ÂmaUi de chimie et de phytique
CHAP. m. — CLIVAGES ET PLANS DE FISSURE. 63
Ststème hexagonal. — Base p (Émeraude, Pyrosmalite, Zincite).
Prisme m (Apatite, Néphéiine, Zincite, Gree-
nockite, etc.) Isosceloèdre ^, rare et imparfait (Pyromor-
phite, etc.)
â prédominance du clivage p ou celle du clivage m dépend de la granleor du rapport —
SrsTÈME TERNAIRE. — Rhomboèdre p (Galcite, etc.)
Base a^ (Mica, Ghalcophyllite, Antimoine,etc.) Prisme d* (Ginabre).
Système quadratique. — Base p (Uranite, Apophyllite).
Prismes m ou h^ (Rutile, Wemérite, Zircon). Octaèdre a^f rare (Schéelite, Wulfenite).
Système terbinaire. — Plan j* (Stibine).
Plan A*, rare (Anhydrite.)
Base p (Topaze, Prehnite, Barytine).
Prisme m (Barytine, Gémsite).
Octaèdre K (Soufre).
Système binaire. — Plan g^ (Gypse, Stilbite, Orthose).
Plan h' (Épidote).
Base p (Orthose, Clinochlore, Épidote).
Prisme m (Amphibole, Pyroxène).
Clinodome e^ (Azurite).
Orthodome a* ou o* (rares).
H^ipyramide h i (Gypse).
Système asymétrique. — Plan g^ (Feldspath triclinique).
Base p (Feldspath triclinique).
Begréa de fRcllité da clivage dans les diverses sabstanees.
^Les clivages sont loin de se produire toujours avec la même facilité. Tantôt, comme dans le mica, le clivage est tellement facile qu'il se produit sous le plus léger effort, et que les cristaux semblent plutôt fomés par la superposition de lames parallèles au clivage que par un édiûce cristallin régulier. On peut alors, avec la lame d'un canif, détacher des lamelles d'une minceur extrême. Tantôt, au con-»
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On en conclut que celle substance appartient au système terbinaire. Le sel gemme, au contraire, qui a trois clivages rectangulaires égaux entre eux, appartient au système cubique.
Constance des clivages dans feu cristaux d*une même «ub-'
•taiB««. — En général, une même substance possède toujours les mêmes clivages, quelles que soient les circonstances qui aient présidé à sa cristallisation, et c'est un fait qui ajoute encore à Tintérêt que pri^sente Tobservation de ces plans de rupture. Ainsi Ton trouve toujours la galène possédant ses clivages cubiques ; la calcile avec ses clivages rliomboédriques, etc. Cependant les clivages n'ont pas toujours, dans toutes les variétés d'une même substance, le même degré de facilité. Certains échantillons de quartz montrent naturellement des clivages parallèles au rhomboèdre p, qui ne se produisent le plus souvent qu'artificiellement et avec une extrême difficulté. 11 peut même arriver, pour les substances qui ont plusieurs clivages, que l'ordi^e de facilité en soit différent dans les différentes variétés de cette substance, et mt^me que certains clivages qui existent dans l'une d'entre elles manquent dans les autres. Le pyroxène, qui cristallise dans le système binaire, en est un exempleremarquable. Les variétés nommées diopside^ hedenbergite^ augile, possèdent un clivage parfait, quoique interrompu, suivant les faces nt, et des clivages moins faciles suivant A* et g^. Au contraire dans la variété dite diallage^ le clivage suivant A* devient tellement facile que la matière se lève en lames minces suivant cette direction; le clivage g^ reste difficile et les clivages m paraissent presque complètement supprimés.
Plana de séparation. — La séparation causée par un choc, d'un cristal en deux parties se raccordant suivant un plan cristallin n'est pas toujours due à un clivage. C'est le cas qui se présente . lorsque, pendant l'accroissement du cristal, une poussière fine ou de fines lamelles d'une substance étrangère viennent à saupoudrer, à un certain moment, les faces cristallines. Après cet accident le cristal, continuant à s'accroître, englobe, dans son intérieur, ces matières hétéroclites; mais celles-ci n'en produisent pas moins dans la masse des plans de moindre résistance suivant lesquels le cristal tend à se séparer sous l'influence d'une action extérieure. Un semblable accident pouvant se produire plusieurs fois pendant la formation du même cristal, il peut se former ainsi des plans de rupture parallèles entre eux, mais qui ne seront point cependant de véritables directions de clivage. Ce phénomène s'observe quelquefois et d'une manière très nette dans les
CRISTALLOGRAPriE, T. IT. 5
DEUXtÈHE PARTIE. — CRISTALLOGRAPHIE PHYSIQUE, islaux de quarU. On est d'ailleurs averti dans ce cas non s< ir la présence de matières êlrangères saupoudrant les plans ivage, mais encore par cette circonstance que la partie du er. mitent deux plans de rupture ne présente aucune tendant issure parallèle. On donne aux plans de rupture, produits luse le nom de plans de «éparalion.
Il y a des cas où la distinction entre les plans de séparati lans de clivage devient assez diitictle. C'est ainsi que pour < iriètés de pyroxène (mussite, malacolile, hédenbergite) qui { 1 plaquea plus ou moins épaisses parallèles à ia base p, \ linèralogistes admettent un vrai clivage suivant cette directio. ne d'autres ne voient là que des plans de séparation.
Mea divers mode* de pr*da«U*n da cUvase. — Wîg ecoiicment. — La production de tel ou tel clivage dans u est pas tout à fait indépendante du procédé au moyen duqu tge est déterminé. Le procédé ordinairement employé est I ms certains cas, on emploie la dilatation ou la contraction ir une variation brusque de la température de cristal. Dans ux de quartz qui se brisent, par le choc, suivant une cassi loîdale, llaùy a provoqué des clivages suivant les faces d lèdre p en portant ces cristaux â une haute températur on géant ensuite brusquement dans l'eau.
On peut aussi employer d'autres procédés.
Si l'on fait pénétrer de force dans un solide un poinçon a;
rme légèrement conique, la pression développée sur les p
ou creusé par le poinçon peut provoquer, comme on le
isures dans la masse. Dans un cristal ces fissure" °""' "'•"'"
'river qu'elles soient parallèles au plan de clii
Lcmple une lame de gypse produite par le cli
au moins 1 à 2 millimètres ; en enfonçant à l'a
on, mais sans choc, et normalement à la pla<
! soit pas trop fine, on provoque le clivage g'
les à ce clivage s'écartent l'un de l'autre, et cet
^croissant à partir du trou, donne naissance ai
îwton. Le feuillet soulevé forme ainsi tout auti
irface courbe qui peut être très régulière si
lution. H. Jannettaz', qui a signalé ce phënoi