant aux plans limites seront plus petites. Les plans pour lesquels a> sera le plus petit seront donc, en général, ceux qui se produiront le plus aisément et qui acquerront le plus de développement. 11 est vrai que cette loi peut être troublée par le changement du dissolvant, et par les forces différentes que peuvent exercer sur les molécules du cristal les molécules do ces différents dissolvants ; mais les formes simples qui pourront ainsi disparaître ou apparaître seront celles pour lesquelles f sera le plus voisin de la limite, c'est-à-dire pour lesquels « sera relativement le plus grand. L'importance physique des formes, marquée par la fréquence ou le développement relatif de ces formes, doit donc être ordinairement en rapport avec l'ordre décroissant de grandeur de Taire w.

En résumé, les idées théoriques qui précèdent montrent la raison d'être de la loi énoncée par Haûy, que les symboles des plans cristallins sont toujours simples. Elles nous permettent de poser, quoique avec beaucoup de réserves, cette autre loi, que l'importance physique des

caiSTÀLLOGRAPHlE 20

fonnes cristallines, manîrestée.par les phënomènes morphologiq en général, en raison inverse de l'aire élémenlaire qui leur cori Elles nous permettent enfin de poser cette loi, moins sujette aux tiens que la précédente, que les clivages ne peuvent se rencon parallèlement aux formes pour lesquelles l'aire élémentaire esl petite possible. Nous verrons plus tard que la même conclus s'appliquer aux formes parallèlement auxquelles se produit tropie'.

Admettons donc, en écartant pour le moment toutes les rest sur lesquelles nous reviendrons ensuite, que l'ordre d'imp décroissante des faces du polyèdre cristallin est le même que croissant desdensilés réliculaires des plans réticulaires correspo et nous allons tîi'er de cette remarque un moyen de pènétri avant dans la structure intime du cristal.

Nous pouvons, en elTet, avec Bravais, énoncer la règle sui Il faut chmsir le rùtau crutaUin de telle sorte qve si l'on range le ^Tks réticulaires de ce réteau suivaitt l'ordre croissant des densU culaires, cet ordre représente l'ordre croissant des facultés de prm smt matérielle (par la cristallisation), soit artificielle (par le cliva faces cristallines correspondantes.

En appliquant cette règle, nous pourrons chercher à déterminf seulement les paraméti'es du réseau, mais encore le mode auq réseau appartient. Nous pourrons, par exemple, dans le sjsU prisme rhomboïdal droit, non-seulement déterminer le rhomboïdal droit qui est la forme primitive, mais encore an savoir si ce prisme est centi'é, à faces centrées, à bases centrée

Théar^Mca ««r 1«* alr«a éléni«it«lre« dea réaeaax 4e |MU-«lléU|^lpéd<ia MMit ceBtr«B «■ A r«e«« ecatrëca.

Hais, avant d'examiner attentivement cette question pour cbac systèmes cristallins, il esl nécessaire de démontrer quelques théi dont nous aurons à nous servir.

I. Si l'on centre tous les paraltélipipèdesd'unréseau A,on aura le polaire en centrantles 6 faces duparaUélipipèdedu polaire de A et dissant ensuite dans le rapport de 1 : y/ï.

En effet, pour construire le réseau polaire, il faut mener des no aux plans réticulaires du réseau primitif et prendre sur chacune

' L'rtude des phénomènes d'hémitropie ne pouTant se séparer de celle de» m?iits ei-islallins, et cette dernière ne pouvant se Inire sans le secours des pbéi upiiques, nous avons reieié lune ei l'autre dans la seconde partie.

Page 1